AU COEUR DE MON ENFANCE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE
L’Eglise Saint-Aspais et son clocher »
Comme chaque année, l'association D'Art-d'Art organise son Marché d'Art de Noël, les samedi 26 et dimanche 27 novembre au Château de Tarterel, à Reuil en Brie. (sur la D 70 entre Reuil en Brie et La Ferté sous Jouarre)
Une quinzaine d'artistes présenteront leurs oeuvres dans diverses disciplines, comme le dessin, la peinture, la gravure, la sculpture, le collage, la création de bijoux ou la photographie... proposant ainsi des idées originales de cadeaux pour les fêtes, à des prix abordables.
Horaires : samedi 26 de 14 h à 19 h et le dimanche 27 de 11 h à 18 h.
Vernissage ouvert à tous le samedi à 18 h.
Accès fléché depuis La Ferté sous Jouarre et Reuil en Brie.
D'Art d'Art
Mairie de Reuil en Brie
80, rue du 8 mai 1945
77260 Reuil en Brie
Renseignements : 06 83 98 52 86
e-mail : dartdart77@gmail.com
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Quelle surprise en quittant le couvent des Cordelières de trouver ces petits prunelliers ou pruniers sauvages.
Heureusement j'avais un petit sac en plastique et j'ai récolté ces petits fruits. J'ai souvent entendu que ces fruits étaient amers et rudement rugueux à déguster.
Cet été après avoir testé le sureau près de Fausse-Rivière pour la confiture et le vinaigre, j'ai eu envie de me lancer à nouveau dans du vinaigre pour donner ce petit goût inimitable à mes nombreuses salades en tout genre
J'ai cherché sur internet, j'ai fouiné dans mes bouquins de cuisine sur les fruits sauvages. Après de nombreuses lectures, j'ai fait un méli-mélo et voici la mienne :
Vinaigre de Prunelles
500 g de prunelles (dans les buissons en ce moment)
75cl de vinaigre de cidre
canelle
romarin
grain de poivre noir
dans ma centrifugeuse, je broie légèrement les prunelles avec les noyaux
je récupère le tout dans une assiette cresue
Je mets le vinaigre de cidre dans une casserolle ou un faitout
avec canelle, poivre, romarin. Faire chauffer sans bouillir.
Mettre quand le vinaigre est bien fumant les prunelles écrasées avec les noyaux.
Au premier bouillon, éteindre tout de suite.
Mettre le tout dans un grand bocal avec un couvercle.
Au bout de 3 jours, il faut filtrer et mettre dans des petits flacons préalablement ébouillantés et bien secs
pour recevoir votre vinaigre d'un beau rouge foncé.Mettre une jolie étiquette sur le flacon
A garder dans un endroit sombre et non humide.
Revenue à la réalité,je me laisse à nouveau guider vers la place de l'hôtel de ville. L'office de tourisme est à deux pas. L'hotesse d'accueil est très sympathique et prévenante.. J’essaie de me documenter un peu plus sur Jeanne de Navarre dans la région. Malheureusement la jeune femme vient juste d'arriver dans cette ville et ne connaît visiblement rien sur cette reine de France. A sa décharge, il est vrai qu’ici nous sommes avant tout au Pays de Jean de la Fontaine, certainement plus porteur pour les touristes. Et puis évoquer Jeanne de Navarre, c'est inévitablement penser à Philippe le Bel et les Templiers. Sujet qui divise encore. Templier...Mémoire qui devient collective telle qu'on la transmet pour devenir notre Histoire à nous. Mais les éléments quant ils sont étudiés sont là, entre légendes et réalités et ne manquent pas d'interpeller sur la fin tragique du Temple
Des tonnes d'ouvrages existent sur les templiers. Pourtant les historiens piétinent toujours sur la même question récurrente
concernant les relations entre Philippe le Bel et le dernier Grand Maître du Temple Jacques de Molay. Que s'est-il donc réellement passé pour en arriver à cette tragédie ?
Pourquoi la mort de Jeanne de Navarre en 1305 semble être la date fatale qui va précipiter les événements dans le royaume
de France d’une façon aussi funeste pour les templiers ?
Jeanne de Navarre, reine aimée, crainte, d'une finesse politique exceptionnelle pour l'époque .De nombreux historiens modernes se sont empressés un peu vite d'écrire qu'elle était en retrait de toute vie politique en dehors de la Champagne et de la Navarre. Si la reine Jeanne semble aussi insignifiante que semble le dire nos historiens pourquoi toutes les archives mêmes anodines ou officielles la concernant ont disparues dans les Chroniques de France ?
Les questions se bousculent dans ma tête mais en même temps je comprends un peu mieux mon voyage ici à Château-Thierry. Il est bientôt dix-sept heures. Je retourne à la gare pour rentrer sur Paris. Bien installée dans mon fauteuil, le train démarre. Je jette un dernier coup d'œil sur la vallée de la Marne puis je me replonge dans mes réflexions sur Jeanne de Navarre. Mon intuition me dit que je suis sur une piste intéressante. Ma visite à Château-Thierry bien qu’inattendue s’avère finalement être le début d’une longue série de recherches sur l’entourage de Jeanne de Navarre et mettre ainsi en comparaison son activité politique qui semble bien réelle à travers certains personnages.
dernières photos avant de quitter Château-Thierry

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Après une longue promenade d'une heure, je m’aperçois que le guide-conférencier n’est toujours pas là Je redescends tranquillement vers le centre ville. Pratiquement en bas de la rue je découvre l'Hôtel-Dieu avec une plaque sur le mur de la chapelle où il est inscrit que cette bâtisse, monastère royal de saint Jean Baptiste a été fondé par Jeanne de Navarre, épouse de Philippe le Bel. Cet établissement pouvait à l'époque, accueillir 13 lits gérés par les religieuses. Jeanne de Navarre aimait particulièrement Château-Thierry pour venir y méditer. Dans le livre des saints de Baillet, il est signalé qu'elle donna des biens à l'abbaye de Barre et lui fit présent des reliques de sainte Pétronille qui d’après la légende dorée serait considérée comme la fille de saint Pierre. Charlemagne lors de son voyage à Rome pria longuement dans la chapelle ou reposait le corps de la jeune Pétronille et en éprouva par la suite une vive vénération. D'ailleurs depuis cette époque, elle a été reconnue la patronne des rois de France, puis patronne nationale quand la France se nomma la "fille aînée de l'Eglise".
Toujours, à regarder le mur de la chapelle de l’hôtel-Dieu, je lis une citation de Racine : "Enfin n'en pouvant plus d'effort et de douleur"… Pensive, je regarde fixement la pancarte : le mot douleur me fait penser à Jeanne de Navarre. Je la vois souffrir, agonir, s’étouffer. La vision d’un visage m’apparaît, celui d’une belle Dame. Elle a le regard fixe, absent. Devant elle s'étend la ville. Immobile. Son âme part au-delà des nuages. Un homme surgit et la regarde. Il a un grand manteau avec une croix pattée sur l'épaule. Il ne parle pas. La Dame ne bouge pas. Seul un léger mouvement des lèvres laisse paraître son émotion. L'homme s'approche et frôle son visage de sa main. La Dame pose doucement sa tête dans sa paume. Un instant que seul le bonheur peut comprendre. Figée devant la plaque, une voiture klaxonne pour me faire comprendre de lui laisser le passage. Étourdie par l'intensité de cette image avec la Dame, je ne me suis pas rendue compte que j'étais au milieu de la route.

J
. Un souvenir lointain me parvient : il y a un château fort. Des tours carrées crénelées. Un chemin de ronde et la forêt à perte de vue. J'entends le chant des oiseaux. La dame est là...je sens sa présence... Elle est fine, altière, le regard persan. Ses cheveux très beaux longs et légèrement ondulés sont relevés en nattes enroulées, cachés par une étoffe blanche qui fait le tour de la tête et cache son menton. L'étoffe de sa robe est d'une grande sobriété et réhausse un maintien et une taille très gracieuse Ses mains sont minces, soignées et très élégantes. La dame scrute l'horizon.Elle pense à son aimé si loin d'elle, si loin en Orient pour combattre. Elle n'a pas peur car il est d'une grande vaillance et déjà s'est couvert de gloire. Mais il est si loin...Comment lui dire tout son amour ? Elle imagine cette atmosphère de pierre de sable, les montagnes et ce sable qui ne connaît pas la mer...Il est là, grand, mince, magnifique ... Tenant un bâton comme on tient un sceptre. Des cavaliers en armures. Des chevaux noirs ...
Le temps est superbe. Tout est calme. Personne ne vient troubler cet étrange face à face avec cette forteresse. Un curieux sentiment de connaître cet endroit. Je regarde les dépliants que j'avais eu la bonne idée de prendre à la librairie pour me documenter sur la ville et ses monuments : ce château aurait été construit par Charles Martel pour y installer le fils de Dagobert III, le jeune Thierry que l'on avait fait sortir de l'abbaye de Chelles à l'âge de sept ans ou il était enfermé pour le mettre sur le trône des francs, en fait il changeait de résidence. Il était bien l'avant dernier roi mérovingien, mais un roi prisonnier dans ce château où il mourra à l'âge de vingt trois ans, Charles Martel, restant lui, le maire du palais.
Les ruines de ce château se visitent ainsi que certains souterrains sous la conduite du guide conférencier Mr PierreTanguy qui nous fait découvrir avec talent tous les recoins de ce château sans oubliers anecdoctes, contes et légendes sur la "Dame Blanche"...

Je marche dans les allées ombragées et je me plais à imaginer une jeune femme en habit de cour se promenant solitaire en quête de silence pour méditer. Son pas est si léger qu'elle semble s'accorder avec la brise légère de ce début d'été. Dieu qu'elle est belle et grave. Je me surprends à me poser la question de savoir si elle est heureuse ? Mais son visage disparaît brusquement.
Tout en m'approchant du château, je remarque ici et là, quelques fleurs médicinales. Je suis tentée de me faire un bouquet mais pour une fois, l’envie d’être raisonnable est plus forte pensant à la préservation si aléatoire de ces fleurs. Je me contente donc de les photographier, en faisant attention de ne pas louper quelque chose d'important. J’ai regardé, observé, pris le temps, d'avoir des sensations, des émotions. Mon appareil photo est pour moi aussi important qu'un crayon... Les photos expriment mon langage, ma pensée pour tout ce que je n'ose ou ne sait pas dire. La photo est ma liberté d'expression presque plus que l'écriture car elle est la parfaite interprétation et retranscription de mon imagination. L'écriture enjolive un moment mais elle n’est pas forcément liée à la réalité du présent.

Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la
ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan
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