AU COEUR DE MON ENFANCE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE



D'après l'étude des chartes de l'abbaye de Molesme qui fut fondée en 1075 , on retrouve une famille souvent citée pour ses dons et sa générosité , les Montigny alliés avec les Touillon et les
Montbard parents de la famille de saint Bernard de Clairvaux.
A la fin du XIème siècle, le chef de cette famille est Hugues de Payns qui a probablement épousé l'héritière du château de Montigny et que
nous notons seigneur de ce lieu. Le couple aura au moins un enfant connu sous le nom de Gautier. Hugues devenu veuf se remarie et deux garçons naissent de cette nouvelle
union : Acheus et Hugues II de Payns, le futur fondateur de l'Ordre du temple. Hugues II de Payns, rejoint avant 11oo la cour champenoise. Entre 1104 et 1107, il a certainement
accompagné le comte de Champagne, Hugues 1er en Terre Sainte. Dès, son retour , le comte de Champagne lui confie la garde du château de Payns, domaine de ses ancêtres paternels. Il se marie
vers 1108 avec Elisabeth de Chappes. Dans une charte de l'abbaye cistecienne de Larrivour, près de Troyes fondée par Bernard de Clairvaux, il est mentionné le nom de la femme de Hugues
II de Payns citée entre 1105 et 1114, date probable de son décès.
quatre enfants naquirent cependant de cette union :
Gibouin , vicomte de Payns et de Chappes par le titre héréditaire de sa mère. Il succède à son père avant 1140. on ne lui connaît pas de descendance
Thibaud de Payns qui devenu abbé de l'abbaye de Sainte Colombe de Sens vers 1139, assiste au concile tenu contre le théologien Pierre Abélard que Bernard de
Clairvaux fera condamner. Thibaud , abbé réformateur entreprend dès 1142 la pose de sa nouvelle église abbatiale. En pleine prospéritié, il abandonne à partir de 1146, son
monastère pour partir à la deuxième croisade. Il y trouvera la mort en Asie mineure.
Isabelle-Elisabeth (nom de sa mère) se marie à Gui Bordel. Son mari part aussi à la deuxième croisade avec Thibaud, son beau-frère et y trouvera également la mort. Un de leurs enfants, Gui
Bordel II devenu Templier sera le maître de la maison du Temple de Bure Les Templiers , diocèse de Langres.
Enfin Herbert de Payns qui continuera la lignée des Payns jusqu'au début du XIVème siècle. Le chateau de Payns sera conservé jusqu'à la guerre de cent ans ainsi que la commanderie. Puis toute
trace se perd par la suite. (à suivre)
Le choix de s'installer loin des grandes routes mais en privilégiant campagnes et forêts et de donner de l'importance au travail manuel
pour subsister apparaît une des régles essentielles de saint Benoit. C'est justement sur le travail manuel que repose l'esprit de la communauté cistercienne.
L'abbaye doit être capable de vivre en totale autarcie, loin du monde extérieur. Chacun se devait de participer à une action collective. Le moine devait vivre dans le cloître de l'abbaye .
Une main d'oeuvre de frères laïcs était chargée de suivre les tâches matérielles mais aussi de l'exploitations des domaines comme les granges par les "convers". Un convers n'était pas
tonsuré. Il portait la barbe et les cheveux longs. Ils logeaient à part dans un bâtiment qui souvent était de forme rectangulaire comprenant au rez-de
chaussée un cellier et un réfectoire et à l'étage le dortoir. De ce fait, les convers étaient directement sur place pour organiser l'exploitation agricole.
C'est là que l'on trouve le secret de l'économie cistercienne ; savoir d'une part exploiter l'environnement mais aussi savoir s'adapter à la rigueur du
lieu.
Le système des granges
la grange est un système pour exploiter l'immense domaine de l'abbaye. La distance entre elle ne doit pas dépasser une journée de marche de l'abbaye. par exemple pour
Pontigny, deuxième fille de Citeaux, les granges se trouvaient de 1 à 37 kilomètres de l'abbaye.
En moyenne on comptait une dizaine d'hectares de terres cultivées pour une bonne centaine d'hectares de prés, de bois et de pièces d'eau le tout administré par une équipe de convers qui se
trouve sous l'autorité d'un cellérier. Les convers vivent dans la grange qui est trictement interdite aux femmes.
Chaque grange avait une vocation particulière : céréalière, élevage ou pêche. Dans la majorité des cas des abbayes cisterciennes, la vocation est d'abord céréalière puis en deuxième elle se
tourne vers l'élevage : bovins, ovins, porcins et volailles.
Le moine cistercien ne mangeait pas de viande mais du poisson. De ce fait ils ont réussi à réaliser des travaux de drainage et d'irrigation créant ainsi viviers et
étangs.
Avec l'eau, énergie naturelle , ils exploitent divers systèmes également comme moulin à farine, les forges, les pressoirs, les draps etc.
la forêt est une mine pour la construction et le chauffage. ils exploitent aussi les carrières de pierre , d'ardoise et la chaux.
le nombre de granges que possède une abbaye détermine sa valeur foncicère et économique.
D'après certaines sources, Citeaux avait environ une vingtaine de granges dans la première moitié du XIIIème siècle.
En Champagne la moyenne était de 10 ou 12 granges.
Bibliographie consultée :
Citeaux, l'épopée cistercienne conçu par Bernard Chauvin
L'économie cistercienne - Les temps Médievaux - Claire stride
Les bénédictins - templarium 4 JLA
En Europe on a recensé 742 abbayes cisterciennes d'hommes et à peu près 700 de femmes. Imaginez la difficulté d'établir un inventaire précis.
Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la
ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan
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