AU COEUR DE MON ENFANCE

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blcarte_cassini.jpg charles_iv_le_bel.jpg  Charles IV le bel

 

UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

L'église, les templiers en Brie

Ce cahier de parchemin composé de 24 feuilles est côté S 5 162 N°25  avec une ancienne côte : La Croix en Brie.
Hugues de Payns , chevalier Champenois, de la maison de Champagne, fut le fondateur principal dès 1118 de la création de l'Ordre du Temple. C'est Baudoin II, roi de Jérusalem qui  installa près des ruines du temple de Salomon les neufs chevaliers qui se  feront reconnaître officiellement  en 1128 par le Concile de Troyes.
Les Templiers  d'après le cartulaire s'implantent très rapidement en Champagne et en Brie. Dans une charte de 1133,
on note des biens cédés aux religieux dans la commune de Baudement et environs.De 1159 à 1164, certaines pièces font signaler des dons aux templiers  sous forme de marchandises.
Le comte de Champagne cède ses droits  dès 1165 dans une nouvelle charte  sur une maison à Provins près de saint Ayoul en faveur de Bernard de la Grange.


Cartes Postales Photos Rue Notre-Dame du Val 77160 PROVINS seine et marne (77)


En 1171, les religieux  possèdent à Provins d'une maison qu'ils échangent avec le consentement du comte de Champagne contre une autre maison  voisine de l'Eglise Notre Dame du Val.  dans cet acte d'échange on y note, outre le procureur des affaires duTemple mais aussi cinq  témoins, frères du Temple.
A Coulommiers, on signale par une charte de 1173, une maison du Temple avec dons de moulins  et  de serfs.
(à suivre)
Documents consultés : Bibliothèque de l'Ecole des Chartes


Gravure de Chastillon de 1600 représentant la ville de Coulommiers et sa commanderie.
Fichier:La ville de Coulommiers gravure de Chastillon de 1600.JPG
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /Oct /2009 14:57
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(photo marie de Mazan)

Située à 10 kms de troyes, cette commanderie fut probablement une des premières  construites après le concile de Troyes en 1128, sur une partie des terres appartenant à Hugues de Payns. Josselin évêque de Soissons qui fut présent au concile de Troyes,  souligne dans un acte en 1133 que " plus généreuse a été la charité avec laquelle frère Hugues (de Payns), très cher dans le Christ, vous et vos frères, avez prodigué pour la défense du christianisme, non seulement vos biens, mais encore vos vies, de plus nous et ceux qui ont la charge de veiller sur les églises, nous devons pourvoir aux besoins nécessaires de votre milice".

DEUX TEMPLIERS DE PAYNS 

Thomas et Arvinus , milites, frates de Paiens témoignent au sujet des dons faits à l'abbaye de Fontenay. (cartulaire de l'Abbaye de Fontenay -archives de la Côte d'Or- acte déposé vers 1130)

                                                                                                                                         (document Thierry Leroy) Photo  aérienne
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 19:51
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D'après l'étude des chartes de l'abbaye de Molesme qui fut fondée en 1075 , on retrouve une famille souvent citée pour ses dons et sa générosité , les Montigny alliés avec les Touillon et les Montbard parents de la famille de saint Bernard de Clairvaux. 
 A la fin du XIème siècle, le chef de cette famille est  Hugues de Payns qui a probablement épousé  l'héritière du château de Montigny et que nous notons  seigneur de ce lieu. Le couple aura au moins  un enfant connu sous le nom de Gautier. Hugues devenu veuf se remarie et deux garçons naissent de cette nouvelle union : Acheus et Hugues II de Payns, le futur fondateur de l'Ordre du temple.  Hugues II de Payns, rejoint avant 11oo la cour champenoise. Entre 1104 et 1107, il a certainement accompagné le comte de Champagne, Hugues 1er en Terre Sainte. Dès, son retour , le comte de Champagne lui  confie la garde du château de Payns, domaine de ses ancêtres paternels. Il se marie vers 1108 avec Elisabeth de Chappes. Dans une charte de l'abbaye cistecienne de Larrivour, près de Troyes fondée par Bernard de Clairvaux, il est mentionné le nom  de la femme de Hugues II de Payns citée entre 1105 et 1114, date probable de son décès.
quatre enfants naquirent cependant de cette union :
 Gibouin , vicomte de Payns et de Chappes par le titre héréditaire de sa mère. Il succède à son père avant 1140. on ne lui connaît pas de descendance
Thibaud  de Payns qui devenu abbé de l'abbaye de Sainte Colombe de Sens  vers 1139,  assiste au concile tenu contre le théologien  Pierre Abélard  que Bernard de Clairvaux fera condamner.  Thibaud , abbé réformateur  entreprend dès 1142 la pose de sa nouvelle église abbatiale. En pleine prospéritié, il abandonne à partir de 1146, son monastère pour partir à la deuxième croisade. Il y trouvera la mort en Asie mineure.
Isabelle-Elisabeth (nom de sa mère) se marie à Gui Bordel. Son mari part aussi à la deuxième croisade avec Thibaud, son beau-frère et y trouvera également la mort. Un de leurs enfants, Gui Bordel II  devenu Templier  sera le maître de la maison du Temple de Bure Les Templiers , diocèse de Langres.
Enfin Herbert de Payns qui continuera la lignée des Payns jusqu'au début du XIVème siècle. Le chateau de Payns sera conservé jusqu'à la guerre de cent ans ainsi que la commanderie. Puis toute trace se perd par la suite. (à suivre)

 

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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 11:42
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Hugues 1er  le fils de Thibaud 1er et d'Adèle de Valois sera le premier de cette dynastie à prendre le titre de comte de Champagne et à s'installer à Troyes.
en 1093, il devient  comte de Troyes, de Vitry et de Bar sur Aube. Il épouse Constance de France, fille de Philippe 1er , roi de France et de Berthe de Hollande. Dès 1102, Hugues, se proclame comte de Champagne. Le couple n'ayant pas d'enfant, une demande d'annulation du mariage sera faite en 1104 et reconnue à la noêl 1105. Hugues se trouve déjà en Palestine en 1104 et ne reviendra en Champagne qu'en 1107.
Il se remarie avec Elisabeth de Varais, fille d'Etienne le Hardi. mais bientôt Hugues, 1er cherche à nouveau à se séparer de son épouse , voulant rentrer en religion. Elisabeth , tenant à son mari,essaie  d'avoir l'appui del'évêque de Chartres pour éviter d'être répudiée.
Hugues 1er de Champagne  repart en Orient  en 1114 avec  Hugues de Payns. .
Bernard de Clairvaux fonde Clairvaux en 1115.

Hugues 1er de Champagne revient s'occuper de ses fiefs en 1116, laissant Hugues de Payns s'installer à Jérusalem.
L'Ordre du Temple sera créé par Hugues de Payns en 1118. 
Pendant une dizaine d'années, Hugues va participer au rayonnement de l'abbaye de Clairvaux, renforçant aussi son affection pour Thibaud son neveu, le considérant comme son héritier.
Elisabeth de Varais met un enfant au monde prénommé Eudes en 1123. Hugues, se fait reconnaître stérile par ses médecins et chasse son épouse et son fils alors âgé de deux ans. Ayant rompu tout lien de mariage, il décrète Thibaud de Blois, son successeur à la tête du comté de Champagne et s'embarque  pour la Terre Sainte, rejoindre l'Ordre du temple créé par Hugues de Payns.
Le  fils d'Hugues de Champagne, Eudes, connu sous le nom de Eudes de Champlitte ne pourra jamais   faire reconnaître ses droits sur l'héritage paternel.
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 11:06
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 01:24
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les édifices cisterciens vont être qualifiés de roman jusqu'au début du XIIIème siècle.
Dans le choix du site, le cistercien  se portait volontiers sur les endroits vallonnés et écartés de toute vie urbaine. par contre il accordait de l'importance auxl ieux pour les matériaux de construction , l'eau qui servait à de multiples usages, les terres à défricher pour l'agriculture. Les religieux commençaient toujours par un mur de clôture, des bâtisses extérieures et intérieures qu'ils aménageaient au fur et à mesure.
on sait peut de choses sur les premières architectures de Citeaux. Ils occupaient au début des bâtiments construits en bois puis petit à petit ils furent remplacés par de la pierre. cette similitude se retrouvera à Clairvaux bien que pour cette dernière, les bâtisses en bois resteront quand même en usages pendant plus de vingt ans.
Quelques temps  après la reconnaissance de l'ordre par Calixte II en 1119, l'architecture va se transformer et se diversifier peu à peu par l'importance des communautés qui peuvent aller jusqu'à une centaine de personnes posant le problème crucial de l'espace.
ce n'est qu'à partir de 1135, que l'architecture de l'Ordre se modifia par l'accroissement extraordinaire de certains monastères qui comptaient jusqu'à 300 personnes. Les édifices en bois des années 1110-1120 furent remplacés petit à petit par des constructions plus adaptées et organisées autour du cloître avec de nombreuses annexes , des jardins et des pâturages. Cette évolution est plus sensible à Clairvaux ou saint Bernard  avait accepté à contrec-oeur de  faire déplacer l'abbaye, celle-ci devenue trop petite ne pouvait plus s'étendre. L'exemple de cette nouvelle architecture es bien représentée par sa maison de Fontenay, qui date de 1140-1150.
L'église est toujours construite suivant la règle de saint Benoit qui stipule que l'oratoire doit rester un "atelier de prière" et de ce fait représente un espace imposant  avec un volume central très profond surmonté d' une voute en berceau.
Dans cet ordre monastique, l'église est utilisée différemment : la liturgie, les messes, les procesions sont réduites. ici il n'y a pas de déambulatoire, pas de chapelles rayonnantes. Le Presbytère est bas, flanqué de deux chapelles alignées.
Le choeur est placée dans la nef centrale.
Cette architecture est simple et ordonnée un peu sévère et peu de décor.  Une répétition mesurée des pièces, rappelle l'ordre , la discipline et la méditation. La simplicité est de rigueur sans peinture murale, les murs sont souvent de couleur blanc cassé .
le mouvement cistercien compte dans les années 1150 plus de 350 monastères à travers l'Europe , ce qui va donner à cette architecture une certaine standardisation de mode de vie : organisation centralisée, réunion annuelle du chapitre général d'où partait toutes les décisions qui étaient ensuite envoyées dans toutes les maisons. la visite régulière des abbayes donnait un ensemble cohérent à l'ensemble de l'Ordre.
Le plan ordinaire de l'église a été qualifié de "bernardin" dans les années 50, pour mieux traduire les idées de Bernard de Clairvaux : croix latine, fondé sur un module carré (à suivre)

Biographie consultée :
Dossier Architecture Citeaux- 98- Les Cisterciens et le Roman - Peter J. Fergusson
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 00:07
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Bernard de Clairvaux est né en 1090 en terre bourguignonne  de   Tescelin de Châtillon et d'Aleth de Monbard. Il passe son enfance au château familial  de Fontaine-les Dijon avec ses cinq frères et de sa soeur. Il fait ses études dans l'école des chanoines à Chatillon sur Seine.  Au fur à mesure, il découvre la Bible et beaucoup d'auteurs romains comme Virgile, Cicéron et Bocace. Dans cette école il apprend à écrire un latin très rafiné qui plus tard le classera parmi les plus grands lettrés de son époque.
Quand il reviend dans la maison familiale, il est prêt maintenant à devenir comme ses frères, un bon chevalier et s'exercer à la chasse. Mais cette vie ne semble pas lui plaire. D'une humeur mélancolique, il vient de perdre sa mère et recherche davantage la méditation.  Ne trouvant aucun attrait à sa vie actuelle, il décide de se retirer du monde et devient moine  sans renoncer à son état de chevalier.
Il écrit en 1130 "lL'Eloge de de la vraie chevalerie" pour son cousin Hugues de Payen qui a déjà fondé l'Ordre du Temple.
Dans son portrait du parfait soldat cherétien  il écrit :
- Allez donc de l'avant avec assurance, chevalier, et chassez devant vous, d'un coeur intrépide, les ennemis de la Croix du Christ ; de sa charité, vous êtes sûr, ni la mort, ni la vie ne pourront vous séparer".

Bernard de Clairvaux prêche à Vézelay et à Spire dès 1146 pour convaincre les seigneurs de s'engager dans la croisade.
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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 09:53
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Le choix de s'installer loin des grandes routes mais en privilégiant campagnes et forêts  et  de donner de l'importance au  travail manuel  pour subsister  apparaît   une des régles essentielles de saint Benoit.  C'est justement  sur le travail manuel que repose l'esprit de la communauté cistercienne. L'abbaye doit être capable de vivre en totale autarcie, loin du monde extérieur. Chacun se devait de participer à une action collective.  Le moine devait vivre dans le cloître de l'abbaye . Une main d'oeuvre  de frères laïcs était chargée de suivre les tâches matérielles  mais aussi de l'exploitations des domaines comme les granges par les "convers". Un convers n'était pas tonsuré. Il portait  la barbe  et les cheveux longs. Ils logeaient  à part  dans un bâtiment qui souvent était  de forme rectangulaire  comprenant au rez-de chaussée un cellier et un réfectoire et à  l'étage  le dortoir. De ce fait, les convers étaient  directement sur place  pour organiser  l'exploitation agricole.
 C'est là que l'on trouve le secret de l'économie cistercienne ;  savoir d'une part  exploiter l'environnement mais aussi  savoir s'adapter à la rigueur  du lieu.

Le système des granges

la grange est un système pour exploiter  l'immense domaine de l'abbaye. La distance entre elle ne doit pas dépasser une journée de marche de l'abbaye.  par exemple pour Pontigny, deuxième fille de Citeaux, les granges  se trouvaient de 1 à 37 kilomètres de l'abbaye.
En  moyenne on comptait une dizaine d'hectares de terres cultivées pour une bonne centaine d'hectares de prés, de bois et de pièces d'eau le tout administré par une équipe de convers qui se trouve sous l'autorité d'un cellérier.  Les convers vivent dans la grange qui est  trictement interdite aux femmes.
Chaque grange avait une vocation particulière : céréalière, élevage ou pêche.  Dans la majorité des cas des abbayes cisterciennes, la vocation est d'abord céréalière puis en deuxième elle se tourne vers l'élevage : bovins, ovins, porcins et volailles.
Le moine cistercien ne mangeait pas de viande  mais du poisson.  De ce fait ils ont  réussi à réaliser des travaux de drainage et d'irrigation créant ainsi viviers et étangs. 
Avec l'eau, énergie naturelle , ils exploitent divers systèmes également comme moulin à farine,  les forges, les pressoirs, les draps etc.
la forêt est une mine pour la construction et le chauffage. ils exploitent aussi les carrières de pierre , d'ardoise et la chaux.
le nombre de granges que possède une abbaye détermine sa valeur foncicère et économique.
D'après certaines sources, Citeaux  avait  environ une vingtaine de granges dans la première moitié du XIIIème siècle.
En Champagne la moyenne était de 10  ou 12 granges.


Bibliographie consultée :

Citeaux, l'épopée cistercienne conçu par Bernard Chauvin
L'économie cistercienne - Les temps Médievaux - Claire stride
Les bénédictins - templarium 4 JLA




En Europe on a recensé 742 abbayes cisterciennes d'hommes et à peu près 700 de femmes. Imaginez la difficulté  d'établir un inventaire précis.

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Samedi 3 janvier 2009 6 03 /01 /Jan /2009 20:57
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Texte libre

Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan 



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