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UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

Pierre Miquel est mort

C.J. (lefigaro.fr) avec AFP
26/11/2007 | Mise à jour : 14:34 |
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Pierre Miquel. (AFP/Muller)
Pierre Miquel. (AFP/Muller)

L’historien s’était attaché à vulgariser la Grande Guerre à travers des best-sellers, documentaires télévisés et chroniques radio.

La France a perdu un de ses plus grands spécialistes de la Première guerre mondiale. Pierre Miquel est décédé lundi à 77 ans. Il avait été victime en novembre 2005 d’une hémorragie cérébrale qui l’avait laissé gravement paralysé. Né le 30 juin 1930 à Montluçon (Allier), fils de chapeliers parisiens, cet agrégé d’histoire, également diplômé de philosophie et docteur ès lettres, commence à publier alors qu’il est professeur de lycée. Son premier livre, «L’Affaire Dreyfus», paraît en 1959, et «Poincaré» en 1961.

Le succès vient en 1976 avec une «Histoire de la France». Deux ans plus tard, l’enseignant se plonge dans les archives de la Grande guerre qui viennent de s’ouvrir. Ce n’est déjà pas sa première incursion dans le conflit. Il avait consacré sa thèse sur «le traité de Versailles [traité de paix de 14-18] et l’opinion publique».

 

Ecrivain prolifique

 

Dès lors, il ne quittera plus les tranchées des poilus, publiant «La Grande guerre»,»La Poudrière de l’Orient», «Les Poilus». Il continue toutefois de travailler sur d’autres époques : écrivant sur la Troisième République, la deuxième guerre mondiale, le monde rural, l’histoire des médias, et même «Une petite histoire des stations de métro», sans oublier l’époque napoléonienne à laquelle il consacre son dernier ouvrage « Austerlitz », paru en 2005.

La carrière professorale de Pierre Miquel a été toute aussi exceptionnelle. Maître de conférences à Sciences Po (1960-1970), il devient maître assistant à la faculté de Nanterre (1964-1970), puis maître de conférences à la faculté de Lyon (1970-1971), et enfin professeur à Paris-Sorbonne, chargé de la communication de masse.

Parallèlement à sa carrière universitaire, il supervisa des documentaires pour l’ORTF puis Antenne 2 dans les années 70. A partir de 1978, il fut producteur sur France-Inter de séries historiques, «Les Oubliés de l’histoire», «Histoires de France» et «Les Faiseurs d’histoire». Fervent collectionneur de soldats de plomb, il disait en posséder des milliers.

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Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /Nov /2007 15:44
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Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan 



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