AU COEUR DE MON ENFANCE
Un village, c'est une histoire qui se raconte

Provins (Photo de Marie de Mazan)
Un village, c'est une histoire qui se raconte

Provins (Photo de Marie de Mazan)
Nemours possédait une commanderie rue du Château .
Des biens à "la Charbonnière", domaine qui dépendaient de la paroisse de Remauville, fuent donnés à l'Ordre du Temple au XIIIème siècle par Gauthier de Nemours.
Sur la route templière, Nemours cité médiévale est parée de cinq comanderies :
- au nors-est à Dormelles , les Templiers étaient installés dès le début du XIIIème siècle, puis s'étendirent à la fin du XIIIème siècle en ajoutant les terres et la seigneurie de
Ville-Saint-jacques qu'ils venaient d'acquérir de Jean de Digny, chevalier, de Philippe de saint Jean et de Guillaume de Voys par actes signés en 1284, 1287 et 1293. Ces fiefs réunis à Dormelles
représentaient le fief de la Grange de la paroisse de Villecerf, la terre et la seigneurie de Grattereau. On peut encore voir à ce jour à Dormelles les restes d'un
souterrain
- au nord à Beauvais- en- Gâtinais sur la commune de Grez-sur Loing, dont on peut encore voir des murailles et souterrain et puits sur le chemin de Villiez sur Grez , il y avait
la maison du commandeur, une ferme et une chapelle qui fut d'abord dédiée à saint Eloi puis à saint Jean où se déroulait trois messes par semaine. En 1260, on connaît le commandeur
frère Simon, en 1273, frère Thibaut, en 1289, frère Raoul et en 1299, frère Pierre Gaude.
- Fourches- de- Gâtinais sur la commune de la Chapelle -la- Reine dont dépendait les bois de la commanderie et les bois de justice.
- au sud-ouest nous trouvons Fargeville sur la commune d'Aufferville seigneurie qui appartenait à Gauthier de Nemours, maréchal de France qui vendra ses terres aux Templiers vers le
XIIème siècle à la maison de Beauvais en Gâtinais.
Gauthier et Alice de Nemours s'étaient débarrassés de leurs biens qui dépendaient de la paroisse d'Aufferville et englobaient les terres de Fagerville qui comprenaient un
ensemble de fiefs :
- le petit Fregeville ou du Chatenoy
- de la pointe
- de Rigaut- Larcher
- de la Vache
- du petit Buisson près de Guercheville
et enfin le fief de la Maison Rouge
Sur la commune de Beaumont en Gâtinais, Le Temple-du-Perray au lieu-dit La Villeneuve dont on peut voir encore quelques restes.
A l'emplacement du château de Paley, il y avait une maison templière, à Largerville sur la commune de Chaintraux et enfin à Château-Landon à l'emplacement de la maison de la Barre. maison
achetée en janvier 1290 au chevalier Robert Gaingnart pour le prix de 106 livres parisis. Un autre fief appartenait aux Templiers au lieu-dit Bethléem et
Montfort qui dépendaient de la paroisse de Notre Dame de Château-Landon.
Au Vaudoué , trace au lieu-dit les Fourches d'une chapelle templière complétement en ruine,dédiée à Saint Blaise.
Aux alentours, les templiers possédaient plus de 500 arpents
L'ensemble du Gâtinais comptait des maisons à Bonnevault sur la commune de Larchant avec une ferme et 200 arpents de terre entre Nemours et Guercheville, constitués sur l'ancien
domaine de Blomont et une autre partie donnée par le seigneur Eraut de Grès en 1247.
Un peu plus au sud, Trémainville, troisième fief de Larchant donné aux Templiers fin du XIIIème siècle par le seigneur G. de Trémainville en juin 1289 avec maison,
terrains et vignes et son fief comprenant 12 arpents de terres cultivables mais qui ne sera réuni à la commanderie au XIVème siècle lors de la destruction de la maison.
La Coudre faisait partie aussi des fiefs que possédaient les Templiers de Larchant qu'ils avaient achetés dès le XIIIème siècle à Jean de la Coudre, bourgeois de
Yèvres-lehâtel dans le Loiret. La commanderie se trouvait près de Verteau. On trouve encore des biens templiers à Garentreville, Fromonville, Fonteneilles et Maurepas.
Sur la paroisse de Hericy, les Templiers possédaient une maison et une quarantaine d'arpents connus sous le nom de L'Hopital- de- la -Brosse au lieu-dit La Brosse sur la route de
Machault.
Bibliographies :
les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
les Sites Templiers de France - J.L. Aubarbier et M. Binet - Ouest France 1997
site à consulter
http://pagesperso-orange.fr/simonnet.claude/aufferville/maison_rouge
.htmlwww.levaudoue.fr/rubrique,photos-de-fourches,1017031.html




D'après l'étude des chartes de l'abbaye de Molesme qui fut fondée en 1075 , on retrouve une famille souvent citée pour ses dons et sa générosité , les Montigny alliés avec les Touillon et les
Montbard parents de la famille de saint Bernard de Clairvaux.
A la fin du XIème siècle, le chef de cette famille est Hugues de Payns qui a probablement épousé l'héritière du château de Montigny et que
nous notons seigneur de ce lieu. Le couple aura au moins un enfant connu sous le nom de Gautier. Hugues devenu veuf se remarie et deux garçons naissent de cette nouvelle
union : Acheus et Hugues II de Payns, le futur fondateur de l'Ordre du temple. Hugues II de Payns, rejoint avant 11oo la cour champenoise. Entre 1104 et 1107, il a certainement
accompagné le comte de Champagne, Hugues 1er en Terre Sainte. Dès, son retour , le comte de Champagne lui confie la garde du château de Payns, domaine de ses ancêtres paternels. Il se marie
vers 1108 avec Elisabeth de Chappes. Dans une charte de l'abbaye cistecienne de Larrivour, près de Troyes fondée par Bernard de Clairvaux, il est mentionné le nom de la femme de Hugues
II de Payns citée entre 1105 et 1114, date probable de son décès.
quatre enfants naquirent cependant de cette union :
Gibouin , vicomte de Payns et de Chappes par le titre héréditaire de sa mère. Il succède à son père avant 1140. on ne lui connaît pas de descendance
Thibaud de Payns qui devenu abbé de l'abbaye de Sainte Colombe de Sens vers 1139, assiste au concile tenu contre le théologien Pierre Abélard que Bernard de
Clairvaux fera condamner. Thibaud , abbé réformateur entreprend dès 1142 la pose de sa nouvelle église abbatiale. En pleine prospéritié, il abandonne à partir de 1146, son
monastère pour partir à la deuxième croisade. Il y trouvera la mort en Asie mineure.
Isabelle-Elisabeth (nom de sa mère) se marie à Gui Bordel. Son mari part aussi à la deuxième croisade avec Thibaud, son beau-frère et y trouvera également la mort. Un de leurs enfants, Gui
Bordel II devenu Templier sera le maître de la maison du Temple de Bure Les Templiers , diocèse de Langres.
Enfin Herbert de Payns qui continuera la lignée des Payns jusqu'au début du XIVème siècle. Le chateau de Payns sera conservé jusqu'à la guerre de cent ans ainsi que la commanderie. Puis toute
trace se perd par la suite. (à suivre)
Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la
ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan
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