
Plaque apposée à coté de l'Hôtel de Ville, signalant la venue de Jeanne d'Arc à Lagny
Jeanne est anoblie ainsi que toute sa famille par le roi Charles VII le 2 juin 1429. Puis un peu plus tard, des armoiries.
A cette époque , Jeanne est en résidence à Sully sur Loire. Le roi est là aussi. Elle y reste à peu près trois mois sans occupation particulière. Certains, pensent qu'elle a profité de son inactivité pour apprendre à lire et à écrire. Mais fatiguée d'attendre sans trop savoir ce qu'elle attend, elle part s'en prévenir le roi ni la cour, vers mars 1430.
Jeanne arrive à Melun, le 15 avril. La ville s'est débarassée du joug des Anglais.
Cachée dans les fossée, elle entend ses "voix" la prévenir : "tu seras prise, lui dirent-elles, avant la Saint Jean".
Jeanne est inquiète et y croit.
Quittant rapidement Melun, Jeanne se dirige vers Lagny. Cette ville rebelle refuse systématiquement toute domination étrangère. Malheureusement, cela lui coûtait souvent la visite des Compagnies qui ravageaient la région.
Quand Jeanne arrive, les habitants s'épuisent à se débarasser d'un certain Franquet d'Arras. Faut dire, que ce mercenaire avait une troupe de quatre-cents Anglais.
Jeanne se joint immédiatement à la garnison de Jean Foucault, capitaine de la place et participe activement à la bataille.
Franquet d'Arras, à terrain découvert fut surpris par l'assaut final amenant une véritable hécatombe chez les combattants anglais. Beaucoup de prisonniers furent pris dont Franquet D'arras.
Quand on voulait échanger un prisonnier, il était de coutume de réclamer une rançon. Jeanne pensait faire libérer un bourgeois de Paris contre Franquet d'Arras. Mais quelque temps après, Jeanne apprit la mort du bourgeois de Paris.
Jeanne remit le sort de Franquet d'Arras au bailli de Lagny. Il fut exécuté quinze jours après. Jeanne profita de l'occasion pour prendre l'épée de Franquet d'Arras.
Pourtant elle avait toujours sur elle, la fameuse épée de Fierbois, celle qui aurait appartenue à Charles Martel quand il combatit les arabes à Poitiers. mais Jeanne l'avait cassée un jour en frappant une prostituée qui traînait dans ses troupes à Saint Denis.
Mais quand Jeanne quitta Lagny, elle n'avait plus l'épée de Fierbois...
Une théorie circule que Jeanne aurait confiée sachant sa mission terminée, son épée aux moines de l'église abbatiale de Notre Dame des Ardents.
Lors de son procès à Rouen quand on lui demanda où se trouvait son épée, elle répondit à ses juges :
"Passez outre".
jamais on ne retrouva cette épée et aujourd'hui à Lagny, cela fait partie des mystères au même titre que le "clou de la Passion" qui a disparu du monastère
Dans l'église de Notre Dame des Ardents, se trouve aussi une plaque attestant que Jeanne se trouvant dans l'église pour prier fut demandée par un nombre important de femmes pour ressusciter un nouveau-né mort peu après l'accouchement. L'enfant bougea et il put être baptisé avant de sombrer définitivement dans la mort. Cet épisode sera consigné comme "miracle" officiel attribué à Jeanne.
En quittant Lagny, Jeanne remonte en direction de Senlis. Elle s'arrête une dizaine de jours à Elincourt au château de Borenglise.
Le 8 mai, elle arrive à Compiègne...
Le duc de Bourgogne n'est pas loin, il est signalé à Noyon. Des bruits circulent qu'il projette de prendre Choisy-sur-Aisne avec une armée de deux milles combattants.
Jeanne va à sa rencontre. Une garnison anglaise se trouve à Pont-l'Evêque.-sur l'Oise. Elle n'a pas le choix, elle est repoussée et se retrouve avec sa troupe à Soisssons. Mais seule Jeanne et ses chefs peuvent rentrer dans la ville.
Choiy-sur-Aisne vient de capituler aux mains des Bourguignons. pendant ce temps, secrétement, on vient de vendre Soissons à Jean de Luxembourg, lieutenant de Philippe le Bon.
L'armée royale se replie à Senlis et Jeanne à Crépy en Valois, le 23 mai.
La ville de Compiègne est assiégée par l'armée anglo-bourguignonne.
Jeanne rassemble à nouveau un peu plus de trois cent personnes et se remet en route. Elle arrive à Compiègne le 24 mai. Elle rencontre le capitaine de la ville Guillaume de Flaviy et arrive à le convaincre de prendre l'armée bourguignonne de flanc par le village de Margny. Mais l'ennemi a eu vent de la stratégie.
Jeanne est capturée par les Bourguignons le 24 mai 1430, devant Compiégne.
Sept mois plus tard, soit le 9 janvier 1431, à Rouen s'ouvre le procès. C'est un tribunal ecclésiastique qui va la juger et non par les Anglais qui pourtant la tiennent prisonnière...
Je ne peux m'empécher de me poser une question qui me trotte dans la tête et que je voudrais bien vous soumettre par un article un de ces jours : L'Eglise aime-t-elle les femmes ?
Car le procès de Jeanne est bien un procès d'Eglise...

si le sujet sur l'épée de sainte Catherine de Fierbois et sa disparition vous passionne , un livre qui s'intitute : "Objectif" : Trésors (édition Prospections, 1989 pp. 1277-134) Pierre Jarnac le Centre Jeanne d'Arc à Orléans Le Musée Jeanne d'Arc à Rouen pour le miracle de Lagny : dans la revue Chronique de l'Histoire n° 9 1989 PP; 26627 article de Pierre Pilard.
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