AU COEUR DE MON ENFANCE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE
Gnostique : du grec gnosis, connaissance
Mouvement de différents courants de pensées à la fois religieux et philosophiques.
La connaissance seule permet à l’âme mariée à l’esprit de remonter vers le Dieu véritable.
Cette connaissance est réservée à une élite initiée aux mystères de la Gnose.
Les adeptes recherchent la connaissance absolue :
Par la connaissance, l’adepte trouve sa vraie place dans le monde
qui ne peut que le libérer de ce monde puisqu’il lui apporte un état de conscience et donc constitue pour lui le salut.
C’est un enseignement spirituel qui raconte le destin de l’âme.
La nature humaine du Christ est niée par les Gnostiques, car pour eux, c’est une apparence.
Le corps de gloire est immatérialité.
Ces deux points font des Gnostiques des hérétiques.
Le Christianisme croit en la résurrection des morts.
« Si le Christ n’est pas ressuscité des morts, votre foi est vaine »
« Le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui sont morts ».
L’église n’admet pas la réincarnation mais parle de résurrection, car pour elle, la résurrection ne peut s’accomplir que dans un corps de chair dit l’église, mais une chair incorruptible.
Pour le Gnostique, le mot corps est un symbole qui exprime une réalité et qui peut êtrela Gnose elle-même.
LA REINCARNATION
A partir du IIème siècle, cela sera le souci majeur chez certains théologiens d’en faire la réhabilitation.
L’homme est constitué par l’union de « l’âme et du corps ».
Ce que reprochera Irénée aux gnostiques :
« Puisque le corps a été tiré de la Terre, il lui est impossible d’être sauvé »
et l’Eglise d’affirmer : « en état d’être immortel »
ou encore : « qu’il est nécessaire de lutter contre le démon contenu dans le corps, de le spiritualiser ».
Peut--t-il y avoir maintien de l’individualité lors de la résurrection ?
Si on va dans le sens qu’il y a une séparation du corps et de l’âme, on est en droit de se poser aussi cette question :
L’existence individuelle est-elle liée à l’âme ou corps ?
Existence individuelle liée à l’âme :
la résurrection est individuelle et le corps de gloire devient là une réalité.
Existence individuelle liée au corps :
La résurrection en chair devient là un symbole. C’est le « Grand Tout » qui donne accès à un mode de vie d’existence non individuel.
Cette idée est complètement impossible pour l’Eglise. La Gnose a exploré tous les chemins de la spiritualité et sera à l’origine de presque tous les courants de l’ésotérisme chrétien.
La Gnose dans son système de pensée intègre le principe féminin.
La Trinité pour les Gnostiques est Père Mère Fils, car Dieu génère un monde qui ne peut se faire sans le concours d’un Esprit femelle.
Tandis que la pensée Judéo-chrétienne se réfère à la Trinité par Père Fils Saint Esprit.
La femme dans la doctrine gnostique est en égalité avec l’homme.
Dans le courant du IIème siècle, apparaît l’ordonnance apostolique de l’Eglise qui va se justifier de ce rejet de la femme en imputant pour ainsi dire la faute à Marie-Madeleine elle-même.
MARIE MADELEINE, HERITIERE DE LA LUMIERE ?
Des écoles gnostiques comme les Ophites du grec ophis, serpent, attribuent leur savoir à Marie- Madeleine.
Le fait qu’ils faisaient remonter leur sagesse secrète à une femme appelée Marianne, à laquelle Jacques, le frère du Seigneur, aurait transmis les doctrines, montre également qu’on est ici en présence d’un placage chrétien sur un motif préchrétien. Cette Marianne est très probablement Marie-Madeleine, note H. Leisangang (La Gnose).
Ou encore :
Celse connaît déjà des hérétiques qui tirent leur origine de Marianne (Origène, Contra Celsum V 63)
Un épisode rapporté entre la résurrection et l’Ascension dans l’Evangile de Marie :
« Alors Marie se leva, les embrassa tous, et dit à ses frères : ne pleurez pas, ne soyez pas dans la peine et dans le doute, car sa grâce sera avec vous toute entière et vous protégera. Louons plutôt sa magnificence de nous avoir tenus prêts et faits homme ! »
« Cela dit Marie retourna leurs cœurs vers le Bien et ils se mirent à commenter les paroles du Sauveur » (codex de Berlin – écrits gnostiques).
Dans cette scène, Marie apparaît comme le véritable successeur du Christ. Porteuse des paroles cachées du Christ, elle entame son enseignement.
L’idée d’union des contraires est une partie du système gnostique.
La séparation des principes mâle et femelle est cause de mort : si la femme ne s’était pas séparée de l’homme, elle ne serait pas morte avec l’homme. Sa séparation a été à l’origine de la mort ( Scoppellio Madeleine- Les Gnostiques)
C’est par cette conception que Marie-madeleine est l’héritière du Christ : Le Christ assure le salut de l’homme par son union mystique avec Marie-Madeleine. Unissant le masculin
et féminin, il rachète la malédiction édénique. La Mission du Christ sur la terre est ainsi indissociablement liée à Marie-Madeleine qui est sur Terre son égale (Christian Doumergue)
Les Cathare concevaient que Marie-Madeleine était l’épouse de Jésus.
C’est un des nombreux traits d’union entre les Cathares et les Gnostiques, puisque le catharisme est un mouvement d’essence gnostique et se définissent comme de vrais chrétiens.
Jean Duvernois, dans son livre sur la religion des Cathares dit que si: « L’église n’était pas l’Eglise, car si on la fermait et que nul n’y entre, il y viendrait des ronces et elle serait déserte. Seuls les parfaits étaient la vraie Eglise de Dieu ».
Marie de Mazan
Source : Y a-t-il une vérité de Jean Dauzat – Les Grandes réponses de
la Philosophie
L’aventure spirituelle des Sociétés Initiatiques de Jean-Luc Caradeau
L’évangile Interdit de Christian Doumergue édition Ch. Lacour
L’initiation de Rudolf Steiner
L’Aventure Chrétienne de Jean de Berr
Le Catharisme, hérésie chrétienne ou religion ancestrale ?(Bulletin national des études Cathares)
Ce que refuse l’Eglise dans son fondement, c’est la séparation radicale de l’âme et du corps. Le corps pas plus que la matière ne peut être mauvais puisque qu’il est création, œuvre du Dieu Unique.
Je voudrais vous livrer une réflexion aujourd'hui sur l'utilisation de l'image de Jesus de la préhistoire à nos jours.
Tout le monde connait les dessins préhistoriques qui à l'âge de pierre ornent les grottes. On s'aperçoit que quand l' être humain n'a pas de mots pour exprimer un ressenti pour faire comprendre son langage, il utilise l'image comme processus pour nous inviter à comprendre le sens et divulguer la notion de comprehension.
L'image du Christ est une parabole de vérité en tant que chef-d'oeuvre.
Il permet de véhiculer un message de comprehension et de se mettre à la portée de chacun sur les sujets les plus importants. pour aider au développement de l'esprit de l'être humain.
Mais ce qui est étonnant , c'est que le Christ , emploi des "images parlées" , des images vivantes qui touchent par une forme poétique le coeur de l'homme : "Le royaume des Cieux est semblable à un filet que l'on jette dans la mer..."
C'est une image parlée que l'on perçoit avec les yeux car elle exprime le quotidien de l'homme, et par ce biais, fait appel à la mémoire de l'homme, de sa conscience qui s'approprie naturellement ce message comme une expérience vécue.
Mais est-ce que le message du Christ voulait donner une idée "visible" de ce que l'homme pouvait s'apporter à lui-même ?
La simplicité du langage imagé du Christ n'était-elle pas pour acceder à notre conscience suspérieure d'une qualité de vie qui passe par l'âme et l'esprit ?
Comment toucher ce monde de l'esprit et ce monde de l'âme tout en étant dans le monde terrestre ?
En réfléchissant un peu, on s'aperçoit que toute création a besoin de plusieurs plans, qui définit aussi les limites. Il en est de même pour notre esprit qui a besoin de passer par plusieurs paliers en créant une image intérieure pour qu'il puisse passer de la valeur matérielle à la transformation en valeur spirituelle.
La façon de s'exprimer du Christ en langage imagé était nécessaire pour transcender et vivre la vie come un chef-d'oeuvre, tout en étant à la portée de tous dans le langage le plus simple pour toûcher l'esprit et l'âme de l'homme.
L'image, ne peut pas être dissociée de l'évolution de l 'être humain.
Il est très rare qu'un peuple se soit délibérément détourné de toute reproduction par l'image. Si ce fut le cas, comme les Israélites, ce fut simplement parce que pour eux, l'image est esprit et donc force magique d'où une crainte qui a fait interdire l'image. Ce peuple était sur le plan spirituel plus développé puisqu'il avait la connaissance d'un Dieu Unique. dans les Dix commandements, le peuple d'Israel avait reçu la défense de se faire une image de Dieu, puisque la dimension humaine ne peut pas imposer une seule représentation absolue de Dieu. " tu ne feras point d'image taillée, ni aucune représentation des choses qui sont là-haut dans les cieux, ici-bas sur la terre, ou dans les eaux au-dessus de la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles et tu ne les serviras point". (Exode 20,4-5)
Le fait de représenter par un dessin, une sculpture, ou une gravure un être et des objets même dans le quotidien fut pour l'homme primitif déjà une aventure magique; reproduire était déjà redonner vie une deuxième fois et de ce fait exprimer une idée de peur, de force, de lutte aussi avec lui-même face à ses croyances.
Mais au cours des siècles les images, les statues eurent le pouvoir de parle, que l'on transforma dans le sens du miracle. Et la croyance attribua à l'image un pouvoir de magie. Et l'homme qui avait créé l'image ne pouvait que s'identifier à l'image et donc subir le même sort qui pouvait arriver à cette reproduction éphèmère.
Cette magie de l'image se dévia par une pratique, une coutume négative pour nuire aux ennemis de l'homme et aussi pour les détruire. Bien présent chez l'homme primitif mais aussi plus près de nous chez certains peuples.
La croyance est devenue un pouvoir sur autrui. celui qui possède l'image a le pouvoir, donc une force surnaturelle qui engendre la crainte et la peur.
Au Moyen-Âge, de nombreuses bulles papales interdisaient l'image car liée à une croyance de pouvoir nuire et détruire l'ennemi en brûlant cette image était très répandue.
Même aujourd'hui, certaines personnes ont le reflexe de ne pas se faire photographier ou même dessiner pour ne pas exposer leur âme, lieu de fragilité, voire de faiblesse.
L'humanité a pris conscience de son entourage uniquement par la représentation visuelle. Et ce n'est que bien longtemps après que le langage est apparu. c'est l'image qui a créé le mot, la langue. Toutes les écritures commencèrent par des hiéroglyphes. Tout a commencé par le dessin.
La succession de paroles forment une image qui est transmise à l'esprit ce qui donne la possibilité de comprendre et de transcrire l'événement.
Dans les anciennes croyances, les défunts continuaient à vivre dans l'image qu'ils représentaient aux yeux des autres. L'image véhicule donc une notion vivante sur l'homme.
Au fil du temps, l'image a subi toutes sortes de tendances spirituelles .Quant à l'image de soi. elle peut être valorisante, comme laide en fonction de l'évolution de la vraie nature humaine et de l'épanouissement de son esprit.
Interrogez-vous sur le pourquoi qu'à certaines époques on a privilégié l'image complète de l'homme ou alors que le buste comme chez les Romains ou encore que la tête chez les Egyptiens....
Trois mille ans plus tard, on proclame la liberté de la conscience humaine et des artistes humanistes comme Dürer pour ne citer que lui, s'exerça à saisir l'âme de la personne dont il faisait le portrait en donnant ainsi une conscience visuelle à celui qui se prêtait à son talent.
Mais le culte des images dans le christianisme déclencha une véritable guerre entre les iconoclastes (qui détruisaient les images représentant un culte) et les iconolâtres (qui adoraient les images) Il a fallu trois synodes et deux conciles pour finalement se rallier au culte des images. cette guerre reviendra à l'époque de la Réforme, mais sera tranchée par un nouveau concile oeucuménique qui justifiera l'usage de ce culte.
Les artistes peintres vont identifier Dieu soit en vieillard, soit sous forme symbolique par une main ou un oeil. Le Saint Esprit est représenté par une Colombe auréolée de lumière, la Trinité par un triangle, par trois cercles enlacés, trois animaux placés en triangle, par une Croix, par trois têtes...
Marie de Mazan - 21 Mai 2006
(à suivre)
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illustration de Marcel Pressac
Aujourd'huy mercredy quinzième jour du mois de Juillet au dit an mil six cent quatre vingt treize par moi prestre Curé de Mauperthuis soussigné a esté bénit une cloche fondue dès l'année 1690 par feu Estienne furey Tondu vivant curé du dit lieu,laquelle a esté appellée Nicole Marguerite Louise et bénite sous l'invocation de Saint Nicolas patron de la De Eglise. le Parrain Messire Louis de Melun Général des Armées du Roy Gouverneur de St Quentin, Capitaine Lieutenant de la première Compagnie des Mousquetaires, seigneur du dit Mauperthuis et la Marraine Madame Marguerite Colbert de Villarcerf femme de Louis François de Besmaux Marquis de Besmaux cornette des chevaux de la garde, seigneur de Pommeuse assisté et en présence de Madame de Mauperthuis de Me Louis de Fouilleuse curé de St Augustin.
Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la
ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan
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