AU COEUR DE MON ENFANCE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE
L'église saint
Georges de Lizines est classé monuments historiques depuis mai 1913. Nef, du XIème siècle. Sa sonnerie de cloches date du XIIIème siècle. Elle abrite une Vierge en majeste entre deux anges et
saint Georges terrassant le dragon daté du XVe siècle -classé monuments historiques en 1928. Lizines se trouve à 2,5km de saint Loup de Naud.
Un calendrier
agricole raconte la vie du village au Moyen-Age. Le labeur de la terre et la représentation de l'évangilisation des douze apôtres font le lien entre la vie terrestre et la vie de
l'au-delà par le linteau de la Résurrection des morts.(les photos du linteau seront présentes dans une prochaine étude)

Je vous propose aujourd'hui la visite extérieure de l'église saint Eliphe. Je choisis ce jour, puisque c'est le 16 octobre que se fête ce saint dont les origines sont irlandaises ou peut-être
écossaises. Ce saint a été martyrisé en 362 à Toul et c'est au Xème siècle que les reliques de saint Eliphe seront transportées à Cologne . en effet, c'est l'évêque de Toul, Gérard, qui transmet
toutes les reliques de ce saint à Brunon archevêque de Cologne quiles installera dans la Collégiale saint Martin de Cologne. je n'ai pas trouvé de renseignements sur sa venue en Brie
Champenoise.
Le village est situé dans le Montois à quatre kilomètres de Nangis et à un peu moins de 15 kilomètres
de Provins.
Jusqu'en 1230, la terre de Rampillon va appartenir à l'archevêché de Sens pour ensuite être cédée aux
Templiers avec d'autres hameaux et terres aux alentours jusqu'à Meigneux.
Grâce aux libéralités de Symon du Chastel, seigneur de Vienne (hameau de la Croix en Brie) et de son
épouse Jeanne de Prunaï; les Templiers purent édifier cette église sur le point plus élévé du village que
nous pouvons admirer.


construite en grès, cette église fortifiée possède un extraordinaire portail arrivé jusqu'à nous en assez bon état.
un magnifique tympan où l'on peut admirer le Christ en gloire.


Nemours possédait une commanderie rue du Château .
Des biens à "la Charbonnière", domaine qui dépendaient de la paroisse de Remauville, fuent donnés à l'Ordre du Temple au XIIIème siècle par Gauthier de Nemours.
Sur la route templière, Nemours cité médiévale est parée de cinq comanderies :
- au nors-est à Dormelles , les Templiers étaient installés dès le début du XIIIème siècle, puis s'étendirent à la fin du XIIIème siècle en ajoutant les terres et la seigneurie de
Ville-Saint-jacques qu'ils venaient d'acquérir de Jean de Digny, chevalier, de Philippe de saint Jean et de Guillaume de Voys par actes signés en 1284, 1287 et 1293. Ces fiefs réunis à Dormelles
représentaient le fief de la Grange de la paroisse de Villecerf, la terre et la seigneurie de Grattereau. On peut encore voir à ce jour à Dormelles les restes d'un
souterrain
- au nord à Beauvais- en- Gâtinais sur la commune de Grez-sur Loing, dont on peut encore voir des murailles et souterrain et puits sur le chemin de Villiez sur Grez , il y avait
la maison du commandeur, une ferme et une chapelle qui fut d'abord dédiée à saint Eloi puis à saint Jean où se déroulait trois messes par semaine. En 1260, on connaît le commandeur
frère Simon, en 1273, frère Thibaut, en 1289, frère Raoul et en 1299, frère Pierre Gaude.
- Fourches- de- Gâtinais sur la commune de la Chapelle -la- Reine dont dépendait les bois de la commanderie et les bois de justice.
- au sud-ouest nous trouvons Fargeville sur la commune d'Aufferville seigneurie qui appartenait à Gauthier de Nemours, maréchal de France qui vendra ses terres aux Templiers vers le
XIIème siècle à la maison de Beauvais en Gâtinais.
Gauthier et Alice de Nemours s'étaient débarrassés de leurs biens qui dépendaient de la paroisse d'Aufferville et englobaient les terres de Fagerville qui comprenaient un
ensemble de fiefs :
- le petit Fregeville ou du Chatenoy
- de la pointe
- de Rigaut- Larcher
- de la Vache
- du petit Buisson près de Guercheville
et enfin le fief de la Maison Rouge
Sur la commune de Beaumont en Gâtinais, Le Temple-du-Perray au lieu-dit La Villeneuve dont on peut voir encore quelques restes.
A l'emplacement du château de Paley, il y avait une maison templière, à Largerville sur la commune de Chaintraux et enfin à Château-Landon à l'emplacement de la maison de la Barre. maison
achetée en janvier 1290 au chevalier Robert Gaingnart pour le prix de 106 livres parisis. Un autre fief appartenait aux Templiers au lieu-dit Bethléem et
Montfort qui dépendaient de la paroisse de Notre Dame de Château-Landon.
Au Vaudoué , trace au lieu-dit les Fourches d'une chapelle templière complétement en ruine,dédiée à Saint Blaise.
Aux alentours, les templiers possédaient plus de 500 arpents
L'ensemble du Gâtinais comptait des maisons à Bonnevault sur la commune de Larchant avec une ferme et 200 arpents de terre entre Nemours et Guercheville, constitués sur l'ancien
domaine de Blomont et une autre partie donnée par le seigneur Eraut de Grès en 1247.
Un peu plus au sud, Trémainville, troisième fief de Larchant donné aux Templiers fin du XIIIème siècle par le seigneur G. de Trémainville en juin 1289 avec maison,
terrains et vignes et son fief comprenant 12 arpents de terres cultivables mais qui ne sera réuni à la commanderie au XIVème siècle lors de la destruction de la maison.
La Coudre faisait partie aussi des fiefs que possédaient les Templiers de Larchant qu'ils avaient achetés dès le XIIIème siècle à Jean de la Coudre, bourgeois de
Yèvres-lehâtel dans le Loiret. La commanderie se trouvait près de Verteau. On trouve encore des biens templiers à Garentreville, Fromonville, Fonteneilles et Maurepas.
Sur la paroisse de Hericy, les Templiers possédaient une maison et une quarantaine d'arpents connus sous le nom de L'Hopital- de- la -Brosse au lieu-dit La Brosse sur la route de
Machault.
Bibliographies :
les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
les Sites Templiers de France - J.L. Aubarbier et M. Binet - Ouest France 1997
site à consulter
http://pagesperso-orange.fr/simonnet.claude/aufferville/maison_rouge
.htmlwww.levaudoue.fr/rubrique,photos-de-fourches,1017031.html

Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la
ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan
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