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Texte libre

Baladez-vous Au Pays de la Brie en musique....


     
 
 

http://www.chronique-locale.com/

 

 

 

 http://www.association-estelle.org

"N'oublions pas Estelle"

disparue

depuis 9 janvier 2003

 

 

   Photographies  

Marie de Mazan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 TRES BONNE JOURNEE

 

Texte Libre

 

  Un village, c'est une histoire qui se raconte 


                                         
                                                                   http://www.comptoir-des-templiers.com

LES TEMPLIERS EN BRIE 

   
Ce mois-ci : l'abbaye de Citeaux


http://gilles.maillet.free.fr/histoire/images/citeaux.jpg 


                    
                     

             
         
                     




 

 Il y avait en Gaule avant l'arrivée de César  une soixantaine de peuples gaulois plus ou moins importants : les Senons, les Meldes ou les voisins, le Parisii ne dépassant pas la superficie d'un département.

 

 

 

César                                                                                                                                                   

 

 

 

 

 

 

 

 

                Auguste                                                                                                                                                     

 

En l'an 51 avant Jésus-Christ, la Gaule est sous la domination romaine.  Vercingétorix s'est rendu  et  il est  immédiatement emmené à Rome.  Quatre ans après, Jules César organise une cérémonie grandiose et, traîne derrière son char , Vercingétorix enchaîné et yeux crevés.   le triomphateur le fait décapiter publquement, la cérémonie terminée. Une autre version de la mort de Vercingétorix  dit qu'il fut étranglé dans son cachot. en 46 avant J.C.

Portrait des Gaulois par Jules César

Les gaulois combattent nus ; ils sont d'un aspect effrayant ;  ils ont la voix forte et rude, parlent peu, s'expriment  par énigmes. leurs vêtements sont singuliers : des tuniques  bigarrées de différentes couleurs et des chausses qu'ils appellent braies. avec des agraffes ils attachent à leurs épaules, des saies rayées d'une étoffe à petits carreaux multicolores, épaisse en hiver, légère en été.

Leurs armes consistent en un bouclier aussi haut qu'un homme ; un casque d'airain, orné de figures grotesques ; leurs trompettes produisent un son rauque ; les plus riches portent une cuirasse de mailles de fer ; un espadon est suspendu à leur flanc droit par une chaîne de fer ou d'aiirain ; ils ont de lourdes piques nommées saunées qu'ils lanent de loin, puis ils fondent sur l'ennemi l'épée à la main. Les Gaulois sont très braves, ils chantent en combattant leurs faits d'armes et la gloire de leurs ancêtres."

Quand César se décida à dompter les Gaulois, il ne trouva dans le pays que sortes d'hommes qui fussent honorés : les druides et les nobles. Quant au sort du restant de la population c'était  pratiquement des esclaves, endetttés, écrasés d'impôts et de vexations de la part des grands. Les hommes libres se livraient aussi enservitude.

La seconde classe, celle des nobles, fait la guette au moins une fois apr an. Dans ce cas , ils prennent tous, les armes, et s'entourent de serviteurs et de clients en nombre suffisant par rapport à leur naissance et leur richesse :

"telle est, César, la condition de ces hommes, qu'ils jouissent de tous les biens de la vie, avec ceux auxquels ils se sont consacrés par un pacte d'amitié ; si le chef périt de mort violente, ils partagent son sort et se tuent de leur propre main ; et il n'est pas encore arrivé, de mémoire d'homme, qu'un de ceux qui s'étaient dévoués à un chef, par un pacte semblable, ait refusé, celui-ci mort, de mourir aussitôt. (histoire populaire de la France -Dupuy)

 

http://feeriland.free.fr/frames/ le village Gaulois

Nourriture et boisson

Elle se compose de lait,de pain, de la chair d'animaux sauvages ou domestiques bouillie, grillée ou rôtie. Du poisson grillé, aspergé de sel, de vinaigre et de cumin.

Pour la boisson, c'était du vin d' Italie pour les plus riches, la bière ou cervoise (liqueur de xérès)  et l'hydromel  pour les pauvres.

Mais Jules César n'aura pas le temps de profiter de  sa victoire, car il disparaît brutalement. C'est Auguste, qui redélimite les provinces et les noms des villes.

Gaule est unifiée et organisée en 4 provinces administrées par Rome :

  • la Lyonnaise, qui va jusqu'à Brest
  • l’Aquitaine
  • la Belgique
  • la Narbonnaise (provincia), qui était déjà romaine depuis 125 av JC (elle se nommait "Gaule Transalpine" avant d'être réorganisée par Auguste en 27 av JC).

La Celtique prit le nom de la Lugdunaise ou Lyonnaise  qui se délimitera aux pays compris entre la Loire et la Seine et Marne et le restant étant la Belgique.

 

.Au IVème siècle, on mis en place une préfecture des Gaules, comprenant les toris diocèses d'Espagne, de Bretagne et de la Gaule. Cette dernière sera divisée en 17 provinces subdivisées en 120 cités.

La Seine et Marne faisant partie de la 4ème Lyonnaise comprenait la cité des Meldi, des Senonais et des Parisii.

La République ou le clan des Meldes avait pour chef-lieu, Meaux.

 Cette peuplade s'étendait pratiquement jusqu'à Crépy-en-Valois. Lévignien et Bargny étaient des avant postes. Saacy et Méry étaient la limite à l'est. Par contre nous avons à l'ouest, Annet et Carnetin.

Quand plus tard, la politique romaine essaya de rompre l'unité des peuples de la Gaule, le pays des Meldes prit une partie de la Belgique, ce qui après cette division donne bien un aperçu de l'ancien diocèse de Meaux.

Bien délimité ce nouveau territoire des Meldes était une frontière naturelle créée par la naure elle-même.

Nanteuil-le -Haudouin, représentait bien le relief du territoire les collines par le village de Dannemartin et Carnetin, les étangs par Fontenay et Pécy et ici et là, les rivières et les cours d'eau. La forêt, comme celle de Crécy qui appartenait en totalité aux Meldes, comme celles de Jouy et Villers-Cotterêts. Les villages qui sont limitrophes au territoire, témoignent que les grandes plaines ont été il y a fort longtemps des terres cultivées.

La peuplade des Sénones avec pour ville principale SENS

 Elle s'étendait sur la plus grande partie enotre département.et fut choisie par les romains  pour être la métropole de la 4ème province Lyonnaise. De nos jours, elle est intégrée dans le département de L'Yonne. Melun qui fait englobé de ce territoire, n'était qu'un oppidum, c'est_à-dire, une ville de troisième ordre.

Lutèce, capitale du Parisii

 C'est la partie la plus occidentale avec pour capitale Lutèce, ville de second ordre, c'est-à-dire une cité., Ce territoire s'étendait du canton de Tournan, Brie-Comte-Robert et Lagny.et quelques autres communes.

....MAQUETTE REALISEE PAR LE LYCEE LE REBOURS- LUTECE - VILLE GALLO-ROMAINE

LES ROUTES.

Dans la partie nord des frontières meldes, les romains vont construire tout un réseau de routes reprenant ainsi parfois les vieux chemins gaulois.Dans la grande plaine, du Multien entre bary et le Plessis-Belleville, une rangée d'arbres de plusieurs kilomètres barre l'horizon des champs et des blés. Il n'y a plus de routes mais les arbres sont restés là : c'est la route de Rome à bologne, l'une des plus grandes routes de l'antiquité.

La deuxième route qui peut paraître moins importante  est la route de Meaux à Soissons. On peut encore voir les traces sur le territoire de Chambry à la Ferté-Milon.

Deux routes aussi , l'une au nord, appelé "chemin de Saint-Denis" par Gonesse, Mitry, Charny, Villenoy, Château-Gaillard, la Croix-du-Bordet, le Gué-à-Tresme, Lizy, Ocquerre, Gandelu puis Reims. L'autre, plus au sud, venant de Lagny, traversant  la Marne à Tribaldou, Rutel rejoignant ainsi avec la première route Lizy.

Quelques chemins gaulois de Tribaldou au Plessis-L'Evêque et à Saint -Soupplets, une autre du Plessis à Nanteuil et Crépy-en Valois et le chemin de Saint-Fiacre de Barcy à Saint-Fiacre par Poincy.

Organisation des Cités

Dans chaque cité, il y avait un sénat héréditaire, une curie ou assemblée de propriétaires (25 arpents au minimum) des officiers municipaux élus par la curie. le tout gérait les affaires de la ville  et de son territoire sous la surveillance du gouverneur  de la province. Celui-ci recevait les impôts  après avoir indiqué la quotité , la répartition et la perception se faisaient par la curie. sous sa responsabilité .

 

Bibiographie :

Précis d'histoire de seine et Marne - Louis Leboeuf- éditions Amatéis

Un champ de bataille et de blé - Christian de Bartillat- P.V.

Lecture sur l'histoire de l'agriculture en Seine et Marne - F.A. Denis - PV.

 

 

NAPOLÉON III ET LA SEINE-ET-MARNE
Robert LAMOUCHE 18.20 €

 

 

 

 

Cet ouvrage vous invite à travers de multiples anecdotes et de nombreuses illustrations, à découvrir ou revisiter le règne de ce souverain sous un nouveau jour et cela par le biais de ses activités dans le département de la Seine-et-Marne. Autant d'occasions de découvrir ou redécouvrir l'histoire de notre département.

 

 

BARBIZON D'HIER ET D'AUJOURD'HUI
Roger KARAMPOURNIS 21.00 €
L’auteur nous emmène dans le Barbizon d’hier, le Barbizon des paysans et des bûcherons, qui, petit à petit, au XIXème siècle, ont vu arriver des peintres, des écrivains, des critiques d’Art, ... Certains s’installant, d’autres de passage et faisant la renommée des hôtelleries voisines où avaient lieu de véritables salons de peinture ou autres forums littéraires... Et le village rural se modernise... De cette époque, l’histoire a retenu, le Barbizon des peintres avec ses grands paysagistes qui ont fait la renommée de l’Ecole de Barbizon : Théodore Rousseau, Diaz, et combien d'autres. Le plus célèbre reste Jean-François Millet dont l’ouvrage nous présente une biographie passionnante qui nous permet de mesurer combien Barbizon était au cœur de la vie artistique.

 

HISTOIRE DU CENTRE AÉRONAUTIQUE
DE MELUN-VILLAROCHE

Essais et prototypes de l’Aviation française
Robert LAMOUCHE 40.00 €
Voici rassemblés de façon chronologique tous les événements qui ont marqué l'aérodrome de Melun-Villaroche depuis sa création, en 1936, jusqu'à nos jours et qui font de ce site un haut lieu de l'Aéronautique française. Sociétés, avions militaires et civils, pilotes, retrouvez tout ce qui fait référence dans le domaine aéronautique présenté avec photos (plus de 230) et explications.

“Le livre de Robert Lamouche s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à l’aviation et à toutes ces machines étonnantes.”

 

 

LE MANOIR DE BEL-EBAT
et la Musique française autour de Claude Debussy

 

Christian VOISIN
& François DOURY
45.00 €
La fabuleuse histoire d’un manoir inspiré en Forêt de Fontainebleau : Henri IV, Voltaire, Madame de Staël, le Chevalier de Boufflers, Delphine de Custine, Elzear de Sabran, Gabriel Fauré, Paul Dukas, Claude Debussy, Ravel... l’ont passionnément aimé... Et vous ! Les superbes photographies de François Doury exhalent, on ne peut mieux, l'atmosphère magique de cet endroit. L'historien d'art Christian Voisin, entouré de musicologues réputés, apportent quant à eux, des textes clairs et précis, étayés par des documents iconographiques et manuscrits rares et exclusifs !

LES ANIMAUX SAUVAGES
DE LA FORÊT DE FONTAINEBLEAU

Philippe LUSTRAT 19.80 €
Cet ouvrage nous emmène à travers explications et photos, à la découverte d'une faune dont beaucoup soupçonnent à peine la richesse. En effet, 165 espèces animales vivant dans la forêt de Fontainebleau sont représentées, 92 oiseaux nicheurs, 42 mammifères, 11 reptiles et 13 amphibiens.
 
 
Besoin d'aide ?
Renseignements au :
01 64 23 61 46
 
Coordonnées
Editions du Puits Fleuri

22 avenue Fontainebleau

77850 hericy

 
Directeur de la publication
Emile Guchet

L'auditorium

Le piano de Liszt i a été le symbole de toute une vie dédiée à la musique à travers le monde pour Georges Cziffra (document personnel - Marie de Mazan)

MME SOLEILKA CZIFFRA, PRESIDENTE DE LA FONDATION CZIFFRA

Nominations dans l'Ordre des Arts et Lettres de janvier 2006

au grade de chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres :

Mme Soleilka ABDIN épouse CZIFFRA 

 

 Voilà la nouvelle tant redoutée est arrivée. Soleilka vient de s'en aller définitivement rejoindre les siens.C'est un grand chagrin pour ses amis,  mais aussi pour le monde de la musique et de l'art

Voilà la nouvelle tant redoutée est arrivée. Soleilka vient de s'en aller définitivement rejoindre les siens.C'est un grand chagrin pour ses amis,  mais aussi pour le monde de la musique et de l'art

En décembre, une nuit j'ai révée de Soleilka.

une nuit étrange.  Elle me parlait  doucement, me faisait voir ses trésors, me racontait  l'Egypte, le Nil et de la belle Isis...

Au petit matin je fus prise d'un sentiment indéfinissable:. Je me demandais pourquoi j'avais tant révée de l'Egypte et pourquoi cette  présence insistante de Soleilka dans mon rêve.

Puis je vaquais à mes occupations. Dans la  matinée un ami me teléphone et me demande si cela me ferait plaisir d'aller faire un tour  à Senlis et dire bonjour à Mme Cziffra. Quelle coincidence quand même...

Nous sommes arrivés à la fondation à 15h30. Comme d'habitude je dis bonjour à la petite dame à l'accueil qui m'a  regardé avec un grand soulagement :

-  dépéchez-vous, allez vite à la chapelle, Mme Cziffra vous attend..

- Mais je n'ai  pas téléphoné, elle ne sait pas que je dois venir , dis-je toute étonnée.

- ce matin elle était toute agitée, me disant en parlant de vous qu'elle devait voir la petite. je l'ai réprimandé, mais rien à faire elle voulait venir. Elle vous  attend, elle est près de Saint Frambourg.

J'ai descendu presque en courant  pour aller rejoindre Soleilka. ET d'un coup, elle était là habillée de noire, faisant une prière devant la statue de Saint Frambourg. Elle s'est retournée d'un air grave pour me voir arriver. Là j'ai tout compris. Je me suis jetée dans ses bras et j'ai sanglottée. Elle me caressait doucement la tête et me disait : faut accepter , faut accepter.. Et moi je disais non de la tête et je la serrais et je l'embrassais.. Elle disait qu'il fallait la laisser partir et avoir du courage pour continuer., qu'il y avait dans la vie des choses inévitables à accepter et celle-là en faisait partie..

On venait de se dire adieu. Je savais que jamais plus  je ne la reverrais vivante. J'étais complétement  bouleversée. Comment  continuer mon chemin ? Comment trouver cette force, cette puissance, elle qui m'avait tant donnée, tant appris ?

En remontant vers l'accueil, la dame aux cheveux blancs me fit un signe pour aller à l'auditorium.  Alllez - là-bas, vous savez que vous y retrouverez la paix en écoutant Liszt et Georges...

Soleilka, un jour de printemps est tombée et après deux mois d'hospitalisation s'en est allée sans bruit le 11 juin, le jour de la Sainte Trinité.

Marie de Mazan

 

 

Fondation Cziffra

Une famille Spirituelle


Généralement les grands musiciens se contentent de jouer de leur instrument pour accomplir au mieux leur métier d'interprête. bien entendu, Georges Cziffra s'est mis au service de la musique,mais ses années de pain noir et de silence forcé l'ont obligé à ne pas oublier que d'autres artistes ont, eux aussi, le besoin vital de s'exprimer, de vivre leu vocation. aussi, depuis son arrivée en france, en 1956, il n'a qu'un désir : se mettre également au service des jeunes. de cette philosophie est née la Fondation Cziffra.

La fondation Cziffra à pour but de restaurer la chapelle royale Saint-Frambourg de Senlis, berceau de la France pour l'ouvrir au public, aux artistes, à toutes les formes d'arts. Elle participe également à la promotion de jeunes musiciens et de jeunes artistes pratiquant d'autres disciplines et s'applique à pérenniser l'oeuvre de Georges Cziffra.

 

 

 LISZT- en bas costume d'apparat de Listz(document personnel- Marie de Mazan)

 

 

Archéologie - site officiel de la Fondation Cziffra

 

Chaque année, les connaissances des édifices qui ont précédé, in situ, la chapelle Saint-Frambourg, s’éclairent grâce aux travaux archéologiques minutieux accomplis sous la direction de Jozsef Laszlovszky par l’Université d’Europe Centrale de Budapest (1), aidée du Cercle Historique Archéologique et Numismatique de l’Oise, tout cela sous l’autorité des services archéologiques de la D.R.A.C. de Picardie (Olivier Guilhot, conservateur régional).

Aussitôt la construction du Rempart de la ville, au IIIème siècle, des édifices s’y appuient. Les analyses, notamment de céramique et d’ossements d’animaux, suggèrent que le site a bénéficié d’un statut particulier. Il faudra d’autres fouilles pour le déterminer.

L’édifice où la Reine Adélaïde fit son action de grâces en 987, daterait du cours du Xème siècle. Il était de plan rectangulaire. Le chevet était plat puisqu’il se confondait avec le rempart d’origine romaine. La façade ouest, complexe, comportait des annexes latérales qui l’élargissaient par rapport au monument lui-même. C’était un bâtiment sur deux niveaux, une crypte, un sanctuaire bâti selon une mode carolingienne (cf Saint-Denis, partie ouest de la crypte qui date de 775 au plus tard). Un peu au sud de la précédente, une nouvelle chapelle dont la tour du rempart du 3ème siècle servit d’abside axiale, a été construite dans la première moitié du 11ème siècle (Adélaïde était morte en 1006).

L’édifice actuel, le troisième donc, est construit de 1170 à environ 1230. A sa beauté gothique, aérienne, s’harmonisent les vitraux que créa le sensible et subtil Joan Miro, qui, admirateur de Cziffra, confiait, au moment où il peignait les contours de ces vitraux, que sa pensée créatrice était toute tournée vers la musique…. J.C. M.



(1) soutenu par Miklos Szabo, académicien, archéologue et Sandor Csernus, directeur de l’Institut Hongrois.

 

SAINT FRAMBOURG le gardien de la chapelle royale de Senlis
(500-570)

La fondation Cziffra est ouverte le samedi et le dimanche de 15h30 à 17h30

 

 

 

 

 

ffra




LES VITRAUX DE MIRO (document personnel Marie de Mazan)

 

 

A perte de vue, le pays paraît plat, à peine moutonné  de tâches sombres, de vagues forestières.

Et pourtant il est vallonné. L'on ne cesse d'y monter d'y descendre, tout silloné qu'il est de cours d'eau petits et grands, de courants d'eau traçant leurs lignes, leurs orbes, leurs sinuosités au travers de la grande forêt. mais aussitôt, l'on remonte rapidement sur le plateau.

De sorte, que l'homme du pays briard, dont le regard n'accroche rien de tangible, est conduit tout naturellement à chercher vers le bas la source de son inspiration : point de haut pic en effet pour y loger des dieux, point de montagne véritable. Seulement un dol, une doue, ici ou là, sur cet horizon plat, paraît un un mont.

Puis, lorsqu'on pénètre dans la grande forêt, ces chênes aux branches serpentantes et à l'écorce craquelée, ces hêtres aux fûts massifs mais élancés, ces quelques sapins aériens interrogent.

"Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut..." devait dire un jour Hermès le Trismégiste. Il dit alors tout haut ce que l'Homme pensait - ou sentait- tout bas depuis bien des générations.

Les animaux n'ont pas besoin de nos appareils car ils ont leurs propres détecteurs sophistiqués pour sentir venir l'orage qui modifie la charge électrique de l'atmosphère et leur crée des démangeaisons particulières.

Les hirondelles n'ont pas besoin du service météo pour s'apercevoir qu'à certains moments leur nourriture, les moucherons, descend au ras du sol? Les hommes n'ont pas mis longtemps à faire la relation entre ce vol de l'hirondelle et la venue de l'orage... ni pour se rendre compte de l'afflux de gibier en certains endroits avant de s'apercevoir à leur tout, sur ces lieux, des effluves bénéfiques.

Quelle est l'étincelle qui, à un moment donné, leur fit planter des pierres (menhirs) ou leur fit concevoir des voûtes (dolmens) afin de capter les forces de la terre pour se mettre en harmonie  avec elles sur divers plans ?  car "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" (Lavoisier)

Tout être humain doté d'une étincelle d'intelligence et observant les cycles naturels prend très vite conscience de cela.  Les feuilles pourrissent  au pied de l'arbre lui servent le terreau. favorisant  l'éclosion  des nouvelles  graines. telle est la leçon  de la forêt qui, comme un être vivant, progresse d'année en année lorsque l'Homme ne l'arrête pas.

La putréfaction de l'animal mort sert d'aliment à des foules d'autres êtres qui, du ver à l'oiseau, de l'oiseau à l'oeuf, de l'oeuf au serpent, forment un cycle que l'Homme va bientôt comprendre et utiliser  pour son profit, par l'appât vivant d'abord, puis par l'élevage.

La source qui vient de la terre qu'est-ce donc qui la fait jaillir ? ces sources multiples,c ertianes reçoivent beaucoup d'animaux, d'autres non. telle attire surtout le sanglier, telle autre  reçoit plutôt  les oiseaux, tele enfin n'accueille personne et se trouve privée de vie, cernée de silence.

Telle eau sourd du sol d'une façon imperceptible en une flaque pourtant toujours limpide, toujours renouvelée , comme habitée d'un esprit interne, d'une force d'autant plus remarquable qu'elle n'est pas visible au premier regard.

Telle autre au contraire fuit la terre à gros bouillons comme un enfant joyeux, poussée de l'intérieur du sol  par un souffle puissant et désordonné.

Dans la forêt où il se réfugie pour fuir le vent ou la pluie, dans la forêt ou il pénètre pour chasser, l'Homme sent son regard s'élever, conduit vers les hauts pa le fût de l'arbre, la fuite de l'écureuil ou la grimpée du lierre juqu'à ce point où le Soleil est comme un oeil vivant à des hauteurs différentes selon les moments du jour o les époques de l'année.

Sur le plateau, le regard embrasse l'horizon. les nuages suivent une course parfois arrondie. certians soirs, le soleil déjà invisible éclaire encore très longtemps les nuées. L'astre n'est donc pas mort, mais caché seulement. pourquoi ? Et puis il y a quelques temps il disparaissait en tel point, près de ce grand arbre par exemple, et aujourd'hui il se ouche de l'autre côté de l'arbre. pourquoi donc ? Y aurait-il un lien entre ce déplacement du couchant et la réapparition des feuilles sur les branches, la chaleur des journées, la neige, la pluie, la naissance des oisillons... Les saisons ?

En Brie notament il arrive souvent que, le soir, une ligne très nette, noire de nuages, s'élève sur l'horizon et cette ligne est courbe. Est-ce donc que sur les côtés de l'axe du Soleil la terre est également courbe ?

ROBERT GRAFFIN

écrivain-conférencier- auteur de : "L'Art Templier des Cathédrales- Celtisme et Tradition Universelle- Editions Jean-Michel Garnier

 

Texte libre



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Infos pratiques

11 juin - 21 septembre 2008
mercredi au dimanche
14 h à 19 h
(fermé le 13 juillet)



Tarif
4 euros
Tarif réduit
2 euros
Conférence
5 euros
Visite guidée individuelle
7 euros
Visite guidée groupe
5 euros
(groupe de 10 personnes minimum)
Ateliers
5 euros


Musée Gatien-Bonnet
salle de la Gourdine / square Foucher de Careil
77400 Lagny-sur-Marne /
à 28 km de Paris


Renseignements et réservations
01 64 30 30 78
musee-gatien-bonnet@lagny-sur-marne.fr
www.lagny-sur-marne.fr






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