AU COEUR DE MON ENFANCE
Un village, c'est une histoire qui se raconte

Provins (Photo de Marie de Mazan)
Un village, c'est une histoire qui se raconte

Provins (Photo de Marie de Mazan)
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Productrice de Loft story, Star Académy et Nice People, Alexia Laroche-Joubert est née à Paris le 19 décembre 1969 de Patrick Laroche -Joubert, publicitaire, et de Martine Gabarra, grand reporter pour la chaîne de télévision France 2 sous le nom de Martine Laroche-Joubert ,
Pendant plus de vingt ans, Martine Laroche-Joubert a couvert la plupart des conflits de la planète. Elle a reçu le Prix du Meilleur reporter de l'année en 1990 et le Prix des reporters de guerre, à Bayeux, en 1997.
Patrick Laroche-Joubert ( 5 août 1943 à Neuilly sur Seine) a fait partie des familles les plus riches de France. Enfance très priviliégiée. Mais la vie trop facile, le besoin de paraître, les femmes, le fisc, les faillites, vont tour à tour le ruiner. Il raconte dans un livre ( La vie à l'envers où comment devenir pauvre quand on nait milliardaire édition Flammarion 2004))sa descente aux enfers, comment il devient RMiste, hébergé dans un logement social endétté jusqu'au cou. Fils de Jacques Laroche-Joubert (1908-1969)directeur commercial des Papeteries Laroche-Joubert
Ses parents divorcent en 1973 .
Alexia va vivre avec sa mère et son beau-père Michel Thoulouze.
Michel Thoulouze est aujourd'hui vigneron dans la région de Venise et se consacre à l'écriture. Homme de télévision, il a créé les émissions Sept sur Sept, Dimanche magazine et Résistance.Il a rejoint un moment Canal + pour produire les Nuls puis il se lance dans la création de chaines comme Canal Jymmy, Planète, Ciné Cinémas et Seasons.
Alexia évolue tranquillement et après avoir obtenu son DESS de droit, se tourne naturellement vers la télévision pendant six ans pour le groupe de Canal +.Au côté de Michel Denisot en 1995 avec Marc Olivier Fogiel pour Télé Dimanche.
En 1997, Alexia rejoint TF1
En 1998, ele intégre le groupe Endemol.. Puis devient rédactrice en chef du magazine Exclusif pour TF1 En 2000, on lui propose de prendre en charge les filiales des productions Endemol, ASP, Niuoprod et s'occupe de Loft Story et Star Académy. Directrice de Star Académy en 2001, elle est propulsée directrice des programmes Endermol France.
Sur le plan privé, Alexia vit avec son compagnon Yan-Philippe Blanc qui lui est président directeur général de la Warner France. Avant, il était patron du label Mercury (groupe Universal).
Le couple va avoir une petite fille Solveg, née en mai 2001. Mais, Yan-Philippe Blanc décède le 8 juillet 2003, suite à un accident de moto.
Fin de l'année 2003, Alexia, lance le concept Star Académy au Liban. Ce concept a aussi été racheté pour le Québec par Julie Snyder en 2002.
Marie de Mazan
Né à Paris le 28 septembre 1819, Aimé Millet est le fils de Frédéric Millet, portraitiste réputé pour ses miniatures à l'aquarelle.
Il devient élève de l'école Royale de dessin (école des Arts déco) rue de l'école de Médecine à Paris.
Aimé Millet est reçu premier en 1836 à l'école des Beaux-Arts et devient ainsi l'élève de David d'Angers.
C'est à partir de 1840 qu'il commence à sculpter ses premières oeuvres sous les combles d'un appartement rue Malaquais à Paris.
Il est enterré au cimetière Montmartre le 16 janvier 1891.
Décédée dans des circonstances tragiques en 1887, Caroline Dussault s'occupait d'un pensionnat de jeunes filles à Avon Avenue Franklin Roosevelt avec sa compagne Marie Souvestre, fille de l'écrivain Emile Souvestre et de Angélique-Anne Papot dite Nanine Papot femme de lettres.
Bien qu'il ne soit pas installé en Seine et Marne, il me paraît intéressant de vous parler aujourd'hui de Alain Furet, maître -chocolatier-confiseur. Il connaît bien le département de la Seine et Marne et particulièrement la ville de Gretz Armainvilliers pour des raisons professionnelles.
J'ai rencontré Alain Furet, il y a 5 ans.. Comme souvent, la qualité d'un artisan c'est la noblesse de son travail, le savoir-faire mais aussi et surtout la transmission au x génértions futures. Monsieur Alain Furet ne déroge pas à cette régle et en a fait le sens de sa vie.
J'ai retracé son histoire en employant la première personne pour donner plus de force à son travail et surtout à ses convictions.
Je suis avant tout un homme de métier, installé depuis vingt ans au 63 rue de Chabrol-75010 Paris- avec un savoir faire reconnu par toute la profession.
J'ai commencé à l'âge de 14 ans l'apprentissage artisanal qui a duré trois ans. J'ai ensuite intégré le compagnonnage et j'ai pu faire ainsi mon tour de France en patisserie, chocolaterie et confiserie.. a travers mes voyages j'ai appris beaucoup dans les échanges et les contacts humains mais aussi avec des professionnels d'un niveau supérieur ce qui m'a donné une solide formation.
C'est ainsi que je suis devenu décorateur dans le sucre soufflé tiré chez Monsieur Gaston Le Notre.
pour encore parfaire mes compétences, j'ai suivi une formation d'encadrement marketing Import Export qui incluait le secteur artisanal et industriel.
En entrant dans la maison Boissier, ce fut la découverte du savoir-faire de la confiserie ancestrale avec son matériel d'époque. cela me donnera plus tard le goût de collectionner les vieux outils de notre profession.
En 1987, je me suis donc installé comme chocolatier et confiseur rue de Chabrol dans le Xème arrondissement en prenant comme exemple la réplique de la maison Boissier.
mon sérieux et la mise à profit des connaissances de mes aînés m'ont permis d'être remarqué par Monsieur Tanrade qui m'a aidé à faire l'acquisition de sa marque de onfitures connue comme la plus ancienne de Paris.
En effet, cette illustre maison existe depuis deux cent soixante-dix ans à partir du règne de Louis XV. Balzac, Grimod de la reynière, Daudet, proust, entre autres, n'y résisteront pas.
L'imagination dans ce cas se présente comme une faculté intermédiaire entre le sentir et le "penser" qui ne pouvait que ravir l'esprit des écrivains.
Toujours respectueux de la tradition, j'aimis au point différents mélanges de confiture sans oublier notre célèbre confiture au chocolat.
Un livre a été édité chez hachette pour répertorier une partie de mes recettes : " La Magie des confitures d'Alain Furet".
sollicité par de nombreux salons mais aussi des écoles, je me suis prêté volontiers à transmettre mes connaissances par des conférences et démonstrations lors de la semaine du goût, salon du chocolat, la fête des confitures, le palais de la découverte etc
j'ai obtenu de nombreuses récompenses lors de concours :
- meilleur confiturier de France
meilleure création de confitures insolites
- meilleure confiture des salons : Amiens, Couex, Le Mans, La Chapelle Fougeretz etc.
- 2 ème au salon du chocolat pour la création des "maraîchers" (tomate-chocolat-anis)
- et la "Rose-Marine" pâte de fruits à la rose avec grué.
L'an 2000 fut une époque charnière pour notre entreprise. Une opération immobilière qui avait pour objet de nous faire disparaître dans un projet de réhabilitation des immeubles du quartier, nous a privé de bail et par voie de conséquence de délocaliser la fabrication en Eure et Loir.
ce combat herculéen contre les institutions a occasionné :
48 jours de fermeture de la boutique
11 jours de grève de la faim
et 65 jours de mise en deuil de la boutique.
Mais comme je disais au début de cette présentation, avec la passion et la certitude d'être dans la vérité, mon métier vaut bien que je me batte pour la représenter avec toute la dignité possible.
A quoi peut servir la connaissance si nous ne pouvons pas la partager et surtout la transmettre ?
Cette entreprise de père en fils a été créée en 1820et continue à produire des carreaux de Beauvais et des tuiles plates comme autrefois.
Préparation de la terre à briques et à tuiles racontépar M. Robert Thibault tuilier-briquetier en retraite à SAINTS :
"Nous avions deux carrières: une de marne verte et une autre de limon des plateaux. Aujourd'hui la carrière de marne est épuisée. Nous faisons venir l'argile de la région de Provins.
Il fallait commencer par extraire la terre : limon et marne, qu'on faisiat hiverner. La pluie, le gel et le soleil la rendaient friable. Au printemps on mélangeait le limon et l'argile que l'on plaçait dans un trou pratiqué dans le sol. Et l'on pétrissait cette pâte "àla marche" en la piétinant et en l'arrosant de temps en temps.
"Le mouleur prenait alors la quantité nécessaire de terre pour emplir chacun des moules en bois qui étaient posés sur une palette également en bois. La terre était écrasée d'un coup de tirette en noyer.. puis on retirait les moules. le porteur prenait deux palettes et les rangeait un peu plus loin en attendant que les produits sèches.
"On terminait les tuiles avec les doigts, pour les lisser et faire les crochets.. la terre moulée dans l'encoche située au sommet du moule était rabattue et modelée entre le pouce et le majeur. C'est pourquoi la trace des doigts des ouvriers est inscrite à l'intérieur des tuiles anciennes.
"Et le geste par lequel ils sont modelé le crochet est demeuré figé dans la terre cuite. Parfois un compagnon y gravait son nom et la date de sosn travail. Les tuiles étaient mises pour la journée à sécher à plat, sur une aire en terre battue sablée. On les ramassait le soir pour leur donner le "pli" ou la courbure en les frappants l'une contre l'autre. Puis on les rangeait sur champs, par terre les unes contre les autres , un crochet d'un côté , un crochet de l'autre , rang sur rang. le lendemain on le reprenait par quatre au moyen d'un battoir en bois appelé "batteriau" large de 10 cm, long de 35, doté d''un manche, les tuiliers régularisaient le pli de chaque tuile. Ils les mettaient à sécher "en traversier" c'est-à-dire en tas de 4 ou 5 m de large et 2.50 m de haut. Elles séchaient ainsi pendant un an. Ce travail était haut. Elles séchaient ainsi pendnat un an. Ce travail était effectué à partir d'avril jusqu'à la fin de la moisson.
"Puis venait la cuisson, que l'on effectuait dans un four à brique, petit bâtiment carré ou rectangulaire de 5 ou 6 m de côté, haut de 6 à 8 m surmonté d'une grosse cheminée centrale, ronde au sommet, émergeant d'une voûte en terre ou en briques couverte en tuiles.
"Au sous-sol se trouvait le foyer : on y accédait par une descente. Deux arches, en briques ou en tuiles formaient les ouvertures. Au ras du sol une porte à enfourner et à défourner permettait d'installer les produits à cuire, briques ou tuiles, que l'on plaçait selon diverses méthodes (en plumes, c'est-à-dire appuyés les uns contre les autres de manière à former de petits toits successifs, ou en biais.) Il fallait ménager un espace entre chaque tuile ou chaque brique, que l'on pouvait ainsi grouper en petits paquets. Tout dépendait de la fragilité de la terre. Quand elle était très fine, il fallait laisser plus d'espace. au premier étage se trouvait la porte à combler qui permettait de charger le four de quelques fagots, qu'ils allumaient. Il s'agissait pour commencer de faire un enfumage à petit feu jusqu'à ce que la paille soit sèche : cela voulait dire que les produits étaient déshydratés et qu'ils pouvaient supporter la pleine chaleur. cette opération durait environ une semaine. Après quoi les cuiseurs bourraient le foyer de fagots et faisaient un feu d'enfer pour que le four atteigne une température de 900 degré pendant une journée ou une journée et demie : trente-six heures au maximum. Toutes les ouvertures étaient alors bouchées : on maçonnait les portes et l'on remplissait la cheminée avec des morceaux de briqueteaux et du sable. Le feu mourrait et le four refroidissait lentement pendant cinq ou six jours. A l'intérieur, le four mesurait 2.50 m de large 2.50 m de haut et 4 m de profondeur. On y cuisait 30 000 tuiles, de quoi couvrir trois maisons moyennes.
Au Bodets les Ets Thibault disposaient de deux fours. Ils employaient une dizaine de personnes.
Les tuileries-briqueteries étaient fort nombreuses dans la région termine M. Thibault En faisant appel à mes souvenirs, j'en ai dénombré près de trente en Seine et Marne, soit une tuilerie pour dix-neuf communes à peu près : trois à Coulommiers, une à Saints, deux à la Ferté-Gaucher, à Choisy en Brie, à Vaudoy, Mortcerf, Rebais, Les Grands-Montgoins de saint-Cyr sur Morin, Hondevilliers, Luzancy, Jouarre,, Courcelles sous Jouarre, Cocherel, Mitry Mory, dainville de Coutevroult, tancrou, Précy sur Marne, Liverdy, Leudon en Montois, MOntereau, Treuzy-Vézelay, Montigny-Lencoup, Gouaix, Salins, les Ormes sur Voulzie, Nemours...
" A ma connaissance, il en reste trois de nos jours : à Montereau, Nemours et Saints".
extrait du livre de MIchel Vincent : Maison de Brie et d'Ile de france édit. Christian de Bartillat
M. Thibault
Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la
ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan
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