AU COEUR DE MON ENFANCE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE
DESSINE -MOI LA PAIX
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SAMEDI 12 aOÜT CE MATIN AU SUD LIBAN




Je suis arrivée à 14h30. Il y a déjà du monde. Les visages sont graves.
Un silence pesant. Il pleut, des parapluies noirs et muticolores s'ouvrent.
Il me revient ce poéme de Verlaine "il pleut dans mon coeur comme il pleut sur la ville ."...
C'est vrai, j'ai envie de pleurer. J'ai entendu les infos à midi et j'ai le coeur lourd, comme beaucoup ici.
Au fur à mesure, les gens arrivent par groupe, à pied, par le métro. La rue est prise d'assaut. Deux, peut-être trois mille personnes...
Un silence de plus en plus lourd. C'est oppressant. Je sens une colère sourde. Pas loin quelques voitures de police. Ils sont discrets.Des panneaux, des banderoles, distribution de tracts, on met des badges sur les vestes. Le cortège se forme avec les différentes organisations. Les voix commencent à s'élever de plus en plus fortes comme un cri qui explose dans Paris.
Des enfants, Libanais, mais aussi israéliens côte à côte, avancent doucement tenant le drapeau des deux pays.
Pas un sourire. Dignes , ils avancent . Ils ont 7, 8 10 ans... pas plus.
Ils sont pris en photos . Ils disent merci.... et avancent le regard fixe.
Marie de Mazan
Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la
ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan