AU COEUR DE MON ENFANCE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE
Cette nouvelle société dans l'esprit du compagnonnage, des confréries et des corporations servait pour les problèmes de maladie, de retraite ou de décès pour les travailleurs les plus démunis. Mais celle ci- n'était en aucun cas de secours pour le chômage.
Le climat social à cette époque était houleux. Les conditions de travail, de plus en plus dures par rapport aux horaires, les intempéries et la sécurité. La plupart du temps les ouvriers se rendaient à pied de Château Landon aux carrières de La Madeleine à Souppes
Un homme va prendre en main l'organisation et la gestion du syndicat : Arthur Chaussy..
ARTHUR CHAUSSY
Il est issu d'une modeste famille de paysans du hameau de Mézinville. C'est à la carrière de l'Etang qu'il fait son apprentissage et qu'il nous raconte sa première journée :
" c'est au mois de juin, il fait très chaud, une fine poussière voltige et s'infiltrere dans les vêtements. Des hommes torse nu, luisants de sueur sous le soleil, portant de vieux pantalons rapiécés aux genoux, en sabots, la tête couverte de mouchoirs noués aux quatre coins, pataugent dans une mare d'eau et de boue blanchâtre qui dégouline le long de petites rigoles, car pour ne pas être gênés par la poussière, ils humidifient continuellement".
Les ouvriers travaillaient douze heures minimum et six jours par semaine. Quand le travail pressé, il était pas rare de faire des journées de seize ou dix - huit heures.
Arthur Chaussy quitte en 1899 la région pour se faire embaucher à Troyes dans une bonneterie. Les grandes grèves de 1900 débutent dans l'Aube et c'est là qu' Arthur Chaussy va prendre contact avec le syndicalisme.
Après son service militaire en 1904, Il est embauché aux carrières de Souppes. Les mauvaises conditions de travail s'accélèrent . Fort de son expérience de grève dans la bonneterie à Troyes, Arthur va se retrouver à la tête des mouvements revendicatifs.
Remarquable orateur mais aussi rassembleur, il va ainsi proposer la fondation d'un syndicat qui va être créé le 5 décembre 1908 sous le nom de syndicat des ouvriers du Bâtiment de Souppes et de Château Landon et de la région du Gâtinais.
L'exploitation des carrières à cette époque à Château- Landon était les "Grandes carriières ou "carrières du Gouvernement". Puis tout un ensemble de carrières qui rejondront les "carrières de l' 'Etang".
En 1908, une grève se déclenche pendant un mois avec pour principale revendication le travail à tache. Un seul patron acceptera de signer un contrat dans ce sens. La grève sera votée et sera suivie par une forte majorité d'ouvriers. une souscription est lancée par le journal "Le Semeur".pour soutenir les grévistes. Une convention va vite être soumise et signée. Mais des ombres persistaient comme les accidentés du travail. Une nouvelle lutte s'engagea pour établir une nouvelle réglementation concernant la sécurité .
Les patrons se groupent en 1977 et rétablissent le travail à tâche.
Nouvelles discussions du syndicat pour tenter de trouver un compromis. Refus sans appels des employeurs. L'arrêt de travail fut voté à bulletin secret par 252 voix contre 2 et 1 abtention.
Arthur Chaussy se mit en contact avec les centres carriers italiens pour qu'ils ne copromettent pas la grève. Le syndicat veilla à apporter de l'aide à toutes les familles nécessiteuses. et dans un élan de générosité Monsiuer Ouvré décida d'embaucher les chomeurs dans la sucrerie.
Arthur Chaussy demanda la création d'un comité intersyndical entre tous les carriers de France afin d'éviter que les maîtres carriers ne puissent plus en temps de grève faire exécuter leurs travaux sur d'autres chantiers.
Une coopérative d'extraction de la pierre fut également créée pour faire travailler les "exclus" que les patrons refusés. Pour mettre en place ce projet, une souscription intersyndicale fut lancée et remporta un énorme succés.
Pendant toute cette période de lutte, une partie des gréviste fut employée à remettre en état la région après les inondations de Lorroy en 1910.
Petit à petit, un compromis plus équilibré s'engagea pour l'amélioration de la sécurité des ouvriers du bâtiments avec le patronnat.
Marie de Mazan
( d'après l'ouvrage - Château Landon - ,Les Pierres de l'Histoire - Groupe Histoire et Archéologie du foyer rural de Château landon édité par l'Office du Tourisme de Château Landon - 1995)
la commune est en proie à une difficulté de travail. heureusement l'architecte Chalgrin a retenu la pierre, et. les Grandes Carrières de quinze hectares pour construire l'Arc de Triomphe. IL passe une énorme commande à ce village.
Les Grandes Carrières, pour le compte du Gouvernement furent ouvertes en 1808.
Quinze ouvriers carriers du pays commencèrent l'extraction. Mais habitués à faire des chaussés ou des petits morceaux pour les habitations, la difficulté très vite s'annonça. pour obtenir de gros blocs. On fit appel aux spécialistes flamants, suisses et italiens pour seconder les petites entreprises locales.
La capitale, n'était pas satisfaite car les blocs de pierres étaient mal équarris et partaient au rébut.
Les étrangers s'en vont écoeurés, sauf ceux qui resteront pour l'amour d'une belle.
Puis en 1810, aux Grandes Carrières, nous trouvons soixante ouvriers, pour l'extraction , quarante terrassiers, deux scieurs de pierre et deux voituriers.
Mais il est toujours impossible d'obtenir un bloc de 232 cm pour la grande corniche de l'Arc de Triomphe.
Chalgrin en trouve explication :
" il est d'autant plus malheureux de ne pouvor obtenir des blocs de grandes dimenssion que la pierre est d'excellente qualité , mise en oeuvre."
Les Grandes Carrières continuèrent l'extraction puis tout doucement s'éteignirent au milieu du XXème siècle.
Mais le métier de tailleur de pierre continua.
Deux cent garçons continuaient à quitter le matin de très bonne heure à pied Château Landon pour se rendre dans de nombreux chantiers de la région.
Une école de stéréotomie fut créée dans le grenier de l'Hotel-Dieu pour y enseigner la géométrie dans l'espace.
On est bien ici à Château Landon dans un paysage de pierre, dans une ville de pierre, qui se spécifie comme un style propre à la région.
Les maisons de carriers apparaisent. Vous avez celle de maître Moîse au 19 rue de la Ville forte mais aussi d'autres maisons plus simples mais dont on retrouve l'encadrement si particulier, avec des signes maçonniques, des boules de pierre etc.
Naissance du syndicalisme chez les carriers et tailleurs de pierre à Château Landon
Chaque corps de métier au Moyen-Age était groupé en corporation. avec ses règles particulières propre au compagnonnage et aux confréries.
Puis les corporations furent interdites en 1791. Le souci majeur était la crainte de ne pouvoir maîtriser le mécontement grandissant ( décret d'Allarde et loi Charpentier en 1791).
Suite à ce mouvement de mécontentement, un dispositif pénal et répressif se mit en place pour faire appliquer la loi.
Puis arrive 1830 et 1848 . La Loi du 21 mars 1884 sur les Syndicats est votée ainsi que la Loi 1901.
A Château Landon, le syndicalisme est né de la Société de Secours mutuel autorisée le 26 mars 1865 pour Souppes et le 2 novembre 1879 pour la commune.
en 1894, fusion des deux sociétés qui prend le nom de "L'Ascension".
(à suivre)
Un ange sur un nuage de dentelle...
Atelier Monique Dereir
Nadine Frot - peintre en décor, peinture en trompe l'oeil, décoration d'objets usuels
rue Grande - Le Puy - 77410 - Chaintreaux 01 64 28 30 88
Edouard, le forgeron est un personnage incontournable du village. Bon vivant, blagueur, et un talent de conteur pour les descrirptions et les commentaires sur l'armement au Moyen-äge
Lionel, forgeron a fait une démonstration à l'enclume de fabrication de lames de couteaux
L'Empereur rend le service presque obligatoire.
Les appelés sont les les enfants du pays. Les désertions devienent de plus en plus nombreuses.
Mais ceux qui acceptent d'être embrigadés sont fiers car on les fait défiler. Ils partaient au combat plein d'enthousiasme, croyant réaliser un idéal.
Les évenements ne vont pas tarder à se gâter et en quelques années , les armées coalisées alignent contre nous 720 ooo hommmes..
Napoléon va demander un appel anticipé.
La popuilation des jeunes qui atteignent dix-neuf ans dépasse les "100 000 hommes de rentes". Alors pour éviter le recrutement, on se marie , on se mutile, on se sauve dans les bois pour former des bandes de "citoyens errants". Des armées entières traquent les réfractaires.
A la caserne, ils manquent des oficiers pour instruire les conscrits. Mais la situation devient de plus en plus grave sur un autre plan : on ne peut plus nourrir, on ne peut plus payer ces jeunes recrues. Les familles mécontentes commencent à se révolter, le prix du pain augmente. Il est demandé de remettre en place la vieille loi républicaine du maximum.
A cette époque, chaque français consomme dix kilos de viande par an et principalement du boeuf.
Les femmes conscientes de mettre des enfants au monde pour en faire ensuite de la "chair à canon" hésitent à procréer. La moyenne d'enfant passe de 6 à 4 par famille. Les "faiseuses d'anges" sont trraquées par la police.
Le nouveau code pénal est très sévère. A Château Landon, la justice se faisait sous les noyers face à l'entrée de la maison de retraite actuelle saint Séverin. La main droite était coupée pour les parricides.
Louis XVIII prend le pouvoir le 8 juillet.
La ville de Château Landon est occupée. 60 000 bavarois et 40 000 Prussiens de Blücher à nourrir.
Le préfet, devant l'augmentation des troupes de vainqueurs écrit au ministre :
" L'arrondissement de Fontainebleau est bien plus malheureux que les autres.. Les Prussiens y ont été en grand nombre et s'y sont fort mal conduits. On annonce le passage de plus de 100 000 Autrichiens..."
un sous-préfet écrit aussi : "les campagnes sont anéanties, dévastées, la stupeur est telle qu'on ne fait pas la moisson..."
25 000 chevaux d'Outre Rhin passeront à travers champs.
Les habitants apeurés quittent leurs maisons pour se cacher dans les bois.....rapidement débusqués.
Tout est réquisitionné.: charrettes, chevaux
L'occupant réclame des livraisont immédiates.
La terreur règne partout : on dépouille les passants de leurs vêtements, on coupe les arbres, on brise les meubles, on vide les armoires.
Les soldats prussiens et russes se battent pour survivre...
La mémoire collective se souviendra longtemps de ces dures moments dans la région.
Marie de Mazan
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Livre-toi et tu vivras !
Alors simplement, j'ai pris un livre et je l'ai transformé page à page du bout des doigts. Puis de livres en volumes et de ces oeuvres mises en oeuvres s'est créée l'ouverture à jamais.
Quelque soit le livre, quelque soit son histoire,
quelque soit sa couverture,
chacun mérite sa Renaisance
Ainsi, je me suis guérie.
Apolline
Château-Landon, sculptrice sur Livres depuis 2000.
quand vous vous êtes bien baladés, faites comme nous, allez prendre un pot à l'Auberge du Cheval Blanc. C'est parfait comme ambiance pour apprendre encore et encore sur le village....
Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la
ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan
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