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LES TEMPLIERS EN BRIE 

   
Ce mois-ci : l'abbaye de Citeaux


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Le château de Crécy passa  ensuite aux mains de Robert II comte de Dreux et de Brie ; il  est le fils de Robert 1er comte de Dreux et d'Agnès de Baudémont, dame de Braine. Il est né en 1154 et meurt le 28 décembre 1218.

Il participe à la troisième croisade et une fois revenu en France, il combat les anglais entre 1195 à 1198 , puis emmène ses troupes en 1210 à la Croisade des Albigeois.

Son frère, Philippe, évêque de Beauvais l'appelera en renfort pour lutter contre le comte de Boulogne.

Puis sa dernière grande bataille, sera Bouvines en 1214.

Il se marie en 1178 avec Mahaut de Bourgogne  pour finalement se séparer en 1181, sans postérité.

La deuxième épouse sera  Yolande de Coucy  en 1184.

C'est Alix  ou Adéaïde (1189-1258) sa fille qui reprend le château de Crécy.

 Mariée vers 1200 à Gautier IV de Bourgogne († 1219), seigneur de Salins, puis en 1221 à Renaud III de Choisel (1195 † 1239)

Puis c'est Beaudouin VIII  de Hainaut allié à la famille de Beaujeu qui succède comme châtelain de Crécy.

Maintenant, nous arrivons à la célèbre maison de Châtillon sur les terres de Crécy.

En 1216, cete famille fonde dans le château de Crécy, une très belle chapelle en remplacement de l'église paroissiale et collégiale Saint Georges de Crécy complétement en ruine.

 (à suivre)

 

carte de la bataille de Bouvines :  home.eckerd.edu/~oberhot/bouvine

 

 

 

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Je vous propose de découvrir le teméraire Hugues de Crécy  par les soins de Suger

SUGER nous conte l'histoire de la prise du château de la Ferté-Baudoin, tenu par Gui le Rouge et son fils Hugues de Crécy, afin de libérer le comte de Corbeil et Anseau de Garlande:

Or donc Louis, roi de France par la grâce de Dieu, ne put perdre l’habitude qu’il avait prise dans sa jeunesse, je veux dire celle de veiller sur les églises, de protéger les pauvres et les indigents, de travailler sans cesse à la paix et à la défense du royaume.

Gui le Rouge, dont il a été parlé plus haut, et son fils Hugues de Crécy, jeune homme intelligent, preux aux armes, mais fait pour le pillage et l’incendie et très prompt à jeter le trouble dans tout le royaume (1), ne cessaient de contester la supériorité royale, à cause de la rancune accumulée en leur coeur par la honte d’avoir perdu le château de Gournay. C’est ainsi que Hugues ne voulut même pas épargner son frère le comte de Corbeil, Eudes (2), duquel il n’avait reçu aucune assistance dans sa lutte contre le roi. Il tendit un piège à sa simplicité. Un jour que le comte Eudes avait décidé de chasser tranquillement chez lui, il s’aperçut, l’imprudent, de ce que la communauté de sang engendre en fait de réalités et d’espoirs quand l’envie l’a corrompue. Enlevé par son frère Hugues, il fut enfermé au château qu’on appelle La Ferté-Baudouin (3). On lui mit des entraves et des chaînes; aurait-il même eu le moyen de se tirer d’affaire qu’il ne l’eût pu qu’en faisant la guerre au roi.

En présence de cette extraordinaire folie, les gens de Corbeil, en grand nombre - car la châtellenie était riche en antiques et nobles chevaliers (4) - recoururent à l’asile ouvert à tous de la majesté royale. Prosternés aux genoux du roi, ils lui firent savoir, au milieu des larmes et des sanglots, la captivité du comte et les motifs de cette captivité, le priant et suppliant d’employer sa puissance à le délivrer. Sa promesse leur ayant fait concevoir l’espoir de la libération, leur colère s’adoucit, leur douleur fut soulagée; à l’envi ils cherchèrent par quel procédé, à l’aide de quelles farces, ils pourraient recouvrer leur seigneur. La Ferté-Baudouin appartenait à Hugues non pas en vertu d’un droit héréditaire, mais par l’occasion d’un certain mariage avec la comtesse Adélaïde, qu’il avait répudiée tout en gardant son château (5). Des gens de La Ferté, conférant avec quelques-uns de Corbeil, promirent sous la foi du serment de les recevoir dans le château, non toutefois sans prendre leurs précautions.

Le roi, qui s’était laissé persuader par ceux de Corbeil, s’avançait en hâte; pour éviter que la nouvelle ne s’ébruitât, il n’avait avec lui qu’une petite poignée de chevaliers de sa cour (6). Assez tard, alors qu’on bavardait encore autour des feux dans le château, ceux qui avaient été envoyés en avant, c’est-à-dire Anseau de Garlande sénéchal (7), choisi à raison de sa vaillance et les hommes d’armes, environ quarante, qui l’accompagnaient, furent reçus par la porte qui avait été indiquée et firent de vigoureux efforts pour s’en emparer. Mais la garnison, surprise du hennissement des chevaux et du tapage inopiné que les cavaliers faisaient, bondit à leur rencontre. Entre les ouvertures opposées le chemin était resserré. Ceux qui étaient entrés ne pouvaient pas aller ou revenir à leur guise; ceux de la ville, placés devant les portes, ce qui ajoutait à leur audace, les taillaient en pièces à leur aise. Les premiers, plongés dans les ténèbres et desservis par l’étroitesse de la place, n’eurent pas la force de tenir le coup plus longtemps; ils regagnèrent la porte. Mais Anseau, emporté par son courage, rétrogradant et s’immolant, ne put y atteindre; l’ennemi l’y avait devancé. Ainsi surpris, il occupa bien la tour du château; mais ce ne fut pas comme seigneur, ce fut comme prisonnier, en compagnie du comte de Corbeil. Pareille était leur douleur, non pareille leur crainte, puisque l’un c’était la mort, l’autre le déshéritement seulement qu’il redoutait. Ainsi pouvait-on leur appliquer le vers : « Carthage et Marius se consolèrent de leur destin (8) ».

Quand, avec la clameur des fugitifs, le bruit de cette rencontre fut arrivé aux oreilles du roi qui accélérait sa marche, il fut bien fâché de s’être laissé retarder et écarter de sa route par la gêne que lui causait la nuit noire. Il sauta sur un cheval très rapide et s’efforça d’aller audacieusement porter secours aux siens en se précipitant par la porte. Mais la porte était fermée à clef. Repoussé sous une grêle de traits, de coups de lances et de pierres, il se retira. Consternés de douleur, les frères et parents du sénéchal captif se jetèrent à ses pieds : « Ayez pitié de nous, disaient-ils, glorieux et vaillant roi, parce que, si cet abominable Hugues de Crécy, cet homme de rien, assoiffée de sang humain, venant ici ou emmenant là-bas notre frère, peut mettre la main sur lui de quelque manière que ce soit, il se jettera bien vite à sa gorge, sans aucun souci du châtiment qui l’attend dans le cas où, plus féroce que le plus féroce, il le ferait périr de malemort (9)».

Cédant à cette crainte, le roi fit donc rapidement entourer le château, obstruer les voies qui menaient aux portes, établir en cercle quatre à cinq bastilles, et, en même temps qu’il usait des forces du royaume, il payait de sa personne pour la reprise des prisonniers et du château. Cependant Hugues, qui s’était d’abord fort réjoui de la capture, se sentit glacé de peur à l’idée qu’on allait lui arracher ses prisonniers, lui enlever son château. Dans son anxiété il se mettait en peine d’un stratagème qui lui permît d’entrer tantôt à cheval, tantôt à pied, il prenait tour à tour les dehors changeants et menteurs d’un jongleur et d’une courtisane.

Un jour qu’il donnait toute son attention à cette affaire, du camp on le remarqua, on sauta sur lui. Impuissant à soutenir cette attaque meurtrière, il demanda son salut à la fuite. Tout à coup, parmi les autres et devant les autres, voici, emporté par l’élan de son coeur et de son cheval, Guillaume, frère du sénéchal prisonnier, chevalier élégant, preux aux armes, qui s’acharne vigoureusement contre lui et essaie de le mettre dans l’embarras (10). La vitesse de sa course eût suffi à le distinguer. Hugues l’aperçut; brandissant sa lance, il la tournait souvent dans sa direction; mais, dans sa crainte de ceux qui suivaient, il n’osait pas s’attarder et se remettait à fuir. Toutefois il était d’une habileté étonnante et hors de pair; s’il lui avait été possible de s’arrêter pour lutter seul à seul, il eût fait éclater la hardiesse de son coeur, soit en remportant un trophée de duel, soit en s’exposant au péril de mort, et y eût gagné un admirable renom. A plusieurs reprises il lui arriva, ne pouvant du tout éviter les villages situés sur la route ni échapper à l’attaque des ennemis qu’il rencontrait, de s’en tirer par une feinte trompeuse : il se donnait pour Guillaume de Garlande s’écriait bien haut qu’il était poursuivi par Hugues, invitait les gens, de la part du roi, à barrer le passage à ce dernier comme à un ennemi. Par ces stratagèmes et d’autres pareils, grâce à ses ruses de langage et à la vaillance de son coeur, il réussit dans sa fuite à se jouer à lui tout seul d’une multitude.

Quant au roi, ni cette occasion ni aucune autre ne le fit renoncer à l’entreprise du siège; il resserrait le blocus, il fatiguait la garnison. Il ne cessa ses attaques qu’après un assaut donné à l’insu des chevaliers, grâce à une machination ourdie par une partie des gens de la place et après avoir par sa puissante valeur rendu la capitulation inévitable. Dans le tumulte, les chevaliers, fuyant vers le donjon, ne s’occupèrent que de sauver leur vie, non d’échapper à la captivité; le fait est qu’enfermés là dedans ils se trouvèrent hors d’état et de se protéger vraiment et de sortir de quelque façon que ce fût. A la fin, certains étant tués, davantage encore blessés, ils se rendirent, eux et le donjon, en se soumettant à la décision de la majesté royale, non sans le conseil de leur seigneur. Ainsi, « à la fois débonnaire et criminel en une seule et même action (11)» il restitua, avec autant de sagesse que de clémence, un sénéchal à lui-même, un frère à des frères, leur comte aux habitants de Corbeil. Parmi les chevaliers qui se trouvaient à l’intérieur, il y en eut qu’il déshérita, ravageant leurs biens, d’autres qu’il entreprit de punir très sévèrement, leur infligeant, pour terrifier leurs pareils, le tourment d’une incarcération prolongée. C’est ainsi que par une si belle victoire obtenue de Dieu contre l’opinion de ses rivaux, il ennoblit grandement les prémices de son règne (12).

Notes:

1) Le chroniqueur de Morigny (édition Mirot, page 22) parle de lui à peu près dans les mêmes termes : « Homme hardi et de main prompte, hypocrite et dissimulateur en toute espèce de matières, oppresseur des pauvres, tueur de paysans par cupidité » (Vir audax et manu promptus, simulator et dissimulator cujusvis rei, oppressor pauperum et agricolarum cupidus interemptor). - Gui, comte de Rochefort (Seine-et-Oise, canton de Dourdan), surnommé le Rouge à cause de la teinte de ses cheveux, frère de Milon le Grand. Voir un tableau généalogique des familles de Montlhéry et de Rochefort dans A. Fliche, Le règne de Philippe Ier, page 321, note 2.

2) Ils avaient la même mère, Adélaïde de Crécy, laquelle, veuve de Bouchard II de Corbeil, avait épousé Gui de Rochefort, dont elle avait eu comme fils Hugues.

3) Aujourd’hui la Ferté-Alais, Seine-et-Oise, arrondissement d’Étampes. Il y a lieu de penser que c’est de la comtesse Adélaïde (Aalez) que vient le nom actuel (Dom Basile Fleureau, Histoire de la ville et du duché d’Étampes, 1683, page 562).

4) Les Grandes Chroniques traduisent : « La chastellerie de Corbueil, qui d’ancienneté est renommée de grant noblesse et de grant chevalerie ».

5) Confusion entre Hugues, fils d’Adélaïde de Crécy, et Gui de Rochefort, son mari, père de Hugues.

6) Voir le récit de l’expédition contre Sainte-Sévère.

7) Au moins depuis l’avènement de Louis le Gros, peut-être même depuis la brouille du roi Philippe et du prince Louis avec les Rochefort pendant l’été de 1107, après l’affaire de Gournay (M. Prou, Actes de Philippe Ier, page CXLI).

8) Lucain, Pharsale, II, 91-92.

9) Ils étaient pourtant beaux-frères, Anseau de Garlande ayant épousé une soeur d’Hugues de Crécy.

10) Guillaume de Garlande; il fut plus tard sénéchal, de 1118 à 1120, après la mort d’Anseau.

11) Ovide, « Métamorphoses », III, 5. Le mot « criminel » s’explique par la méchanceté d’Eudes de Corbeil.

12) D’après la chronique de Clarius (Duru, Bibliothèque historique de l’Yonne, tome II, page 516), le siège de La Ferté-Alais aurait eu lieu « au coeur de l’hiver, sous la neige et les averses » (in ipsa hieme, per nives, per grandines). On peut admettre avec A. Luchaire (Louis VI le Gros, Annales de sa vie et de son règne, Paris, 1890, in-8°, n° 61) la date de décembre 1108.

Sources: « Suger - Vie de Louis VI le Gros », éditée et traduite par Henri Waquet, archiviste du département du Finistère, « Les Classiques de l’Histoire du Moyen Âge » publiés sous la direction de Louis Halphen, Tome 11, Paris, Librairie Ancienne Honoré Champion, éditeur, 1929, pages 89 à 97.

 



 

    Livre des sources médiévales: [xyxy]: text sources from the now defunct Arisitum website. Contact Paul Halsall, halsall@murray.fordham.edu if any text is here improperly.

    These sources are now part of the Internet Medieval Sourcebook.

PARIS (AFP), 12:38
 
© AFP
Le bateau de Maud Fontenoy le 12 février 2007 après son démâtage dans l'océan Indien
Le bateau de Maud Fontenoy le 12 février 2007 après son démâtage dans l'océan Indien

Maud Fontenoy est parvenue à échapper au cyclone "Humba", qui évolue en travers de sa route vers La Réunion, au milieu de l'océan Indien, a-t-elle indiqué lundi à l'AFP.

"Je l'ai contourné par le nord. J'ai ainsi du rallonger ma route, mais je ne pouvais pas prendre le risque d'affronter des vents de 150 km/h avec mon gréement de fortune", a déclaré la navigatrice, jointe par téléphone satellite.

Son voilier "L'Oréal Paris" qui avait démâté le 10 février dernier, pique maintenant plein ouest sur l'île de La Réunion, distante encore de quelque 3.500 km.

"J'ai récupéré des vents de 35 nds (70 km/h) et j'avance à environ 5 nds (10 km/h). Je surveille ma réserve d'eau qui baisse dangereusement. C'est mon principal souci aujourd'hui. Si je traîne encore, je devrai compter sur l'eau de pluie".

Mais Maud qui ne devrait pas arriver à La Réunion -point de départ le 15 octobre 2006 de sa circumnavigation à contre-courant des vents dominants- avant la fin du mois de Mars, n'est pas à l'abri d'autres mauvaises rencontres cycloniques.

"Cette année, l'activité dépressionnaire tropicale est particulièrement intense sur l'océan Indien, précise-t-elle. J'ai beaucoup pensé à mes amis de la Réunion qui ont souffert cette nuit du passage de +Gamède+. Je croise les doigts pour la fin de mon périple. Mais j'ai le sentiment d'aborder enfin la dernière ligne droite", a-t-elle conclu.

C'est à partir du VIIème siècle que le nom de Crécy est mentionné dans la chronique de Frédégaire. C'est également sur des monnaies mérovingiennes que l'on peut voir Criscecus, Crideciacovico qui devient ensuite Creciacum nom d'un  domaine gallo-romain.qui était une exploitation agricole d'une grande fertilité qui s'étendait dans une boucle du  Morin à l'emplacement  du hameau actuel de Saint Martin.

On retrouve dans les textes du Moyen-Âge la mention de Vieux-Crécy qui possèdait une église dédiée à saint Pierre et qui était reliée par un pont. Dans un document de 1248, on signale encore ce pont, à la rive droite du Morin. A cet endroit se trouvait une chapelle Saint Marie - qui fut remplacée au XIIIeme siècle par l'église actuelle de La Chapelle. Il y avait également un petit château fort sur un lieu appelé Vignoly  qui est signalé encore au XIIème siècle  et qui a aussi probablement une origine gallo-romaine.

On peut penser que la première forteresse fut construite entre le IXème  et le Xèmesiècle. Les premiers seigneurs avaient choisi un petit îlot de 6 arpents formé par la rivière  sur la rive droite, face aux premières habitations. petit à petit, les nouvelles cosntructions se formèrent autour de cette forteresse afin d'obtenir la protection.

Les Normands envahissent les bords de Seine, La Loire et la Marne. Les alentours de Meaux furent pillés et ruinés. Crécy fut complétement saccagé,  mais le château semble peu avoir souffert de cette invasion des Normands. Peu à peu la seigneurie est reconstituée à Crécy, grâce aux nouvelles habitations vassales et la prospérité s'installa dès la fin du Xème siècle.

Lors du démembrement du Xème siècle, la terre de Crécy fut donnée aux ancêtres des Montmorency, les Bouchard, seigneurs de Melun.

Le château de Crécy qui appartenait à Isabelle de Crécy fut apporté en dot à Bouchard II comte de Corbeil

Élisabeth, sa seconde femme, s'identifie avec " Isabeldis, comitissa de Creciaco castro " qui, veuve de Bouchard II de Corbeil, assista à la première messe célébrée par saint Gautier, abbé-fondateur de St-Martin-de-Pontoise, sur l'autel de St-Nicolas de Morcerf (Cartul. de St-M. de P., p. 10, noxi).(Le récent mémoire de M. Estournet sur Bouchard II, comte de Corbeil dans les publications de la Société du Gâtinais)

En seconde noce La Dame de Crécy épouse Guy le Rouge, comte de Rochefort .On cite le mariage avant 1063.

Le comté de Rochefort était une des puissantes  seigneuries à l'époque féodale. L'implantation stratégique de ses nombreux châteaux  lui donnait une importance capitale dans la communication de Paris  en passant par Chârtres et Orléans.

La possession de cette place forte complétait favorablement un ensemble de forteresses qui à l'est entourait le domaine royal d'Ile de France qui appartenait aux Rochefort et parents alliés. Durant cette période, on a affaire à des seigneurs turbulents et violents qui défendent leur indépendance. Philippe 1er et Louis VI  le Gros savaient qu'ils devaient se concilier ou les réduire à merci.

 

 Guy de MONTLHÉRY, surnommé le Rouge,(à cause de ses cheveux rouges) comte de Rochefort en Yveline, seigneur de Gournay-sur-Marne et de Crécy-en-Brie,eut la confiance et l'amitié de Philippe 1er et  fut  élevé à la dignité de sénéchal de France  vers l'an 1093. Il se démit de cette charge pour suivre la croisade en 1097. et fut rétabli au retour de cette expédition au commencement de l'an 1100. Le roy l'envoya en 1107. à la Charité sur Loire pour recevoir le pape Paschal II. qui était entré en France. Sa fille Luciane ou Lucienne de Rochefort était fiancée au prince Louis. Ce voyage fut suivi de la dissolution du mariage contracté par sa fille avec le roy Louis le Gros en 1104. Guy de Montlhéry   fut si  touché  par les intrigues et les complots supportés par sa fille qu'il se retira de la cour après avoir donné la démission de sa charge, laquelle fut donnée à son fils. Il mourut avant le mois d'août 1108. et fut enterré au prieuré de Gournay qu'il avait fondé.

C'est de cette époque que Crécy fut dotée d'une redoutable défense.

 

 Hugues fit creuser des petits bras de rivière , ceintura  la petite ville de remparts percés de quatre portes avec pont-levis  qui donnaient acès aux  portes de Meaux, de la Chapelle, de Dam-Gilles et la Porte Marchande.

A l'intérieur de la ville, il y avait aussi d'autres portes avec ponts -levis sur le brasset qui séparaient la ville en deux places fortifiées : le bourg  et le quartier du Marché.

La seigneurie de Crécy avait le titre de Comté, ce qui rattachait un nombre très importants de fiefs, englobant la forêt de Lubeton ( forêt de Crécy), d'où droits et privilèges.

On a vu au début de l'article que le château était très ancien. Il avait comme tout château féodal, une herse, un donjon, fours et moulins atttenants. Des modifications s'imposèrent dès le XIIe siècle dans sa restauration. Hugues de Crécy lui flanqua un double cordon de tours et de remparts.   

 Hugues de Crécy était  aveuglé par la vengeance pour l'affront fait à sa soeur Luciane. Il s'égara souvent  dans des actes barbares. Puis repentant, entra dans l'ordre de Cluny  en 1128, devenant un moine exemplaire. Il devint l'ami et le conseiller de Pierre le Vénérable.

Pierre le Vénérable de son vrai nom Pierre Marie de Montboissier (1092-1156) est issu d'une famille  auvergnate de haut rang du comte Pierre-Maurice de Montboissier et de Raingarde de Saumur qui entra dès qu'elle fut veuve au monastère de Marcigny, non loin de Semur en Brionnais en 1114 comme cellerière.

C'est ici à Cluny, que Hugues de Crécy  termina ses jours. Il confia à Luciane tous ses biens. Celle-ci épousa Guichard III de Beaujeu en 1107.  Plus tard, au décès de Guichard III en 1137,  le château de Crécy passa aux mains de leur fils, Humbert III de Beaujeu (1120- 1174)qui confia  la terre de Crécy à un vicomte alors qu'il partait pour la Terre Sainte. (à suivre)

 Blason de la famille de Beaujeu

les sources et biographies seront données à la fin de cette étude sur Crécy la Chapelle

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