AU COEUR DE MON ENFANCE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE
Le lavoir du village était le lieu de rendez-vous des femmes pour laver le linge.
Au bruit des batttoirs,les papotages et les commérages allaient bon train.
Jean -Baptiste Vermay est né 5 place du Château à Tournan en Brle 15 octobre 1786, de Claude Vermay maître charpentier et de Madeleine Beau.. Le baptème est attesté le 16 octobre par le curé Pluquet.
Remarqué par le peintre David qui fréquente à cette époque beaucoup notre région, il commence une superbe carrière proposant des sujets historiques et religieux lors d'expositions et particulièrement à Paris.
La Restauration change le destin de notre artiste par les engagements politiques. de la famille. En effet, il est le fils de l'ancien président de la Société Populaire et Républicaine créée par les sans-culottes le 21 février 1794.
David par tempérament "Conventionel" s'exile à Bruxelles et Jean Baptiste Vermay à Cuba, recommandé par son ami Goya qui le met sous la protection de monseigneur Landa, évêque de la Havane.
Son talent vite reconnu, il décore la cathédrale et les églises de la ville et dessine aussi la statue de Christophe Colomb qui orne aujourd'hui la cour du Palais des Capitaines Généraux.
Il fonde l'Académie Royale de dessin San Alenjandro et décore de peintures murales le "Templete.".
devenu, "Peintre de la Chambre de sa Majesté le roi d'Espagne, Jean-Baptiste Vermay bénéficie d'une grande réputation à Cuba, alors qu'il est pratiquement inconnu en France.. Il décède le 20 mars 1833, à l'âge de 47 ans par une épidémie qui ravage l'ile.
Il aura fallu attendre une vingtaine d'années pour que la ville de Tournan apprenne par l'Ambassade de France à Cuba, que Jean Baptiste Vermay était un peintre illustre mais aussi un enfant du pays Briard...
Liverdy, j'y ai même travaillé, il y a longtemps encore, quand j'étais apprenti dans les années 1927 à 1931, du temps ou M. Chéreau (le père de Samuel et de Valentin) était maire et ou M. Joubin était le châtelain de retal avant M. Bonhomme et M. Riberon fermier. M. Delage était châtelain du Monceau avec M. Batisse père, comme régisseur.
Liverdy, j'en ai connu les moindres recoins : Monceau à Retal, des Granchettes à Controuvé, de la Noisette à la Goularderie, tous les lieux dits m'étaient connus comme ma poche comme les Canardières, La Bernoiserie, Le Silon, L'Ile, la Carpière, Les Fontaines, Pontignot, les Placotières, les Données et leurs multitudes de petites parcelles boisées dont il fallait rechercher les bornes, le clos Jarrot, les bois Préau, les bois des Seigneurs et celui des Glands. Tout cela n'avait pas de secrets pour moi !
Deux noms cependant avaient provoqué ma curiosité : le lieu-dit "la forêt" en plein dans le village reste pour moi un mystère !
Et cet autre lieu-dit insolite : "L'Amérique" ! Pour ce dernier, quelqu'un m'a donné une explication : du temps où les côteaux étaient couverts de vigne,s celles-ci comme beaucoup d'autres, hélas, eurent à souffrir du phylloxéra. les vignerons, paraît-il, firent venir du plant américain qui avait été immunisé et rempalcèrent ainsi leurs vieux ceps malades par ce plant d'outre atlantique.
"L'Amérique" serait donc le lieu ou l'on pratique cette régénération : l'explication paraît plausible ! Pour ma part, je n'ai vu à Liverdy qu'une seule vigne, la dernière sans doute ! Elle était située sur le chemin du Sillon et appartenait à M. Gresy.
Toutes les autres vignes ont été arrachées et remplacées par des pommiers et les gens de Liverdy s'abreuvaient de cidre au lieu de vin. Ce cidre, d'aileurs, était fort bon et il fallait s'en méfier, car s'il coulait bien en "goule", il montait facilement à la tête.
Je me souviens d'un jour d'été 1946, j'étais allé aux Fontaines délimiter le terrain de Mme smith (la grand-mère de M. le Maire actuel) et si je m'abuse, celui de la famille Pons. Cette brave Mme smith nous avait rafraîchis, mon petit apprenti de 14 ans et moi, d'une bonne bouteille de cidre doux bien pétillant et frais à souhait que nous avions fort apprécié.
En repartant à Tournan à vélo (c'était alors, notre moyen de locomotion) nous pédalions comme des dératés et nous avions monté la côte de Gagny sans nous en apercevovir ! Je crois bien que le cidre de Mme smith soit pour quelque chose dans cette énergie insolite !
mais ces satanés pommiers de Liverdy, m'ont causé quelques complications lors du remembrement. en principe, il fallait faire en sorte qu'il reste dans la même main. "Pensez-donc mes pommes sont bien meilleures que mon voisin, il n'est pas question de faire échange, même pour les besoins d'un regroupement !"
Les secteurs où les vergers étaient denses, ont été laissés en "zone exclue", mais dans les zones de plaines il y avait parfois une ou deux rangées de pommiers qui génaient bien le remembrement. je me souviens notamment d'unverger de cette sorte que j'aurais bien voulu réunir aux terres de culture voisines. J'ai tenté plusieurs fois de convaincre le propriétaire de cette aprcelle enclavée d'en accepter l'abandon contre une autre attribution de même valeur. Il a toujours fait la sourde oreille et j'ai donc dû la lui rétribuer.
Eh ! Bien dès que les opérations de remembrement ont été clôturées, il a arraché tous les pommiers, le malin...
Décidemment, depuis adam et Eve, les humains se compliquent l'existence avec des histoires de pommes !
Roger Moreau
Conteur briard
fait à Tournan, le 13 novemvre 1994
Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la
ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan
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