AU COEUR DE MON ENFANCE
Un village, c'est une histoire qui se raconte

Provins (Photo de Marie de Mazan)
Un village, c'est une histoire qui se raconte

Provins (Photo de Marie de Mazan)
Michel Polnareff est né le 3 juillet 1944 à Nérac.
A 7 ans, il fréquente pendant une année le collège des oratoriens de Juilly. Sa voix dans la chorale se prête mal car trop aïgue pour le registre que l'on lui demande d'interprêter. Un peu déchâiné, il aime se retrouver dans la chapelle pour attaquer sur l'orgue du rock'n'roll.
De 1986 à 1989, on retrouve Michel Polnareff dans la région briarde. D'abord dans une petite maison au fond d'un parc du "Manoir". Puis fermeture du manoir. Mais dans le village voisin, à Fontenay Trésigny, il trouve à se loger dans une chambre au dessus d'un bar. Il y restera pendant deux ans et c'est là qu'il composera son célèbre "Good Bye Marilou".
Si vous voulez en savoir plus sur la biographie de Michel Polnareff :
Polnareff mania,
la biographie hommage d’un fan à une icône
de Christophe Lauga
éditions Scali.
http://showmustgoon.blogg.org/offset-250.html joli site sur Michel Polnareff
C'est avec grand plaisir que je viens d'apprendre que le cercle historique Fontenaisien va se lancer et créer un blog historique consacré à la ville de Fontenay Trésigny. Nous ne manquerons pas de signaler le lien dès qu'il sera connu car le travail réalisé par ce groupe est remarquable.
Une proposition a été faite à l'historienne du cercle historique Fontenaisien de mettre à disposition pour agrémenter leur blog les nombreuses photos que nous avons pu prendre lors de notre passage à Fontenay car cette dame trouvait que le reportage était très joliment fait. Donc projet à suivre....
Construite aux XV et XVIe siècle, sur l'emplacement d'un ancien prieuré du XIIIe siècle , l'église saint Martin se distingue admirablement des autres églises de la Brie par la transition de l'art roman et gothique.
Son clocher en grès à quatre pans abrite également trois cloches dont notamment la lanterne des morts. Lorsqu'un décès
survenait., les habitants de ce fait étaient prévenus tout de suite. Le château se trouvant face à la chapelle, permettait ainsi au châtelain d'en être informé.
Si nous rentrons dans l'église, nous pouvons y admirer une très belle charpente en bois de chêne mais il est aussi intéressant de s'arrêter un instant devant les fonds
baptismaux en pierre ,dessinés par Primatice qui datent de 1521. A voir également le fin travail de l'artiste Jean Philiper qui a éxécuté en 1623
une chaire en bois.
De nombreux témoignages ici et là, jattirent notre attention, comme ces jolies grilles du XVIIIe siècle.
De son passé exceptionnel, puisque terre de rois au fil de l'histoire, l'église saint Matin se verra dotée d'un tableau peint en
1844 par Isidore du Pavillon représentant le "baptème du Christ" suite à une commande royale.
Une grande reine se penchera aussi avec beinveillance sur cette petite église de campagne qui laissera son sigle sur des fragments de vitraux : CMR (probablement Catherine de Médicis quand elle fut reine ou régente, puisqu'elle a vécu plusieurs années au château de Fontenay.
Enfin pour terminer ce joli parcours , notons au passage qu'autrefois il y avait dans la cripte les tombeaux des
seigneurs de Fontenay représentés par la famille de Bre teuil et marquis de Trésigny. Hélas, comme dans beaucoup d'endroits, la Révolution passant par là, va malmener les tombeaux
pour récupérer le plomb sur les cercueil et envoyé au district de Rozay pour fabriquer des boulets de canons.
Dossier Ville ouverte sur Fontenay Trésigny
a été réécrit le 28 décembre 2008 par Marie de Mazan
L'une des filles de du duc d'Ayen, Mme de Montagu hérite en 1808 du château qui est attribué par un partage à l'amiable. Femme exquise et possédant un goût très sûr , elle fait réparer cette belle demeure et en fait sa résidence principale. Elle y installe sa famille et fait construire une école de filles dans l'enceinte de la propriété et veille elle-même à l'éducation des jeunes filles qui fréquentent régulièrent son établissement.
Et le château en 1837 trouve un nouvel acquéreur en la personne du marquis de Goutaut-Biron, qui dèéde vers 1851.
Vient en locataire vers 1881, l'ex-reine Isabelle d'Espagne.
Encore une nouvelle vente pour le domaine de Fontenay en août 1883 qui est racheté par Mr Menget, fabricant de chaussures pour l'armée.
En 1926, c'est un marchand de bois, Mr Daubeck qui reprend la propiriété et s'empresse d'abattre de magnifiques arbres centenaires du parc...
Puis en 1936, c'est Mr. Lucien Tasse, expert-comptable qui rachète le domaine.
Les temps semblent beaucoup plus calme aujourd'hui pour ce magnifique château qui majestueusement a engrangé son histoire et qui d'un regard vous invite à l'écouter....
Jean de Nogaret futur duc d'Epernon reçoit Charles IX et Catherine de Médicis en 1570.
Charles IX invite les chefs protestants au château de Fontenay en 1571.
Le château de Fontenay va être le théâtre de nombreux événements qui sera prétexte à recevoir d'illustres personnages comme Henri III qui laissera le souvenir de magnifiques fêtes à l'occasion de son mariage ou encore la visite impromptue du cardinal de Richelieu passant dans le coin...
François le Tonnelier de Breteuil intendant des finances de venu marquis de Fontenay par Louis XIV en 1699 est le nouveau châtelain de Fontenay . A la fin de sa vie il sera enterré dans l'église du village.
Encore un nouveau propriétaire vers 1754 : le duc d'Ayen fils aîné du maréchal de Noailles.
Le général de Lafayette époux de l'une des filles de la duchesse de Noailles réside ponctuellement à Fontenay le temps que s'achèvent les réparations de son château bien endommagé à Courpalay
Victime du Tribunal Révolutionnaire, le duc d'Ayen, perd dans la même journée soit le 22 juillet 1794, sa mère, sa femme et sa fille aînée. Dans le même temps, ses terres seront mises sous sequestres.
Le château va subir malheureusement de nombreuses transformations à la fin du XVIIIe siècle , comme l'anéantissement du pont levis et des tourelles mais aussi la destruction de la jolie chapelle gothique et dans l'élan également les prisons .
texte remanié le 3 janvier 2009
A l'origine, c'était un château-fort. occupé par Louis VI le Gros. mais mal entretenu et en état d'abandon devient une ruine. Il sera repris par le seigneur de Tournan, Anceau de Garlande en 1257 avec les terres avoisinantes.
En 1359, Charles V offre le château à son secrétaire Jean le Mercier.
Le frère de Charles V, Philippe le Hardi , duc de Bourgogne en prend possession en 1367.
Une autorisation est délivrée à Jean le Mercier par le roi pour remplacer l'actuel château en forteresse. Il faudra attendre 1391 pour voir la fin des travaux. La batisse est de forme carrée avec une cour intérieure et une tour à chaqque angle. Autour , le château féodal est protégé par un fossé rempli d'eau et deux ponts -levis, l'un face à l'église, et l'autre au sud.
Puis c'est le roi d'Angleterre qui en prend possession en 1423.
Nous voilà arrivé au XVIème siècle. Les terres reviennent à François 1er.
Guillaume Prud'homme, trésorier de France, devient acquéreur à son tour et s'emploie à sa reconstruction . Le château devient un château de plaisance. Les appartements sont confortables , décorés de tapisseries et de peintures. Le rez-de-chaussé et la salle des gardes sont recouverts de grands carreaux de terre émaillée..
François 1er viendra séjourner à Fontenay en 1538, 1544 et 1546.
Lors d'une promenade au musée de Cluny à Paris, vous pourrez admirer un spécimen du dallage de la salle des gardes de cette époque. (à suivre)
Guillaume Prud'homme, trésorier de France entreprend de reconstruire le château en 1538. Il a la grande charge d'entretenir une clôture en pierre qui protège une source sur la place de l'église. Cette eau de source que l'on appelle "source Morin" se situe sur les terres des seigneurs de Marles.
Voici, un courrier daté de 1702, de M François le Tonnelier de Breteuil :
" sur cette place qui m'appartient , j'ai fait édifier une fontaine publique et perpétuelle à trois jets en laquelle des eaux viennent par conduits et tuyaux de grès et de plomb, de la fontaine appelée Morin, sise dans le fief de la Poterie réunie à Fontenay et qui m'appartient".
Il y avait une auge sur cette fontaine ; une permission spéciale avait été faite aux deux aux fermes voisines pour permettre que le bétail puisse venir s'abreuver. Une barrière aménagée de huit bornes, maintenait des barres de fer. Mais la forme de la cuvette autour retenait t le gel en hiver. Outre des inconvénients certains, cela occasionné aussi des accidents en tout genre même chez les animaux.
Monsieur de Montagu, fait exécuter en 1820, un système pour l'écoulement des eaux jusqu'à la rivière.
L'auge de la fontaine sera détruit.en 1894. et sera remplacée par un abreuvoir rue de Laval
Au cours
des siècles l'eau de la source Morin va ainsi pratiquement alimenter d'une part le château et la fontaine de l'église mais continuera à exercer son
rôle même après les aménagements nécessaires au début du XXème siècle avec le lavoir du trou Babet et les bains -douches
article remanié le 3 janvier 2009
Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la
ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan
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