AU COEUR DE MON ENFANCE

charles5.jpg jeanbona.jpg4-picture6fragment-copie-1.gif che-17-fleureau-b21camee17philippe6devalois.jpg

blcarte_cassini.jpg charles_iv_le_bel.jpg  Charles IV le bel

 

UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

L'acte fut passé à Paris et, comme ld'usage, devant deux notaires, maîtres Edme Bonot et André Guyon. La  minute est encore dans le minutier du notaire actuel, successeur de Guyon. L'acte est dans les archives du ch$ateau de Vaux. C'est un cahier de parchemin in-4°, où de sa plume belle main, un clerc, en lettres  batardes  parfois enjolivées  de traits de plume arrondis et séducteurs transcrivit les termes du contrat. Il s'agissait  d'un échange,  mais un échange de biens contre de l'argent est bien une vente. Messire françois Lotin de Charny, seigneur et vixomte de Vaux, habitant à Paris, rue du Roi-de-Sicile, paroisse de Saint-germain, baillait à miessire Nicolas Foucquet, habitant rue de Jouy, paroisse Saint-Paul, "la terre, seigneurie et vicomté de Vaulx, située en Brie, proche et dans le baillage de Melun". L'énumération des éléments qui composaient cette vicomté fait connaître que depuis quarante ans l'aspect en avait pas changé, mais que le domaine, au temps des Lotin, était agrandi.
On y reconnaît le même "chateau et lieu  féodal clos de murs et fossés à eau vive et fonds de cuve, pont-levis à l'entré et yssue derrière, une grande court de devant close des murailles, à côté et à main droite de laquelle en entrant une court contenant le pressoir, grange, écurie, estable et autres lieux". de l'autre côté de cete cour était laf erme avec son colombier, les granges et la bergerie. le parc, au pied du château, "où y a jardin, bois de haute fustaye, près, pasturages et saulsayes" est ensuite mentionné. Et l'énumération s'achève par celle de quatre moulins à eau, des terres labourables, d'arpents de près, de pâturages, de bois taillis, des droits de justice et des redevances féodales accoutumées.
En échange, Nicolas Foucquet reconnaissait devoir à Lotin de Charny une rente de 6000 livres qu'il s'engageait à verser entre ses mains ou celles de ses héritiers.
C'est ainsi qu'il devint le 1er février 1641, seigneur et vicomte de Vaux. Il ne s'en tint pas là. Le 3 mai, il acquit pour 40 ooo livres la moitié de la vicomté de Melun. C'était encore un pas de plus en avant.

(à suivre)

imgw4-copie-1.jpg

http://perso.orange.fr/jean-luc.leforestier2/Passions/Vaux/Images/imgw4.jpg
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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 09:46
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Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan 



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