AU COEUR DE MON ENFANCE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE
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Bonjour à tous,
Maintenant vous pouvez trouver Maud sur tous le Media mais pour ceux qui l’ont suivie lors de cette aventure juste un petit message. Par delà tous ce tapage médiatique, par delà tous les rêves, les merveilles, les émotions, les peurs que cette aventure vous a apportés, je vous conseille d’écouter sa Conférence de presse à l’arrivée à terre.
http://www.downloadmediasystem.com/maud_fontenoy/file.cfm?NumFichier=1916&usr=0
Tout cela s’y trouve dans ces 43 minutes mais en plus une merveilleuse leçon de vie et d’espoir qui vous met dans le même état que ses « Petits Aventuriers » : les yeux pleins d’étoiles. Mais eux n’ont eu besoin que de quelques phrases, d’une image évoquée et d’un sourire pour y arriver.
Et pour nous les plus vieux, qui laissons le monde dans un salle état, nous pouvons nous éclipser avec un certain optimisme pour l’avenir si le « Grand Univers » nous laisse dénombrer avant parmi les plus jeunes quelques « justes » comme Maud !!!

Elle a triomphé: Maud Fontenoy a bouclé mercredi à La Réunion, après cinq mois de mer, trois océans, trois caps et un démâtage, sa circumnavigation à contre-courant des vents dominants, la plus difficile.
L'Histoire de la marine à voile retiendra qu'elle a mis, à bord de son voilier de 26 mètres, "L'Oréal Paris", 151 jours pour retrouver, en naviguant d'est en ouest autour de l'hémisphère sud, en solitaire et sans assistance, l'île de La Réunion qu'elle avait quittée le 15 octobre.
Mais Maud Fontenoy avait prévenu au départ: "je ne navigue pas au chrono. Je ne suis ni en course, ni en compétition. Mon aventure est à trois dimensions, humaine, écologique et pédagogique".
Car, avant l'exploit personnel, la jeune femme de 29 ans qui a déjà traversé l'Atlantique et le Pacifique à la rame en 2003 et 2005, a toujours mis en avant les valeurs qu'elle entend faire partager au travers de ses aventures de coureuse d'océans: le dépassement de soi, le courage, l'obstination, la volonté et la préservation de la nature.
"Ce que je fais est un message aux enfants, aux adolescents en difficulté, aux femmes, à tous ceux qui se battent pour s'en sortir. On peut y arriver, y compris en naviguant dans la vie à contre-courant", assure-t-elle.
"Génial, ça y est, je l'ai fait, j'ai le coeur qui cogne comme une grosse caisse". Sa voix exprimait la jubilation lorsqu'elle a franchi la ligne mercredi devant la pointe septentrionale de l'ancienne île Bourbon.
Elle revenait de loin...
Les ennuis avaient commencé dès son départ. Maud n'est pas une navigatrice professionnelle et la mer ne lui a pas fait de cadeaux dès le passage du cap de Bonne Espérance. Au cours de périlleuses manoeuvres, elle se casse un orteil et le pouce de la main gauche. Peur, souffrance, doute sont au rendez-vous.
Elle attaque la grande traversée de l'Atlantique sud. C'est l'immense solitude, pas de routes maritimes, aucune possibilité de lui porter secours en cas de pépin. Et les dépressions de plus en plus fortes qui s'enchaînent devant son étrave, la température qui descend vertigineusement alors qu'elle met le cap sur les 40e rugissants et les 50e hurlants.

Maud, sur son journal de bord, ne laisse rien ignorer de la peur qui la tenaille à l'approche du mythique cap Horn, peu avant Noël.
"Des rafales de 70 noeuds (140 km/h), des creux de 12 mètres, un plafond très bas et menaçant. Je n'ai jamais eu si peur de ma vie pendant autant de jours d'affilée", raconte-t-elle.
Et elle espère que le Pacifique méritera son nom et sera plus accueillant. Mais en vain. L'immense océan est lui aussi fâché et ne lui épargne aucun désagrément. Il faut sans cesse slalomer entre les violentes dépressions, être encore et toujours à la manoeuvre.
Lorsque "L'Oréal Paris" double le cap Leeuwin, au sud-ouest de l'Australie au début du mois de février, Maud Fontenoy retrouve le sourire. "C'est la dernière et grande ligne droite à travers l'océan Indien, jusqu'à La Réunion. J'arrive," dit-elle au téléphone.
Non, elle n'arrive pas. Le 10 février, le ciel, ou plutôt le mât lui tombe sur la tête. La colonne de carbone, haute de 27 mètres qui a tant souffert sous les assauts du vent depuis quatre mois, se fracasse en travers du bateau. Un désastre.
Maud est effondrée... mais seulement l'espace de quelques heures. Le lendemain de la sévère avarie, elle déclare fièrement: "non, je ne baisse pas les bras". En quelques jours, elle parvient à monter un gréement de fortune et la voici repartie, cette fois en jouant au chat et à la souris avec les cyclones.
"Je me suis contentée de suivre le conseil d'Antoine de Saint-Exupéry, +fait de ta vie un rêve et de ce rêve une réalité+", assure-t-elle.
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Après 150 jours de mer, Maud Fontenoy devrait couper
la ligne d'arrivée de son Défi A Contre Courant demain
vers 16 heures, heure de la Réunion, 13 heures, heure
de Paris, midi en temps universel.
A la veille de ce grand jour la navigatrice
se dit impatiente alors qu'une première visite
celle de la Boudeuse
annonce la terre ferme...
Je fais mon maximum pour faire avancer mon joli bateau. Je devrais voir les côtes demain matin et passer une ligne imaginaire dans l'après-midi pour faire la fête et embrasser ma famille jeudi matin.'' Résumé des 36 prochaines heures par Maud Fontenoy, alors que s'annonce l'arrivée du Défi A Contre Courant. Ce sera vraisemblablement ce mercredi, vers 16 heures, heure de la Réunion, 13 heures, heure de Paris, midi en temps universel. Reste qu'en mer les caprices de la météo sont mâitres des avancées des skippers... ce mardi après-midi pour une première rencontre tant attendue. Son père, Marc Fontenoy, se trouve en effet à bord du bâtiment militaire de 55 mètres qui avait pris la mer quelques heures auparavant depuis Saint-Denis en direction du monocoque. Il va désormais escorter L'Oréal Paris car Maud qui se définit elle-même comme ''un danger public'', faute d'éclairage sur son bateau, entre dans une région où le trafic n'a rien à voir avec le coeur de l'Océan indien. Au menu, cargos et porte-conteneurs que la Boudeuse sera chargée de surveiller. Alors qu'elle a désormais moins de 100 milles à parcourir, Maud va profiter de cette protection de taille pour savourer sa dernière nuit en mer. ''Je vais essayer de reprendre des forces avant le grand saut dans la foule. Je n'ai pas vraiment de quoi me faire un grand repas. Mais il me reste un petit paquet de fraises tagada et je vais me faire plaisir. Ca fait drôle que ça s'arrête. Quant on a vécu si longtemps dans un bateau avec nos petites habitudes, se dire que ça va se terminer comme ça du jour au lendemain ça paraît incompréhensible. La mer, mon bateau, vont me manquer.'' Après le passage de la ligne, Maud restera en mer toute la nuit de mercredi avant de toucher terre le jeudi matin. Des milliers de Réunionnais sont attendus sur place. Le ponton, vide pour pouvoir acceuillir L'Oréal Paris, a été sécurisé pour permettre aux dizaines d'enfants venus fêter la navigatrice d'y prendre place. Quant à Maud, son grand rêve est désormais de boire de l'eau minérale dans un verre propre et sans résidus de sel, un luxe non négligeable après 5 mois de mer.
Mais dans l'immédiat, les côtes sont encore hors de portée visuelle. ''J'ai beaucoup de mal à y croire'', dit Maud. ''Je vais voir une silhouette de terre dessinée au fusain, ça va être une image superbe. Pour l'instant je suis toujours au milieu de mon immensité désertique.'' Demain, une autre réalité commencera pour la jeune femme avec une forêt d'embarcations venue la saluer au large, des milliers de Réunionnais prêts à fêter son exploit, la terre ferme plutôt que la mer. L'occasion pour Maud de déboucher enfin le rhum arrangé et le champagne emportés au départ et qui sont toujours à bord.
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La navigatrice Maud Fontenoy, sur son voilier "L'Oréal Paris", devrait arriver en vue des côtes de La Réunion dans une vingtaine de jours, si elle parvient rapidement à toucher les alizés du sud-est.
"Je passe d'un extrême à l'autre, a-t-elle déclaré vendredi à l'AFP. J'ai échappé au cyclone Humba, mais maintenant, c'est de nouveau le calme agité dans les creux et les bosses. J'attends que Eole veuille bien revenir me visiter pour en terminer avec cette dernière ligne droite vers La Réunion".
La jeune femme se trouve encore à quelque 3.000 km de la ligne d'arrivée de sa circumnavigation de l'hémisphère sud, à contre-courant des vents dominants.
Un pas en avant, deux pas en arrière... Maud Fontenoy danse le tango en plein océan Indien, sur son voilier qu'une houle sans un souffle de vent fait rouler et tanguer, mais difficilement avancer.
"Mes réserves d'eau s'épuisent. Je ne consomme que le strict nécessaire. J'ai pu récupérer un peu d'eau de pluie ces derniers jours, mais je vais être limite, limite", confie-t-elle.
Maud Fontenoy navigue sous gréement de fortune (deux petites voiles de 30 m2 montées sur la bôme) après avoir démâté le 10 février dernier à l'ouest de l'Australie.
Elle avait quitté La Réunion le 15 octobre dernier pour ce périple à vocation "humaine, écologique et pédagogique

Maud Fontenoy est parvenue à échapper au cyclone "Humba", qui évolue en travers de sa route vers La Réunion, au milieu de l'océan Indien, a-t-elle indiqué lundi à l'AFP.
"Je l'ai contourné par le nord. J'ai ainsi du rallonger ma route, mais je ne pouvais pas prendre le risque d'affronter des vents de 150 km/h avec mon gréement de fortune", a déclaré la navigatrice, jointe par téléphone satellite.
Son voilier "L'Oréal Paris" qui avait démâté le 10 février dernier, pique maintenant plein ouest sur l'île de La Réunion, distante encore de quelque 3.500 km.
"J'ai récupéré des vents de 35 nds (70 km/h) et j'avance à environ 5 nds (10 km/h). Je surveille ma réserve d'eau qui baisse dangereusement. C'est mon principal souci aujourd'hui. Si je traîne encore, je devrai compter sur l'eau de pluie".
Mais Maud qui ne devrait pas arriver à La Réunion -point de départ le 15 octobre 2006 de sa circumnavigation à contre-courant des vents dominants- avant la fin du mois de Mars, n'est pas à l'abri d'autres mauvaises rencontres cycloniques.
"Cette année, l'activité dépressionnaire tropicale est particulièrement intense sur l'océan Indien, précise-t-elle. J'ai beaucoup pensé à mes amis de la Réunion qui ont souffert cette nuit du passage de +Gamède+. Je croise les doigts pour la fin de mon périple. Mais j'ai le sentiment d'aborder enfin la dernière ligne droite", a-t-elle conclu.
Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la
ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan
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