AU COEUR DE MON ENFANCE

charles5.jpg jeanbona.jpg4-picture6fragment-copie-1.gif che-17-fleureau-b21camee17philippe6devalois.jpg

blcarte_cassini.jpg charles_iv_le_bel.jpg  Charles IV le bel

 

UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

les écrivains de la Brie

Jacques Amyot  est né à Melun  le 30 octobre 1513  près de la place saint Aspais, de Nicolas et  Marie Lamour. Il est baptisé dans l'église saint Aspais. Issu d'un milieu modeste , son père est probablement marchand mégissier. IL transforme les peaux de boucherie en cuir qui ensuite sont dirigées vers diverses  indiustries. Il fabriquait et vendait aussi  pour son compte des bourses. 
Au début du XVIe siècle la ville de Melun comptait plus de 4000 âmes, c'est dire si la ville était florissante et bénéficiait des avantages en étant si près de Paris.
L'église saint Aspais fur entièrement reconstruite en tre 1468 et 1560

Jacques Amyot quitta Melun  en 1530 pour s'inscrire à l'Universite de Paris. En 1532, il en devint maître ès art.
Il est précepteur en 1534, ce qui le   rapproche ainsi de la cour.
C'est cette même l'année qu'il  traduisuit  en français les textes grecs.
François 1er pour l'encourager à poursuivre ses travaux  sur  les "Vies parallèles " de Plutarque le nomme le 18 mars 1547 abbé de Bellozane, ce qui lui assure une indépendance financière plus que confortable.
Après un voyage en Italie, il devient précepteur des futurs Charles IX et Henri III..
En 1560, il est grand aumonier de France et conseiller d'état..
En 1570, il est  évêque d'Auxerre. Bien qu'il fut d'un grand dévouement pendant sa charge, sa fin de vie fut tragique, confronté à des dissensions religieuses avec ses adminsitrés. Complétement ruiné, il garda néanmoins sa rente de cour. et ne négligea jamais sa famille.  Il meurt à Auxerre, le 6 février 1593

A ce jour, on lit encore Plutarque dans la traduction de jacques Amyot..

En 1985, la ville de Melun célèbrait le centenaire du collège et du lycée jacques Amyot en réunissant en un colloque international vingt-deux  universitaires français et étrangers à Melun sous le titre "Fortunes de Jacques Amyot".



Les Presses du Village en 1999, publient   l'ouvrage de l'historien  André Laurent  "Jacques Amyot" 




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Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 10:24
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Des propos du prince en son plus court loisir

Le Prince, comme tous les autres hommes, parle ou pour son utilité, ou pour se donner du plaisir. Il  reçoit du plaisir  de parler et deviser quand, parmi les affaires, il veut relâcher  un peu son  esprit  trop rendu, ainsi  que fait un joueur  de lyre  quelques cordes  pour les retendre soudain  après,  et remettre  sa lyre en meilleur  acord. Ses propos  doivent  lors être courts  comme son loisir. : et semble  qu'en ceci  l'éloquence  ne soit guère requise , vu que son propre est d'étendre les choses et de les amplifier  par beau langage.

Toutefois, ceux qui ont anciennement emporté le prix du bien  dire ont été aussi beaucoup estimés pour savoir  parler  court en temps et lieu : principalement  pour savoir user à propos  de quelque mot  aïgu et de gentille rencontre.  En quoi tout prince  qui voudra  suivre votre  exemple  se saura bien garder  de poindre  trop âprement . Car encore  qu'un Roi puisse  non seulement dire, mais aussi faire tout ce qui lui plaît , si est ce qu'en ceci où il cherche du plaisir il y doit avoir aussi quelque contentement pour ceux à qui il parle ; de sorte que ses propos semblent plutôt chatouiller que piquer  aigrement tant pour retenir l'autorité  et la gravité que telle chose diminue, que pour ce que les hommes souvent endurent fort impatiemment un trait de moquerie, mêmement quan il est jeté par celui            contre lequel on n'ose user de revanche.  Il peut n"anmoins toucher quelquefois jusqu'au vif, sous pâroles douces et couvertes, ainsi que fit le le Roi Louis onzième un certain évêque qu'on lui avait nommé pour l'envoyer ambassadeur à Venise. Celui qui l'avait nommé et désirait l'avancer à cause    qu'il était son parent, quand le Roi lui demanda quel homme c'était : "Il est, dit-il évêque de tel lieu, abbé de telle abbaye, seigneur de telle et de telle terre", épluchant par le menu toutes ces qualités. " Ou il y a tant de titres, répondidt le Roi, il y a peu de lettres."

Jacques Amyot

Projet d'éloquence royale
rédigé à l'attention d'Henri III
et demeuré manuscrit du vivant d'Amyot
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /Oct /2007 12:41
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Madame Gautier est née à Mauperthuis, à quelques kilomètres de Coulommiers et a vécu ici toute son enfance.  Le père de Théophile devient chef de bureau à Paris et quitte Tarbes en 1815, pour s'installer dans le Marais. A quatre ans, Théophile Gautier, maladif, chétif a besoin de la campagne.  Et tout naturellement, la famille songe à Mauperthuis pour redonner force et vigueur au jeune garçon. Ils logent chez la "mère Louise" qui avait connu dans l'ancien temps la famille paternelle. 
La vie à la campagne, les jeux, les rêveries et les promenades vont ravir le coeur de Théophile Gautier. Les séjours à Mauperthuis aiguisent sa sensibilbité du jeune poète qui laissera dans chaque roman et dans ses poèmes la trace de cette "belle campagne" :

" Ce sont de petits paysages à la manière des Flamands, d'une touche tranquille, d'une couleur un peu étouffée ; ni grandes montagnes, ni perspectives à perte de vue, ni torrents, ni cataractes. Des plaines unies avec des lointains de cobalt, d'humbles coteaux rayés, où serpente un chemin, une chaumière qui fume, un ruisseau qui gazouille sous les nénuphars, un buisson avec des baies rouges, une marguerite qui tremble sous la rosée. un nuage qui passe jetant son ombre sur les blés, une cigogne qui s'abat sur un donjon gothique. Voilà tout ; et puis, pour animer la scène, une grenouille qui saute dans les joncs, une demoiselle jouant dans les rayons de soleil, quelque lézard qui se chauffe au midi, une alouette qui s'élève d'un sillon, un merle qui siffle dans une haie".
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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /Oct /2007 13:38
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Aussi mon regard satisfait et nonchalant allait, avec un plaisir égal, d'un magnifique pot tout semé de dragons et de mandarins à la pantoufle de Rosette, et dee là au coin de son épaule, qui luisait sous la batiste ; il se suspendait aux tremblantes étoiles du jasmin et aux blonds cheveux des saules du rivage, passait l'eau et se promenait sur la colline, et puis revenait dans la chambre se fixer aux noeuds couleur de rose du long corset de quelque bergère.

A travers les déchiquetures du feuillage, le ciel ouvrait des milliers d'yeux bleus ; l'eau gazouillait tout doucement et, moi, je me laissais faire à toute cette joie, plongé dans une extase tranquille, ne parlant pas, et ma main toujours entre les deux petites mains de Rosette.

On a beau faire : le bonheur est blanc et rose ; on ne peut guère le représenter autrement. Les couleurs tendres lui reviennent de droit. Il n'a sur sa palette que du vert d'eau, du bleu de ciel et du jaune paille. Ses tableaux sont tous dans le clair, comme ceux des peintres chinois. Des fleurs, de la lumière, des parfums, une peau soyeuse et douce qui touche la vôtre, une harmonie voilée et qui vient on ne sait d'où, on est parfaitement heureux avec cela ; il n'y a pas moyen d'être heureux différemmment. Moi-même, qui ai le commun en horreur, qui ne rêve qu'aventures étranges, passions fortes, extases délirantes, situations bizarres et difficiles, il faut que je sois tout bêtement heureux de cette manière-là, et, quoi que j'aie fait, je n'ai pu en trouver d'autre.

Théophile Gautier
Mademoiselle de Maupin
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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /Oct /2007 12:44
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Elle s'en fut tirer le rideau et ouvrit la fenêtre, puis revint s'asseoir au bord de mon lit. (...) Son habillement était de la simplicité la plus coquette. Elle était sans corset, sans jupon, et n'avait  absolument sur elle qu'un grand peignoir de batiste blanc comme le lait, fort ample et fort plissé. ; ses cheveux étaient relevés sur le haut de sa tête avec une petite rose blanche de l'espèce de celles qui n'ont que trois ou quatre feuilles ; ses pieds d'ivoire jouaient dans des pantoufles de tapisserie de couleurs éclatantes et bigarrées, mignonnes au posible, quoiqu'elles fussent encore trop grandes. Je regrettai, en la voyant ainsi, d'être son amant et de ne pas avoir à le devenir.

Le rêve que je faisais au moment où elle est venue m'éveiller d'une aussi agréable manière n'était pas fort éloigné de la réalité. Ma chambre donnait sur le petit lac que j'ai décrit tout à l'heure. Un jasmin encadrait la fenêtre et secouait ses étoiles en pluie d'argent sur mon parquet : de larges fleurs étrangères balançaient leurs urnes sous mon balcon comme pour m'encencer ; une odeur suave et indécise, formée de mille parfums différents, pénétrait jusqu'à mon lit, d'où je voyais l'eau miroiter et s'écailler en millions de paillettes ; les oiseaux jargonnaient, gazouillaient, pépiaient et siflaient : c'était un bruit harmonieux et confus comme le bourdonnement d'une fête. En face, sur un coteau éclairé par le soleil, se déployait une pelouse d'un vert doré, où paissaient, sous la conduite d'un petit garçon, quelques grands boeufs dispensés çà et là. Tout en haut et plus dans le lointain, on apercevait d'immenses carrés de bois d'un vert plus noir, d'où montait, en se contournant en spirales, le bleuâtre fumé des charbonnières.

Tout dans ce tableau était calme, frais et souriant, et, où que je  portasse les yeux, je ne voyais rien que de beau et de jeune. ma chambre était tendue de perse avec des nattes sur le parquet, des pots bleux  du japon aux ventres arrondis et aux coins efilés, tout pleins de fleurs singulières, artistement arrangés sur les étagères et sur la cheminée de marbre turquin, aussi remplie de fleurs ; des dessus de portes, représentant des scènes de nature champêtre ou pastorale d'une couleur gaie et d'un dessin mignard, des sofas et des divans à toutes les encoignures ; - puis une belle et jeune femme tout en blanc, dont la chair rosait délicatement la robe transparente aux endroits où elle la touchait : on ne pouvait rien imaginer de mieux entendu pour le plaisir de l'âme, ainsi que pour celui des yeux.

(à suivre)

Théophile Gautier

Mademoiselle de Maupin

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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /Oct /2007 09:49
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On arrive par une grande route bordée de vieux arbres, à une étoile dont  le milieu est marqué par un obélisque de pierre surmonté d'une boule de cuivre doré : cinq chemins font les pointes ; puis le terrain se creuse tout à coup. La route plonge dans une vallée assez étroite, dont le fond est occupé par une petite rivière. (...) La rivière s'élargit, à cet endroit, de manière à former un petit lac, et le peu de profondeur permet de distinguer, sous la transparence de l'eau, les belles plantes aquatiques qui en tapissent le lit. Ce sont des nymphéas et des lotus, qui nagent nonchalamment dans le plus pur cristal avec les reflets des nuées et des saules pleureurs qui se penchent sur la rive. Le château est de l'autre côté. (...) C'est un assemblage de bâtiments construits à différentes époques, avec des pignons inégaux et une foule de petits clochetons. (...)
Nous y arrivâmes à la tombée de jour ; et, comme nous étions las,  après avoir soupé de grand appétit, nous n'eûmes rien de plus pressé que d'aller nous coucher (séparément, bien entendu), car nous avions l'intention de dormir sérieusement.

Je faisais je ne sais quel rêve couleur de rose, plein de fleurs, de parfums et d'oiseaux, quand je sentis une tiède haleine effleurer mon front, et un baiser y descendre en palpitant des ailes. Un mignard clapppement de lèvres et une douce moiteur à la palce effleurée me firent juger que je ne rêvais pas : j'ouvris  les yeux, et la première chose que j'aperçus, ce fut le cou frais et blanc de Rosette qui se penchait sur le lit pour m'embrasser.
Je lui jetai mes bras autour de la taille et lui rendis son baiser plus amoureusement que je ne l'avais fait depuis longtemps.

(à suivre)
Théophile Gautier

Mademoiselle de Maupin
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Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /Oct /2007 08:27
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Photo-20006armand-Lanoux.jpg

Armand Lanoux passa toute son enfance  à Chelles

http://home.tele2.fr/armandlanoux/biographie.htm
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 08:31
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Pour atteindre le Château-Rose il faut passer sur des ponceaux de deux affluents de la Marne, mi-ruiseaux, mi-égouts, qui^portent les jolis noms de rivière des dames et de rivière des Hommes. (...) Sitôt la rivière des Hommes franchie, vague grenouillère où rouillent des grillent désaffectées, des objets ménagers hors d'usage et des boîtes de conserve, le sol se relève en une montée abrupte que couronne entre les peupliers, la silhouette gracieuse du Château-Rose. (...)

Le bal musette-tabac de la Rouquine occupait l'aile gauche du Château-Rose. Cet établissement était fréquenté par une clientèle variée dont les représentants les plus ordinaires étaient les mécanos qui filaient depuis le matin par le premier train vers Billancourt, les plâtriers des environs, pierrots pâles même bien lavés par le rinçage à grande eau du samedi, les sidis danseurs à la démarche feutrée, employés sur la voie ferrée, et toutes les petites bonnes, petites mains, dactylos et coiffeuses, filles légères du Pont de la Folie. (...)

L'orchestre se composait de l'indispensable accordéon, d'une caisse sur laquelle un artiste local avait peint une tête de nègre Banania qui rigolait, d'un piano et d'un saxo qui tirait des sons étranglés de son instrument merveilleusement luisant... C'était le vrai musette, canaille et doux, qui faisait voguer les garçons et muler les filles vers un bonheur de carte postale.

La salle était ornée d'affiches de vedettes inconnues et de photographies signées de boxeurs, qui se détachaient sur le plâtre écaillé.

La Rouquine n'aimait pas les incidents. Elle menait son affaire avec autorité.

Armand Lanoux

Le Pont de la Folie
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 08:12
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Texte libre

Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan 



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