AU COEUR DE MON ENFANCE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE
j'étais quelque peu ravie de ma rencontre avec le Petit prince. L'esprit ensoleillé du coup je ne cherchais plus à comparer ce qui avait été et ce qui n'était plus. A la limite je prenais cela comme du "modernisme du fait qu'il n'y avait plus le tailleur de vêtement, que le Crédit Agricole se trouvait maintenant à gauche et beaucoup plus grand...
Oui un hard discount prouvait bien que la vie avait bien changée.
Me voici sur la place. En face l'école publique, et légèrement sur la gauche, l'église Saint Jean-Baptiste.
cette école communale sera la deuxième école de mon fils, puisque à l'époque il avait commencé à deux ans et demi sur Paris dans une école maternelle surchargée.
Dans le tournant, il y avait un cinéma. maintenant c'est une petite clinique vétérinaire. dans cet ancien cinéma, c'était le rendez-vous du samedi soir. Ainsi salle bondée à l'époque pour voir "A nous les petites Anglaises"... Sacré film !
Voilà j'ai arrêté là cette balade mais enfin de compte contente de mesurer ma mémoire et d'en avoir fait un jeu qui a remué bien des souvenirs heureux de ma part.
Cela faisait bien quatre ans que je n'étais pas retournée à Gretz-Armainvilliers. Que de changement dans cette petite ville. En venant de la gare, je suis passée devant le passage à niveau pour arriver au coeur de la ville. Un rond point très fleuri avec toujours sur la droite le restaurant mythique "Le Marguerit." Lui heureusement continue bravement à exister alors que plus loin le "Tournebride" n'existe plus. Hélas !
Quand je suis arrivée tout à fait par hasard vivre à Gretz-Armainvilliers c'était en 1974 avec mon mari et mon fils âgé de trois ans. Un logement de fonction par le Ministère de l'Agriculture et je me trouvais transportée radicalement à la campagne, moi qui venait de Montmartre !
Au début, j'ai pesté par une vie au ralenti. Puis petit à petit je me suis organisée et j'ai changé ma façon de vivre tout en continuant à travailler au début à Paris. Mon fils était inscrit à l'école maternelle et automatiquement j'ai fait des rencontres intéressantes avec des parents qui étaient parachutés dans ce village pour des raisons professionnelles ou avaient choisi délibéremment de quitter Paris pour une autre qualité de vie à la campagne.
Petit à petit, les voyages Gretz-Paris commençaient à m'user. L''Eole n'existait pas encore et il fallait presque une heure pour rejoindre la capitale. Quand on a habité Paris, les transports aussi longs sont déroutants surtout pour aller travailler. Pertit à petit, j'ai commencé à aimer Gretz et j'ai quitté mon travail sur Paris. Totalement intégrée, j'ai goûté avec bonheur cette nouvelle vie. Pour mon fils, plus de cantine le midi, plus de nounou..et à nous les balades à vélo !
A cette époque, rue de Paris, j'avais mes commerçants attitrés : pour acheter ma laine, ma coiffeuse, et radar le magasin incontournable.Aujoourd'hui, c'est un hard discount qui remplace Radar, le "fil en aiguille" pour la couture et le tricot est en vente, les banques absorbent de plus en plus les petits magasins...
En face, la mairie avec son légendaire coq est toujours en place. La poste a rogné sur le jardin de la mairie mais c'est toujours aussi fleuri.
coquelicots et pieds de vigne
le Petit Prince veille sur le jardin fleuri
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Quand on a connu Gilbert Pillet, ancien maire de Gretz-Armainvilliers, rien n'étonne ici dans le jardin de la mairie. Un jardin à son initiative...
avec un tapis d'étoiles
et la dernière étoile de Gilbert Pillet avant de rejoindre lui aussi un autre monde
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C'était l'hiver sur la plaine et sur la forêt.
La neige glacée couvrait partout le sol.
Depuis trois semaines pourtant elle ne tombait plus,
mais le gel qui l'avait cristallisée en paillettes luisantes
d'une finesse merveilleuse l'avait rendue plus subtile encore
et plus traîtresse.
Pas un abri n'échappait à son assaut
Louis Pergaud - L'hiver
Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la
ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan
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