AU COEUR DE MON ENFANCE

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blcarte_cassini.jpg charles_iv_le_bel.jpg  Charles IV le bel

 

UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE


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(1873-1960)


Fernand Gregh avait une maison à Thomery, à By exactement. Son voisin  le plus proche était Pierre Louys  au  hameau de Boulainvilliers.
Gregh écrira beaucoup sur ses  rencontres, qui deviendront des  souvenirs sur Degas, Forain, Anna de Noailles, Anatole  France, Heredia, Sarah Bernhardt et Mallarmé.

A sa table, Jaurès et Blum dîneront un soir ensemble. Et,  après la guerre ce sera Mendès-France, Louis Joxe et Michel Debré...

C'est Fernand Gregh qui  veillera  toute la nuit sur la dépouille de Marcel Proust

Dans cette maison de By  qui s'appelait Bois-Billaud., les artistes se succédaient . La maison était toutjours ouverte  quelque soit l"heure,  pour parler, chanter, jouer du paino.  Viendront à ces soirées, Edgar et Lucie Faure, Maurice Martin du Gard,  Maurice Genevoix,  André Labarthe, Mme Simone  qui était l'amie préférée d'Harlette Gregh, elle aussi poétesse . Elles faisaient parties toutes les deux du jury  du prix Fémina.

Les Gregh avaient deux enfants : Didier qui deviendra inspecteur des finances, directeur du Budget et Geneviève qui deviendra l'épouse de Maurice Druon .

Voici la description de By par Fernand  Gregh :

" By est un village qui constitue un écart de thomery sur la lisière même de la forêt de Fontainebleau. Rosa Bonheur  y avait taillé dans les bois communaux , derrière  un tout petit château  du XVIIIe, un assez vaste parc qui confondait ses grands arbres avec ceux de la forêt... Des amis s'installèrent autour  d'elle, formant un petit phalanstère d'artistes  dans des maisons voisines . l'un d'eux, le peintre Bourdon , fit construire en 1873 une assez vaste demeure coiffée d'un immense atelier. C'est cette maison qui est devenue la nôtre. Elle a exactement le même âge que moi, mais elle durera plus longtemps. A l'intérieur, des murs si épais qu'on a pu y creuser des armoires. Les parquets de chêne et les serrureries soignés disant l'époque de prospérité où ils furent posés. Le jardin donne dans la forêt. En faisant cinquante mètres, on est sous les grands arbres plein de ce bonheur étrange et, je crois, natal, qu'on éprouve dans les bois".



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Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 23:08
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Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan 



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