Au Pays de la Brie
Au Moyen-âge, l'installation des Templiers en Brie, dès 1193, fut facilité grâce au vicomte de Provins Henri Bristaud et de sa mère Héloise. Les biens donnés à l'Ordre
du temple furent conffirmés cette même année par la comtesse Marie de Champagne, veuve de Henri le Libéral.
( La vicomté de Provins avait été créé en 1101 par le comte de Champagne Etienne-Henri avant le départ pour la Terre Sainte. Elle était devenue par la suite propriété de la famille Bristaud de Nangis).
A cette époque, Provins troisième ville de France comptait deux commanderies : la première au Val de Provins, qui a laissé une trace de nos jours avec la "fontaine des templiers" et la deuxième située dans la ville haute nommée la "Madeleine" que l'on peut voir encore aujourd'hui rue de Jouy.
Outre de nombreux biens en ville et de nombreuses terres hors de la ville, il y avait la "maison des Bristaud" en face de l'église sainte Croix. La vicomtesse Héloise y avait fait construire une grande maison , genre hôpital pour recevoir les pélerins désireux se rendre en Terre Sainte mais aussi pour ceux qui en revenaient. C'est là que les Templiers installèrent plus tard leur première commanderie, qui fut créée par le précepteur du Fraynoy ou Frénay.
De nombreuses maisons avec jardins et vergers faisaient parties du patrimoine des templiers à Provins. Réparties un peu partout autour de la ville, on en trouve particulièrement concentrées autour de l'église sainte Croix. et de la commanderie "la Vicomté", puis en ville haute autour de la Madeleine.
Les autres biens , étaient situés dans un rayon de 5 à 10 kms : au Nord de Provins, à Savigny, Plessis-Poil-de-Chien, Saint martin des Champs, Rouilly et Fleigny, plus au sud, Poigny, Le Mont Hennepont et à l'est sourdun, Lechelle, Villegruis et Frépagny.
On peut ainsi y retrouver des près, des vignobles, moulins à grains et à eau ( moulin à eau de la porte de Changis sur les bords de la Voulzie et un autre à Fréparoy près de la Motte-Tilly) pressoirs, four à pains (dont un attentant à la Vicomté ) , forêts près de Jouy -Le-chatel et Sourdun représentaient une quarantaine d'hectares ainsi que les terres à cultiver.
Ce patrimoine immobilier fut constitué spontanément par des dons de la noblesse, les autorités religieuses et de nombreux riches bourgeois. Ils étaient effectués par charité, piété, pour l'amour de Dieu, quelquefois par reconnaissance envers l'ordre.Plus tard, l'ordre augmenta son patrimoine par l'acquisition de biens.
Très bons gestionnaires, les templiers géraient et administrés souvent directement les biens se trouvant dans la ville. Pour tout ce qui se trouvait éloigné de Provins, principalement les terres, les templiers confiaient par contrat les exploitations à des cultivateurs serfs ou vilains.
En Champagne et en Brie, les serfs et les vilains pouvaient devenir propriétaires de leurs tenures en continuant à s'acquitter des redevances auprès de l'Ordre du Temple.
Un certain nombre de jardiniers, d'ouvriers, et d'artisans étaient directement attachés à l'Ordre pour les besoins plus spécifiques.
Dans les revenus, il faut également ajouter les affaires traitées lors des marchés et des foires de Provins. ce droit avait été en partie cédé par le comte henri le Libéral. mais le Temple avait aussi acquis directement des droits sur certaines marchandises comme le cuir façonné par les corroyeurs de Provins.
Enfin l''Ordre à Provins, prêtait de l'argent ce qui représentait à l'époque un revenu considérable.
Près de Provins, on situe d'autres commanderies comme à Champfleury , commune de Montceaux -les-Provins, un peu plus au nord ouest, celle de Chauffour sur la commune de Jouy le Châtel , qui était une grange dîmière dépendant de Chevru.
La commanderie de Chevru au nord de Provins, située à 2 kms à l'ouest du village était très importante à l'époque. On peut encore y voir sa belle chapelle dédiée à Saint jean Baptiste , date du XIIIe siècle .
cette commanderie possédait de nombreux domaines tout près de Coulommiers : le temple , commune de Chailly en Brie, la ferme du Bourget, commune de saint Siméon, Villiers le Temple, commune de Saint-Mars-Vieux-Maisons).
Plus au nord, nous trouvons quatre autres commanderies : Choisy-en Brie, La ferté Gaucher, Coutran sur la commune de Saint Martin des Champs ( on peut encore voir de nos jours le logis du commandeur et sa chapelle Notre Dame)
A Montolivet, la commanderie de Viffort dépendait de la Ferté Gaucher.
Bibliographies consultées :
Les sites templiers en France
de Jean-Luc Aubarbier et Michel Binet édition Ouest France
Le temps Hors du temps de Gabriel Carmi - Arkhana Vox Editeur
revues Moyen-Age et Histoire et Images Médièvales
( La vicomté de Provins avait été créé en 1101 par le comte de Champagne Etienne-Henri avant le départ pour la Terre Sainte. Elle était devenue par la suite propriété de la famille Bristaud de Nangis).
A cette époque, Provins troisième ville de France comptait deux commanderies : la première au Val de Provins, qui a laissé une trace de nos jours avec la "fontaine des templiers" et la deuxième située dans la ville haute nommée la "Madeleine" que l'on peut voir encore aujourd'hui rue de Jouy.
Outre de nombreux biens en ville et de nombreuses terres hors de la ville, il y avait la "maison des Bristaud" en face de l'église sainte Croix. La vicomtesse Héloise y avait fait construire une grande maison , genre hôpital pour recevoir les pélerins désireux se rendre en Terre Sainte mais aussi pour ceux qui en revenaient. C'est là que les Templiers installèrent plus tard leur première commanderie, qui fut créée par le précepteur du Fraynoy ou Frénay.
De nombreuses maisons avec jardins et vergers faisaient parties du patrimoine des templiers à Provins. Réparties un peu partout autour de la ville, on en trouve particulièrement concentrées autour de l'église sainte Croix. et de la commanderie "la Vicomté", puis en ville haute autour de la Madeleine.
Les autres biens , étaient situés dans un rayon de 5 à 10 kms : au Nord de Provins, à Savigny, Plessis-Poil-de-Chien, Saint martin des Champs, Rouilly et Fleigny, plus au sud, Poigny, Le Mont Hennepont et à l'est sourdun, Lechelle, Villegruis et Frépagny.
On peut ainsi y retrouver des près, des vignobles, moulins à grains et à eau ( moulin à eau de la porte de Changis sur les bords de la Voulzie et un autre à Fréparoy près de la Motte-Tilly) pressoirs, four à pains (dont un attentant à la Vicomté ) , forêts près de Jouy -Le-chatel et Sourdun représentaient une quarantaine d'hectares ainsi que les terres à cultiver.
Ce patrimoine immobilier fut constitué spontanément par des dons de la noblesse, les autorités religieuses et de nombreux riches bourgeois. Ils étaient effectués par charité, piété, pour l'amour de Dieu, quelquefois par reconnaissance envers l'ordre.Plus tard, l'ordre augmenta son patrimoine par l'acquisition de biens.
Très bons gestionnaires, les templiers géraient et administrés souvent directement les biens se trouvant dans la ville. Pour tout ce qui se trouvait éloigné de Provins, principalement les terres, les templiers confiaient par contrat les exploitations à des cultivateurs serfs ou vilains.
En Champagne et en Brie, les serfs et les vilains pouvaient devenir propriétaires de leurs tenures en continuant à s'acquitter des redevances auprès de l'Ordre du Temple.
Un certain nombre de jardiniers, d'ouvriers, et d'artisans étaient directement attachés à l'Ordre pour les besoins plus spécifiques.
Dans les revenus, il faut également ajouter les affaires traitées lors des marchés et des foires de Provins. ce droit avait été en partie cédé par le comte henri le Libéral. mais le Temple avait aussi acquis directement des droits sur certaines marchandises comme le cuir façonné par les corroyeurs de Provins.
Enfin l''Ordre à Provins, prêtait de l'argent ce qui représentait à l'époque un revenu considérable.
Près de Provins, on situe d'autres commanderies comme à Champfleury , commune de Montceaux -les-Provins, un peu plus au nord ouest, celle de Chauffour sur la commune de Jouy le Châtel , qui était une grange dîmière dépendant de Chevru.
La commanderie de Chevru au nord de Provins, située à 2 kms à l'ouest du village était très importante à l'époque. On peut encore y voir sa belle chapelle dédiée à Saint jean Baptiste , date du XIIIe siècle .
cette commanderie possédait de nombreux domaines tout près de Coulommiers : le temple , commune de Chailly en Brie, la ferme du Bourget, commune de saint Siméon, Villiers le Temple, commune de Saint-Mars-Vieux-Maisons).
Plus au nord, nous trouvons quatre autres commanderies : Choisy-en Brie, La ferté Gaucher, Coutran sur la commune de Saint Martin des Champs ( on peut encore voir de nos jours le logis du commandeur et sa chapelle Notre Dame)
A Montolivet, la commanderie de Viffort dépendait de la Ferté Gaucher.
Bibliographies consultées :
Les sites templiers en France
de Jean-Luc Aubarbier et Michel Binet édition Ouest France
Le temps Hors du temps de Gabriel Carmi - Arkhana Vox Editeur
revues Moyen-Age et Histoire et Images Médièvales
Sam 7 nov 2009
1 commentaire
Bonjour Marie l'Historienne! Depuis le temps que tu écris l'Histoire du 77, tu devrais être intronisée Chevalière de l'Ordre des Séquomarnais Fidèles, car quelle richesses sans cesse dévoilées...
Pas facile de s'y retrouver dans le maelstrom des ancêtres qui nous ont précédés!
Anne-Laure - le 07/11/2009 à 13h31