AU COEUR DE MON ENFANCE

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blcarte_cassini.jpg charles_iv_le_bel.jpg  Charles IV le bel

 

UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

 J'ai rencontré Gisèle Bienne à l'occasion de la sortie de son livre "Le Silence de la Ferme"  aux éditions Christian de Bartillat en 1986 lors du salon du Livre à Paris pour présenter les ouvrages des Presses du Village à Etrépilly en Seine et Marne.

Gisèle Bienne, écrivain, vit à Reims. D'abord professeur de lettres puis peintre, elle s'est tournée ensuite vers la littérature.  Elle a publié une douzaine de romans et obtenu deux prix littéraires, celui de la Fondation de France et  le Prix Henri Bachelin de la Société des Gens de Lettres

J'ai aimé tout de suite Gisèle Bienne pour son âme, son talent et son coeur authentique. Notre rencontre était liée à la sortie de son livre, comme je le dis plus haut. Une rencontre émotive, où la mémoire d'une maison  m'était mienne. Souvenirs d'enfance, d'odeurs, de présences mais aussi ceux qui hantent invariablement nos pensées à travers les murs qui savent mais qui se taisent en nous regardant.

Alors ce visage de Gisèle Bienne s'est imprimé dans ma mémoire pour me rappeler que quoiqu'on fasse, une maison même "disparue revit par les mots les plus tendres", les plus douloureux.

" Ce qui me torture, c'est la façon dont elle est partie. On ne brûle pas les odeurs. on ne brûle pas la musique, ni l'enfance, ni la sculpture. et les objets de rêves... On ne brûle aps la terre, la perle, le livre. On ne passe pas à travers les flammes, les poutres embrasées qui s'effondrent, la course du feu. On irait presque jusqu'à imaginer qu'on peut se glisser entre les les flammes sans recevoir de brûlures. L'épouvante réelle atteint une telle ampleur qu'on fait du feu un être abstrait".

On ne peut pas oublier une maison

"J'ai fait d'elle aussi une toile où on la voit valser sur la mer démontée, toute amarre rompue, un peu folle, prête à être engloutie. elle souriait, coincée entre la liberté et son épée, déjà loin... si loin que l'ai offert ce tableau à une amie

Nous l'avions tant regardée qu'elle était faite des marques de notre regard, que nous croyions que notre pensée agissait sur elle, suffisait à la rendre forte.

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Mercredi 12 avril 2006 3 12 /04 /Avr /2006 15:02
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Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan 



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