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Baladez-vous Au Pays de la Brie en musique....


     
 
 

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"N'oublions pas Estelle"

disparue

depuis 9 janvier 2003

 

 

   Photographies  

Marie de Mazan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 TRES BONNE JOURNEE

 

Texte Libre

 

  Un village, c'est une histoire qui se raconte 


                                         
                                                                   http://www.comptoir-des-templiers.com

LES TEMPLIERS EN BRIE 

   
Ce mois-ci : l'abbaye de Citeaux


http://gilles.maillet.free.fr/histoire/images/citeaux.jpg 


                    
                     

             
         
                     




 

L'impératrice Eugénie sur les marches du château de Fontainebleau avec la cour Impériale le 24 juin 1860  - anonyme - Musée du Château de Fontainebleau.

 

 

                                                            

    Venant au Presse du Village à Etrépilly, j'ai encontré souvent  Geneviève Aimée qui venait apporter régulièrement les chapitres de son futur livre. Cette femme avait beaucoup de choses à raconter car elle avait connu les deux guerres.

 Genevièbe Aimée nous livre une page de  vie qui se déroule à la campagne, dans la Brie. Vie simple au rythme des travaux  des champs et de la ferme. Vie de peur  qui s'écoule  au rythme des guerres  entre l'enfance et son mariage.

Témoignage poignant  de sincérité, Geneviève Aimé plonge son beau regard bleu dans notre âme qui n'est ni une plainte ni une colère, simplement le souvenir de sa vie qu'elle raconte  avec minutie comme le soleil qui se lève le matin annonciateur d'un autre jour. Jour suspendu entre joies et peines dans un pays en guerre.

 

"Je suis née en 1913, dans un petit village de la Brie. A cet endroit, le calme plat des longues plaines, qui fait onduler la richesse des champs de blé en de mouvantes vagues dorées au temps des moissons, se trmine en terrains plus accidentés, agrémentés de petits vallons coupés de bois où serpentent de petits ruisseaux.

Ces ruisseaux ! Leurs doux murmures ont bercé mon enfance,  puisque l'un deux bordait la minuscule propriété où j'ai vu le jour.

Mon village, planté en croix dans la pente d'un  de ces vallons, possédait quatre rues partant d'une petite place où l'église et son clocher dominaient le tout. La mairie et l'école faisaient face à l'église.

Non loin de là, deux lavoirs ;    l'un couvert pour les jours de pluie, l'autre au gré du soleil et du vent, réunissaient les femmes et les filles du village.

Là, à grand coup de battoirs, d'éclats de rire, voir même de quelques disputes, elles blanchissaient le linge et noircissaient quelque peu les gens.

Quand un événement un peu important se produisait dans le pays, il se trouvait toujours quelques pièces un peu sales à laver afin de pouvoir les commenter chacune à sa façon.

Nous, les jeunes, nous n'avions guère le droit à la parole ; il fallait surtout surveiller notre manière de faire car le regard des plus âgées avait vite fait de déceler le linge n'étant pas sur le bon sens, pas assez frotté, pas assez rincé.

Nous essayions bien de nous grouper , afin de parler  de nos petits secrets à nous,  du dernier bal, du prochain ; ce n'était  pas toujours facile, ces dames  avaient le monopole des palces, c'était selon leur bon gré.

Un peu plus loin, le maréchal- ferrant;  aux coup du lavoir répondait le martélement de l'enclume. C'était un des bruits les plus familiers du village ; dès l'aube, il se faisait entendre.

A cette heure, matinale, c'était  les gais  cocoricos des maîtres des basses-cours saluant l'aurore qui lui faisaient écho".

Ma vie n'est qu'un seul jour

Geneviève Aimée - édition Christian de Bartillat - Presse du Village

La forêt de Fontainebleau a été au debut du XIXème siècle la grande inspiratrice des poètes et des écrivains.

En 1804, Sénancour  publie Oberman  qui  remporta les faveurs des romantiques.comme Sainte Beuve , Charles Nodier ou George Sand qui le qualifie "d'admirablement mal écrit".... .

 Dans son roman, Sénancour,  magnificie  la forêt de Fontainebleau à qui il confia ses peines, ses chagrins, ses tourments enfiévrés comme ses rêveries passionnées.

LETTRE XXIV

Lorsque les frimas s'éloignent, je m'en aperçois à peine ; le printemps passe, et ne m'a pas attaché ; l'été passe, je ne le regrette point. Mais je me plais à marcher sur les feuilles tombées, aux derniers beaux jours, dans la forêt dépouillée. D'où vient à l'homme la plus durable des jouissances de son c?ur, cette volupté de la mélancolie, ce charme plein de secrets, qui le fait vivre de ses douleurs et s'aimer encore dans le sentiment de sa ruine ? Je m'attache à la saison heureuse qui bientôt ne sera plus : un intérêt tardif, un plaisir qui paraît contradictoire m'amène à elle alors qu'elle va finir. Une même loi morale me rend pénible l'idée de la destruction, et m'en fait aimer ici le sentiment dans ce qui doit cesser avant moi. Il est naturel que nous jouissions mieux de l'existence périssable, lorsqu'avertis de toute sa fragilité nous la sentons néanmoins durer en nous. Quand la mort nous sépare de tout, tout reste pourtant ; tout subsiste sans nous. Mais, à la chute des feuilles, la végétation s'arrête, elle meurt ; nous, nous restons pour des générations nouvelles, et l'automne est délicieuse parce que le printemps doit venir encore pour nous. Le printemps est plus beau dans la nature ; mais l'homme a tellement fait que l'automne est plus douce. La verdure qui naît, l'oiseau qui chante, la fleur qui s'ouvre ; et ce feu qui revient affermir la vie, ces ombrages qui protègent d'obscurs asiles ; et ces herbes fécondes, ces fruits sans culture, ces nuits faciles qui permettent l'indépendance ! Saison du bonheur ! je vous redoute trop dans mon ardente inquiétude. Je trouve plus de repos vers le soir de l'année, et la saison où tout paraît finir est la seule où je dorme en paix sur la terre de l'homme.

La forêt de Fontainebleau, c'est aussi la terre d'amour et de passion  de deux amants célèbres : Alfred de Musset et George Sand.  Ils s'y rendent du 5 au 13 août  1833.et demeurent à l'hôtel  Britannique , rue de France..."Situé au carrefour de la Fourche où commence la route d'Arbonne, cet hôtel était à environ une heure de marche des rochers de Franchard" (correspondance de george Sand, tome II, notes pp. 397.398.

les rochers de Franchard est un lieu mythique.Il symbolise la  passion amoureuse mais aussi le romantisme . Ici c'est l'ombre de Musset qui une nuit se promène dans la forêt et sera victime d'hallucination  qu'il  transcrira plus tard dans son poème : la nuit de décembre. George Sand   mentionne également cette escapade à Fontainebleau et sa liaison avec Musset dans "Elle et lui".

En 1835, dans une correspondance qu'elle envoie à Musset, George Sand note :

"veux-tu que nous allions nous brûler la cervelle ensemble à Franchard ? (corrspondance de George Sand, tome II, pp. 796-797.)

Musset reviendra souvent à Fontainebleau  en venant soit de Paris ou de Melun et il immortalisera dans un beau sonnet  " le poème du souvenir" sa relation avec George Sand.

Mais, nouvel été, nouvel amour  pour George Sand. Elle retourne au même hôtel Britannique mais avec le comédien Bocage en juillet 1837.  Dans son roman  " La Filleule"qu'elle publie en 1853, Sand, donne une vision bucolique de la campagne à fontainebleau  où vit son héroîne, Anicée de Saule

Nouveau retour en 1856 mais cette fois avec  le graveur Alexandre Manceau  qui note dans son agenda le jeudi 20 mars 1856 ; " Arrivée à Fontainebleau à 1 h. Installation à l'hôtel de France vis à vis du château"... 

Et George Sand décrire le 23 mars : "Nous rejoignons la voiture à 2h1/2. Elle nous conduit à franchard. les abords en sont devenus un peu trop guinguette. Il y a trop de noms et de devises sur les rochers. Il y en a trop partout, excepté à Arbonne où il n'y en a pas un seul. Franchard est toujours magnifique".

L'école de Barbizon attire les hommes de lettres et de nombreux écrivains Le premier fut Murger auteur de Adeline Protat, puis Michelet qui vient d'écrire sa préface "l'insecte". Et pendant ce temps Demecourt, ouvre au public l'accès de la forêt en créant de nombreux sentiers...

L'impératrice Eugénie et sa cour raffole de Fontainebleau et entraine dans un tourbillon notre Mérimée.

Maupassant écrit "Notre coeur " en 1890 : "chacun tient à conduire un de ses personnages à Fontainebleau pour que la forêt servit de cadre à une aventure sentimentale'.

       

 

page 89 chapitre XII Jehan de Brie- Le Bon Berger

transcrit en français moderne par Michel Clévenot - Les Presses du Village- Etrepilly

 

Au mois d'avril, le berger doit se lever très matin pour aller voir ses brebis et ouvrir les portes et fenêtres des étables pour leur donner l'air du matin, car il leur fait grand bien. Et le berger doit examiner les champs pour connaître la qualité du temps. Sil fait bon paître, il doit aussitôt faire sortir  ses brebis et lesz mener en pâture. Qui fréquente les champs doit faire bien attention auw vents et aux nuages : car il y a certains vents qui chassent les nuages et les brumes de devant la face du soleiln ce qui fait que l'air devient pur et et serein et qu'ils fait beau temps mais certains autres couvrent l'air de nuages et aamènent la pluie, en particulier un vent que l'on appelle plougel, qui vient de l'occident et qui rend le temps pluvieux par son souffle.

Souvent aussi,  pendant ce mois d'avril, on voit venter et souffler  un vent que l'on nomme galerne, qui vient du septentrion, entre occident  et bise, plus frequemment  qu'aucun  des autres et que les bergers maudissent ainsi que le pays d'où il vient.

En général, le berger doit faire attention aux temps et aux vents, tant au mois d'avril qu'aux autres mois de l'année.  Et il doit  évfiter de mener paître ses brebis  contre le vent de solerre, que certains appellent  Nord, qui vient du côté de midi et qui est  très nuisible  et dommageable aux brebis, car il les fait enfler par son esprit  et son souffle. Aussi le berger doit-il l'éviter autant qu'il peut, car il arrive souvent que, quand les brebis  en sont enflées, il faut y apporter  remède par saignée  ou autrement. Ci-après, nous aprlerons  plus complétement des soins et des saignées.

 

Texte libre



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Infos pratiques

11 juin - 21 septembre 2008
mercredi au dimanche
14 h à 19 h
(fermé le 13 juillet)



Tarif
4 euros
Tarif réduit
2 euros
Conférence
5 euros
Visite guidée individuelle
7 euros
Visite guidée groupe
5 euros
(groupe de 10 personnes minimum)
Ateliers
5 euros


Musée Gatien-Bonnet
salle de la Gourdine / square Foucher de Careil
77400 Lagny-sur-Marne /
à 28 km de Paris


Renseignements et réservations
01 64 30 30 78
musee-gatien-bonnet@lagny-sur-marne.fr
www.lagny-sur-marne.fr






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