AU COEUR DE MON ENFANCE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE
Guillaume Prud'homme, seigneur de Fontenay, obtient en 1538, par ordonnance royale la permission de clôturer le bourg. Il donne l'autorisation à ses habitants pour démarrer les travaux en 1541, mais à leurs frais..
Cette porte des "Bordes" est édifiée en 1544, dans l'axe de la rue du Margat, appelée à l'époque route de Nesles, au milieu des remparts, face au rond point où se trouve la mairie.
Le bourg est entièrement protégé de remparts, de murs et de fossés au XVIIème siècle.
Une seconde porte, dite "Porte de Tournan" était située à l'emplacement actuel du rond-point de la rue Bertaux et du boulevard Etienne Hardy.
Le duc d'Ayen de Noailles, au XVIIIeme siècle fait couvrir la porte de Rozay par une charpente en bois recouverte de tuiles..
Lettre de Monsieur de Noailles aux maires et officiers municipaux de Fontenay, le 29 janvier 1791 :
" J'ai fait couvrir la Porte de Rozay pour prévenir sa dégradation, la municipalité de Fontenay à dessein de démolir la Porte de Tournan , qui par sa construction gène étonnament les voituriers et même les fermiers de cette commune.dans les temps de la rentrée des récoltes ne pouvant passer sous cette dite porte avec des voitures chargées de paille , foin et même les charbonniers ne peuvent passer sans décharger leur voiture en partie aux risques et périls de leurs chevaux (ce qu'on a vu différentes fois), le cintre de la dite porte étant trop étroit et trop bas".
Une querelle va éclater à partir de novembre 1791 et qui s'éternisera jusqu'en 1834, ce qui entraînera une longue bataille juridique avec de nombreux procès entre les habitants de Fontenay , la municipalité et le châtelain. En effet, le sujet est épineux car les fortifications furent construites aux frais des habitants sur des terres communales où à la phériphérie du domaine du château dont le propriétaire fait valoir qu'il les a entretenues. Les trois parties s'en disputent la propriété... ( à suivre)
Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la
ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan