AU COEUR DE MON ENFANCE

charles5.jpg jeanbona.jpg4-picture6fragment-copie-1.gif che-17-fleureau-b21camee17philippe6devalois.jpg

blcarte_cassini.jpg charles_iv_le_bel.jpg  Charles IV le bel

 

UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

Les Chroniques de Thibaud IV de Champagne et de Br

Thibaud le Chansonnier

Conférence par Marie de Mazan

Conservatoire de la poésie classique français
mardi 29 mai  15-30

Café Littéraire -  Le François Coppé

métro : Duroc

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Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /Mai /2007 23:24
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Le grand spectacle sur le Mont Aimé en Champagne a attiré une foule énorme fait avec un grand renfort de publicité par l'Eglise.C'est à se demander si tout le Nord de la france n'était pas au rendez-vous pour se régaler  au profit  des supplicés sur la place publique, spectacle si prisé au Moyen-Age, qui garantissait une émotion forte.

Un personnage était à l'origine  de cet affreux drame du 13 mai 1239: Robert le Bougre.. Son rôle était de traquer dans tout le royaume  l'hérésie.

Qui était Robert le Bougre ?

Robert Le Petit surnommé "Robert le Bougre" est d'origine Bulgare et s'est converti au catharisme. Son surnom "le bougre" veut dire Bulgare, car on associait le catharisme et le bogomilisme Bulgare.

 Puis il  se converti à la foi catholique et devient dominicain puis inquisiteur en 1233 en Bourgogne.  Son zèle est sans limite et il se fait remarquer à la Charité sur Loire par un bûcher de 50 hérétiques.

Les archevêques  de Reims et de Sens sont choqués, considérant que l'on a porté attreinte à leurs droits. Robert le Bougre est suspendu en 1234  par Grégoire IX  pour sa  violence et sa cruauté.

 Puis revenu dans les bonnes  grâces du pape, il reprend  en 1235 de plus belle l'activité d'Inquisiteur, mais cette fois avec le titre  d'inquisiteur général du royaume de France.

La chasse à l'hérésie  le conduit de 1236 à 1239  à :

Châlons en Champagne

Cambrai

Péronne

Douai  et Lille

Robert le Bougre   fait brûler vif une cinquantaine d'hérétiques.

Dès 1239, il revient en Champagne et profite de la foire de Provins, pour faire une grande rafle et  fait arrêter plus de 600 personnes soupçonnées d'être des hérétiques.

 C'est lui qui est à l'origine du procès et du bûcher du Mont Aimé en 1239 en Champagne.

 L'insoutenable vision du bûcher provoca une telle secousse dans le royaume  que Robert Le Bougre fut suspendu de ses fonctions et condamné à la prison à vie.

j'insiste ici pour noter que l'on peut trouver des similitudes avec Montségur qui cinq années plus tard subira une guerre farouche pour finalement capituler et mettre fin au catharisme.  Mais ici, en Champagne,  le bûcher du Mont Aimé a été scrupuleusement et férocement préparé dans une période de paix...

Marie de Mazan

  Le Mont Aimé en Champagne ... 

                                            

 Montségur...

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Dimanche 10 septembre 2006 7 10 /09 /Sep /2006 18:28
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Thibaud IV est un chrétien comme cela devait être à son époque fait de fanatisme et de superstitions. D'un naturel peu soumis à la volonté du pape, il apparaît tantôt docile, tantôt rebelle. Entre l'humain et le chrétien, c'est un homme  plus que partagé.

 

Trois mois avant son embarquement pour la Terre Sainte, le chroniqueur Aubri des Trois - Fontaines atteste que Thibaud IV laisse faire l'inquisiteur pour les bûchers du Mont Aimé en Champagne..

Les chroniques de France jugèrent l'attitude du comte de Champagne avec une grande dureté.En effet, le 12 mai 1239, 183 hérétiques hommes et femmes périrent sur le bûcher.

 

 

On brûle, " en un très grand holocauste agréable à Dieu " ., des manichéens, de bougres et des cathares. D'après la chronique il y avait pas moins de 70 000   spectateurs comprenant   l'élite du clergé et la noblesse de la province à regarder la justice de Dieu  se faire, celle qui   "consiste à réprimer sans pitié, de manière inquisitoriale, toute hérésie".

Comment Thibaud lui qui a préché avec une farouche énergie la tolérance et qui a écrit dans ses chants "les papelards qui laissent sermon pour guerroyer et tuer des gens"... n'a t-il pas entendu ces cris de désespérances et de douleurs des suppliciés ?

Le mont Aimé se trouve à 240 mètres d'altitude . Là sur ce plateau se trouve un puissant château fort  que la mère de Thibaud, Blanche de Navarre avait fait édifier en 1210. D'ailleurs, c'est la même  année que l'on a construit la nouvelle cathédrale de Reims, l'ancienne ayant été incendiée. Ce château, imposant , ressemblait parait-il d'après les recherches archéologiques et le dessin  fait vers 1590 de Claude de Chastillon à celui des Coucy.  Il y avait une tour de 52 mètres de haut  comprenant  6 étages.

C'est sur cette place de ce château que le procès des hérétiques s'est déroulé.

 Nous sommes sous le règne de Louis IX et le pontificat de Grégoire IX. L'Eglise  entreprend une lutte sans merci contre toutes les formes d'hérésies qui se répandent un peu partout. mais la plus dangereuse à éradiquer en urgence  pour elle est l'hérésie manichéenne ou cathare. qui menace la foi et l'unité chrétienne".

C'est en Champagne que l'Inquisition fut la plus spectaculaire

 C'est grâce à Aubri de trois- Fontaines , un moine de l'abbaye cistercienne de Trois-Fontaines du diocèse de Châlons sur Marne qui a laissé une "Chronique Universelle" écrite entre 1227 et 1241. que nous connaissons cete page d'histoire.

" Cette année-là, écrit-il, la semaine qui précédait la Pentecôte, le vendredi eut lieu un très grand holocauste. Pour apaiser le Seigneur, on brûla des "Bulgares". En effet, 183 "bougres" furent brûlés. " En raison de l'origine bulgare de l'hérésie, les hérétiques français étaient souvent appelés "bulgares" ou "bougres"

ou encore :

 " Quant à ce que croient et affirment ces hérétiques qui tirent leur origine de Manès, quant aux pratiques auxquelles ils se livrent en secret, il n'est pas nécessaire de le publier au grand jour tant elles sont nauséabondes et horribles, et au milieu des autres elles ont une telle mauvaise odeur que les gens sages les découvrent même à leur puanteur

Aubri de Trois-Fontaines donne également la liste des"autoritésprésentes":: le roi de Navarre (Thibaud IV de Champagne) , les barons de Champagne, seize évêques ( Reims, Soissons, Tournai, CambraiArras, Thérouanne, Noyon, Laon, Senlis, Beauvais, Châlons sur Marne, Orléans, Troyes, Meaux, Verdun et Langres.Ajoutons "une foule" d'autres prélats, des églises, des abbés, des prieurs et de "doyens". "Toutefois, précise Aubri, tous n'assistèrent pas au supplice. Mais au cours de la semaine, alors que se poursuivaient les interrogatoires, les uns arrivaient, les autres repartaient ".

Seul l'archevêque  de Sens était absent. Lui qui avait toujours prêché la tolérance  et l'indulgence auprès de Grégoire IX avait-il marqué sa désaprobation en sachant ce qui allait se passer ?

CE FUT UN DES PLUS GRANDS PROCES

 500 à 600 acusés réunis au Mont aimé en 1239.

Le procès devait se dérouler au château. Lieu soigneusement choisi car le château était assez vaste pour recevoir et loger tous les évêques et les prélats mais aussi le comte de Champagne et sa suite.Une importante garnison surveillait les prisonniers  et une partie des sous-sols pouvait se tranformer en prison. 

" Toutefois, précise Aubri, tous n'assistèrent pas au supplice. Mais au cours de la semaine, alors que se poursuivaient les interrogatoires, les uns arrivaient, les autres repartaient ". 

Pieds nus et  les mains  liés,

 les hérétiques comparaisaient  devant un tribunal d'évêques. Rapidement ils étaient sélectionnés : ceux qui se rétractaient ou reniaient leur foi,  étaient mis de côtés . Les autres qui persistaient malgré les menaces et les tortures, étaient mis dans un coin, condamnés à mort.(à suivre)

Marie de Mazan

 

 

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Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /Sep /2006 16:04
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Louis VIII, succède à son père, Philippe Auguste.

Thibaud IV accompagne le nouveau roi dans l'expédition de 1224 pour obtenir le Poitou. Il participe à la prise de Niort, de saint Jean d'Angély et de la Rochelle. Avec les grands seigneurs, il jure la charte royale  accordée aux habitants de la ville. deux ans plus tard, Thibaud IV  avec l'armée royale assiège Avignon au côté du roi  de France Louis VIII.

 

Pourquoi cette expédition ?

Raymond VII devient officiellement comte de Toulouse le 21 septembre 1222 Amaury, le fils de Simon de Montfort  a hérite de toutes les conquêtes de son père et tente de poursuivre son oeuvre. Il a le soutien de Louis, fils de Philippe Auguste qui l'assiste lors du siège de Marmande.

 Une fois la ville prise, Louis et Amaury se dirigent sur Toulouse en juin 1219. Mais la cité résiste une fois de plus et Louis se retire le 1er Août . Cette chevauchée qui est un échec pour Amaury de Montfort va  assombrir la fin du règne de Philippe Auguste.

Dès le début de la succession par contre,  Louis VIII dit "le Lion" va veiller au maintien des possessions du jeune comte de Montfort.

Mais Raymond VII continue à le harceler en assiégeant ses troupes à Pennes d'Agenais et à Verdun au printemps 1223. Une trêve va pourtant être conclue  en juin. Bien que Raymond VII s'engage auprès de son   adversaire  à épouser sa soeur,  les projets de paix  ne tiennent pas. Amaury a de plus en plus de ma à faire face à la situation. Il resiste cependant  au siège mené par le comte de Toulouse et le comte de Foix  devant Carcassonne, mais le 14 janvier 1224, un acord de paix est signé avec Raymond VII. Ce dernier âgé de seize ans reprend possession de la cité.  Amaury quitte le Languedoc et abandonne tous ses droits sur le Midi.

Le comte de Toulouse entame cette fois-ci une campagne politique e t envoie ses ambassadeurs pour obtenir l'absolution auprès du pape Honorius III. Le pape très inquiet de la situation en terre Sainte, suspend alors la croisade en Languedoc et cherche à établir une paix honorable. Le concile de Montpellier  en été 1224 voit la réconciliation entre le comte de Toulouse et l'Eglise. Il rend les comtés de Mauguio et divers biens aux prélats méridionaux. Le comte de Toulouse va jusqu'à promettre de chasser les hérétiques et de maintenir la paix.

 

 Le pape n' a pas envie de se presser   pour assurer le Toulousain au roi de France et va attendre jusqu'en 1225 pour le soutenir.

 Les négociations vont effectivement commencer à cette date. Honorius III  va envoyer le légat du pape le cardinal de saint Ange qui a pour  mission d'obtenir  d'une part une trêve entre Louis VIII et Henri III et surtout d'en finir avec la province deNarbonne,"l'hérétique".

Romano Frangipani va réunir un concile à Bourges le 30 novembre 1225. Mais Louis VIII en sera absent.

 Raymond VII comte de Toulouse, lui est présent. IL fait amende honorable, promet d'éradiquer l'hérésie et s'engage à devenir l'homme lige du roi de France. mais Amaury et le comte de Toulouse se disputent l'héritage du comté de Toulouse. L'assemblée  n' a pu trancher.

Dès  le départ du comte de Toulouse, le légat  annonce quelque mois plus tard  qu'il ne peut l'absoudre, ne présentant pas aux yeux de l'église assez de garanties d'orthodoxie.Dans une assemblée générale à Paris, le 28 janvier 1226, Romain Frangipani excommunie le comte de Toulouse et confie ses terres au roi de France. Amaury de Montfort, comme prévu céda ses droits à Louis VIII.

1224 : Amauri de Montfort cède le comté de Toulouse au roi. Cote A.N. : AE/II/220

Le pape et le roi se rapprochent et  se trouvent des accords communs.

Le roi de France  prend la croix le 30 janvier 1226 et se prépare au départ pour le Midi.

Les croisés sont convoqués le 17 mai 1226 à Bourges. Le roi quitte Paris le 11 mai pour rejoindre les croisés. Autour de lui  Philippe Hurepel, Imbert de Beaujeu, le comte de saint Pol, Archambaud de Bourbon, Gautier d'Avesnes, comte de Blois, Bouchard de Marly, Enguerrand de Coucy et ses deux frères, Robert de Courtenay, Savary de Mauléon, le comte de Châlon sur Marne et le comte d'Auxerre. Jean de Nesles et Amaury de Montfort s'ajoutent à la liste et deux personnages arrivent... deux grands avec quelque retard et sans  empressement  le 16 ou 17 juin  à Avignon : Thibaud IV de Champagne et Pierre Maucler, comte de Bretagne.

L'annonce de l'expédition royale provoque un grand affolement  et entraîne la soumission aux autorités ecclésiastiques de la part des seigneurs dans de nombreuses villes du Midi. Raymond VII a de plus en plus de mal à résister.

La ville d'Avignon a décidé de résister et s'oppose au passage du roi. Louis VIII obtient l'aide du comte de Provence, Raymond Béranger V (1209-1245). Les villes du Languedoc se rendent. Avignon cède. Le roi de France prend possession du Midi mais évite soigneusement Toulouse.

Après les 40 jours qu'imposent la coutume féodale, Thibaud se présente devant Louis VIII et demande à se retirer. Le roi refuse. Thibaud insiste en démontrant que ses obligations sont remplies et qu'il ne doit rien de plus. Colère du roi qui menace de "porter l'incendie", une fois le siege terminé dans le comté de son vassal.

Thibaud s'échappe aux alentours de minuit avec ses chevaliers, s'attirant les sarcasmes et le mépris de ses pairs. C'est probablement là, l'origine des calomnies qui  vont le poursuivre pendant longtemps.

Des rumeurs  commencent à circuler propagées par ses ennemis. Ne dit-on pas que Thibaud avant son départ d'Avignon s'était rendu coupable de trahison et  ensuite s'est ligué contre le roi Louis VIII ave Pierre Maucler , comte de Bretagne et  Hugues de Lusignan, comte de la Marche ? On raconte qu'il a négocié avec le comte de Toulouse et les Avignonnais pendant le siège.... et qu'il est l'amant de Blanche de Castille !

Des rumeurs si tenaces que Thibaud IV va être  écarté de la cour. (à suivre) 

Marie de Mazan 

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Mardi 5 septembre 2006 2 05 /09 /Sep /2006 12:44
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Cousin de Philippe Auguste par son père il est aussi allié aux Plantagenêt par sa mère, Blanche de Navarre. Sous la protection de son cousin et  parrain , il est élevé à la cour de France. Il y reçoit une éducation princière. Il apprend l'art de la chevalerie et sous l'influence de Blanche de Castille, il est initié aux lettres classiques  et à la poésie courtoise.

On a beaucoup écrit sur  Thibaud de Champagne et de Brie . Il est  connu mais j' ai  envie de dire mal connu, victime des chroniques de son époque, qui brossent  un tableau dans l'ensemble peu élogieux sur ses faits de guerre et faisant ressortir un personnage cynique et brutal, empoisoneur de roi,  poétisant sur Blanche de Castille et ensuite accusé d'adultère.

Thibaud a-t-il été victime de calomnies ? 

Retour en arrière. ..

 La naissance de Thibaud IV en 1201, correspond à une période particulière pour la France. Un an avant sa naissance, on a assisté au mariage de Blanche de Castille, dernière petite fille d' Aliénor d'Aquitaine avec le fils de Philippe Auguste, le futur Louis VIII, qui a treize ans. Mariage organisé dans le seul but de réconciliation entre la France et l'Angleterre. 

J'aime qu'on m'aime comme j'aime quand j'aime - Blanche de Castille

En arrivant dans cette cour capétienne,  Blanche  qui a douze ans est étonnée par la rudesse de l'entourage de Philippe Auguste.  Princesse cultivée et raffinée, elle a reçu une  éducation religieuse sans oublier  l'art d'écrire les poèmes, ce qu'elle fait fort bien  quand elle s'adresse à Notre Dame.

La cour est Philippe Auguste est austère .L'éducation des princes est basée sur la philosophie et la théologie. L'atmosphère et lourde et pesante. Aucune femme n'est présente autour de Blanche pour l'aider  et la comprendre. On est loin de la cour raffinée des troubadours  de Palencia que connaît la petite princese. D'une beauté froide et très classique avec sa  superbe chevelure noire , elle apparaît comme une jeune fille douce et aimable mais qui par son caractère montre déjà une sureté de jugement . Elle est 'intelligence. Elle a très  vite compris ce que l'on attendait d'elle.  

Blanche  donnera  entre 1205 et 1213 douze enfants à la couronne,dont cinq seulement survivront  stabilisant  par là même, la descendance capétienne.

Thibaud IV sera confié aux bons soins de Blanche de Castille dès sa naissance. .

 

 .En grandissant, le jeune comte devint de plus en plus beau mais affublé d'un corps qui frisait l'embonpoint.  D'un caractère mélancolique qui pourrait être expliqué par l'agitation incessante autour de lui  à la cour de France mais aussi  par la fragilité de ses états, toujours défendus âprement par sa mère la comtesse de Champagne

On peut quand même dire que c'était un ambitieux, mais plus interéssé par l'instant présent, faisant fi du passé et encore plus de l'avenir.  Querelleur mais pas guerrier. Un vassal impatient, supportant de moins en moins l'autorité de la monarchie, mais incapable d'avoir une action consistante même avec son entourage. Esprit batailleur mais soumission dès que le danger se présentait.

En 1214, au lendemain de la bataille de Bouvines, Philippe Auguste   demande à Thibaud  qui a treize ans de lui rendre hommage et devient  donc le vassal de la couronne de France.

 Marie de Mazzan

 Le 22 mai 1222, à Etampes,  avec d'autres nobles de son âge,  il reçoit le ceinturon de chevalier de la main de Philippe Auguste.  Devenu majeur, huit jours plus tard, il réclame son titre, fait hommage  au roi, et prend possession de ses comtés de Champagne et de Brie et devient Thibaud IV de Champagne.

Le 14 juillet 1223, Philippe Auguste meurt.

 

Premier sceau de Thibaud IV,
en usage de 1214 à 1232

Archives nationales,
coll. de sceaux, St 2055
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 1 septembre 2006 5 01 /09 /Sep /2006 07:51
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Un mariage qui semble tout à l'avantage de Thibaud IV est organisé par sa mère Blanche de Navarre pour agrandir et consolidé son héritage. C'est ainsi qu'en 1220, Thibaud IV épouse  Gertrude, comtesse de Metz et de dabo, veuve de Thiébaud Ier  duc de Lorraine. le futur comte de Champagne et de Brie,  gagne la mouvance des chatellenies de Gondrecourt et de Neufchâteau.

Gertrude  de Dabo ou Dagsburg

 

Duchesse de Lorraine, elle est la fille d'Albert II comte de Dagsbourg et de Metz et de Gertrude de Bade

Mariée en première noce à Thiébaud er de Lorraine (1191-1220)

deuxième noce avec Thibaud le "posthume" qui deviendra Thibaud IV comte de Champagne et de Brie.

Ne pouvant pas s'octroyer  le comté de Metz, Thibaud IV,  répudie assez rapidement Gertrude pour raison de stérilité.

Décedée en 1225, Gertrude est  inhumée dans l'abbaye de Sturzelbronn.  à côté de Thiebaud son premier mari.

 (C'est une commune française située dans le département de la Moselle et la région Lorraine. le village fait partie du parc naturel régional des Vosges du Nord)- encyclopédie Wikipedia-

 

AGNES DE BEAUJEU

Mariée en 1223 à Thibaud  IV de Champagne et de Brie. Elle est la   fille de  Guichard IV, sire de Beaujeu et de Sibylle de Hainaut. Agnès  est la :cousine germaine du roi de France Louis VIII (marié à Blanche de Castille, mère du futur Saint Louis)

Agnès de Beaujeu fut la compagne de jeu de Thibaud IV à la cour de France.

Après son mariage avec Thibaud IV , elle choisira de résider à Provins.

Décède le 11 juillet 1231. 

le couple aura une fille :

Blanche de Navarre (1226 -1283)

qui épousera  en 1236 Jean Ier  dit le Roux  duc de Bretagne, d'où huit enfants

Jean II (1239 ? 1305), duc de Bretagne

Pierre (1241-1268) seigneur de Hede

Alix (1243 ? 1288), mariée à Jean Ier de Châtillon,comte de Saint-Pol

Thibaut (1245 ? 1246)

Thibaut (1247 ? jeune)

Aliénor (1248 ? jeune)

Nicolas (1249 ? 1261)

Robert (1251 ? 1259)

 

Puis, suite au  décès d' Agnès de Beaujeu, un mariage fut étudié pour épouser la belle et riche Yolande fille du Duc de Bretagne. Mais Blanche de Castille (mère de Saint Louis) dissuada Thibaud IV d'aller au bout de son projet. Et le jour des noces  sur l'injonction péremptoire d'un envoyé de Saint louis, la cérémonie s'arrêta nette.

 

Marguerite de Bourbon-Dampierre

Elle est la fille d'Archambaud  VIII  seigneur de Bourbon, connétable de Champagne et de Béatrix de Montluçon.

Thibaud IV et Marguerite se marient le 22 septembre 1232. d'où :

Eléonore (1233 ? jeune)

Thibaud II de Navarre1238 ? 1270), comte de Champagne et roi de   Navarre,

Béatrice (1242 ? 1295),

mariée en 1258 à  Hugues IV (1212 ? 1272), duc de Bourgogne

Pierre, mort en 1265

Marguerite (? 1306),

mariée en 1255 à Ferry III (? 1302) duc de Lorraine 

Henri Ier le Gros (1244 ? 1274), comte de Champagne et roi de Navarre.

Marie de Mazan

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Mercredi 30 août 2006 3 30 /08 /Août /2006 15:41
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Thibaud IV comme enfant posthume est élevé à la cour de France.

Sa mère, Blanche de Navarre, assure la régence du comté (24 mai 1201 au 30 mai 1222). Le traité de 1201 est renouvellé en juillet 1209. Il a été convenu que le roi garderait le jeune Thibaud auprès de lui jusqu'au 2 février 1214.et qu'il aura  la  jouisssance de Bray sur Seine mais aussi Montereau-Fault-Yonne, jusqu'à la majorité du jeune prince  fixée au 30 mai 1222.

Pour cet accord, La comtesse Banche devra verser à Philippe Auguste 15000 livres, en six termes. En échange, le roi s'engage à recevoir l'hommage de Thibaud IV  à sa majorité. Mais... à comprendre que l'hommage concerne   tous les fiefs dont Thibaud  III , son père, était en possession  le jour de son décès...

Deux nouveaux traités vont être faits entre Blanche de Navarre et le roi de France d'où : 

- aucune réclamation  relative à la succession de Champagne avant que Thibaud IV n'ait atteint la majorité. pour assurer le renouvellement de la promesse royale.

Satisfait, Philippe Auguste et  les autres suzerains de Thibaud IV , Eudes III, duc de Bourgogne, Alberic, archevêque de Reims et Guillaume évêque de Langres, peuvent reconnaître  l'hommage.Thibaud IV peut  maintenantjouir d'une protection  en cas de conflit. Les grands vassaux  du comté de Champagne font à leur tour hommage à leur seigneur.

Philippe Auguste avait  pris toutes ces précautions car  il sentait qu'un danger certain pouvait se  pointer.  En effet, le frère de Thibaud III ,Henri le Jeune avait épousé en Terre Sainte, l'héritière des rois de Jérusalem, Isabelle.. royauté courte, mais qui assurait quand même la descendance de deux filles, Alix et Philippine. L'Eglise n'avait jamais voulu reconnaître la validité de ce mariage et donc les deux petites filles étaient tenues pour batardes en Occident.... mais quand même candidates à la succession de la Champagne. Et nous verrons que les précautions prises par le roi de France ne furent pas  superflues pour conserver la Champagne et la Brie

Blanche de Navarre de 1216 à 1221, doit défendre âprement les possessions de son fils contre les prétentions, les opérations militaires et les actes de brigandages d'Erard de Brienne, seigneur de Venisy et de Ramerupt, qui n'est  autre que l'époux de la dernière fille de Henri le Jeune, souvenez-vous Philippine !  Il faudra une indemnité de 4000 livres et une rente de 1200 livres assignés en immeubles  pour que cesse enfin  toutes revendications sur le  comté de Champagne et de Brie

L'héritage de Thibaud IV est sauvé. 

Marie de Mazan 

 

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Mardi 29 août 2006 2 29 /08 /Août /2006 09:41
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Thibaud IV  "Le Chansonnier"

 Comte de Champagne et de Brie,

Roi de Navarre

et poète (1201-1253)

 

Son père, le comte Thibaud III qui avait été désigné pour prendre la direction de la quatrième croisade, vient de mourir. Quelques jours plus tard, naissait le 30 mai 1201, Thibaud IV. Sa mère , Blanche de Navarre qui assume la régence est une princesse étrangère, fille du roi de Navarre Sanche VI le Sage. 

 Ausitôt, la mort de Thibaud III annoncée,  Blanche de Navarre doit faire face aux jalousies et hostilités dans son entourage.

Blanche part à Sens où séjourne le roi de France et lui offre son hommage.

 Après réflexion, Philippe Auguste lui impose un traité où toutes les configurations possibles sont étudiées : 

- la comtesse ne se remariera pas sans le consentement du roi

- elle devra lui  livrer sa fille et le nouveau né

- elle devra lui remettre les châteaux de Bray sur Seine  et de Monterault-Fault-Yonne (qui seront immédiatement occupées par des garnisons royales)

- pour les frais engendrés pour la garde de ces places fortes , elle devra payer 500 livres par an

(l'éxécution de ces trois clauses  sera garantie par les serments des habitants de Bray sur Seine, de Monterau-Fault-Yonne, de Lagny et de Meaux qui doivent promettre d'abandonner la comtesse et de s'unir au roi contre elle,  dans le cas où elle serait infidèle à ses engagements).

- le même serment devra être prêté par les chevaliers investis des fiefs quid épendent de ces localités et surtout par les principaux vasaux du comte de Champagne

- elle n'exigera de ceux de ses Juifs qui résident dans la terre du roi aucune somme en sus du cens convenu par Thibaud III.

Blanche de Navarre, comtesse de Champagne et Brie accepte toutes les conditions et par delà, Philippe Auguste, accepte son hommage.

L'archevêque de Reims, Guillaume aux-Blanches-Mains, oncle de Thibaud III et Eudes III, duc de Bourgogne, parents aussi de feu le comte, deux principaux suzerains de Blanche de Navarre, après le roi, consentent également à la reconnaître pour vassale.

Le pape Innocent III, quelques mois plus tard prend la jeune veuve et ses biens sous sa protection.

Aussitôt Philippe Auguste proclame que le nouveau né (Thibaud IV) ne soit majeur qu'à vingt-et-un ans comme le veut le droit féodal. Avant cette date, il pourra arbitrer les conflits entre le clergé, la noblesse et les bourgeois de Champagne.


 

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Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /Août /2006 10:29
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Texte libre

Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan 



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