AU COEUR DE MON ENFANCE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

Charles IV le bel
UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE
Grégory Josselin Romain
Erwan William
Le petit village de Liverdy est en deuil.
C'est la perte à la fois d'un ami et d'un homme qui a beaucoup oeuvré pour la commune qui nous laisse aujourd'hui complétement démuni.
J'ai rencontré Claude en 1981. Maire adjoint, il s'occupait de l'association pour la restauration de l'église. Nouveaux arrivants dans la commune, nous avons été acueilli tout de suite avec mes enfants Romain, Grégory et Erwan.
Nous formions une petite équipe sympa avec Monsieur Voisin, maire à cette époque, l'instituteur Monsier Jean-Michel Dutrannoy, Jacky Delanoé, la famille Bayeux, Smith et Lastra.
En 1982, j'avais le poste de bibliothécaire . Grâce à l'impulsion de Monsieur Claude Bayeux, tout le village a aidé à créer ce fond de livres en participant soit en achetant, soit en donnant pour assurer un beau catalogue. je me souviens que même le libraire de Tournan avait offert des livres. Les autres communes comme Tournan, Fontenay Trésigny, Châtres, Presles avaient fait des échanges de livres avec nous.
C'est aussi l'époque de ma rencontre avec Christian de Bartillat que j'avais fait venir pour lancer la bibliothèque. Avec Claude Bayeux, on avait utilisé tous les médias, même la radio régionale était venue enregistrer la soirée-veillée consacrée à l'histoire de la Brie. Tout le canton avait répondu et nous étions plus de 600 personnes dans la salle du village.
Ce premier essai avait donné des ailes. Monsieur Claude Bayeux jamais à court d'idées lança le premier festival de musique dans l'église de Liverdy pour financer la restauration. Trois jours de fêtes, de musique avec des lauréats prédigieux de conservatoire, les enfants de libverdy qui jouaient de la flûte et même le dernier dimanche un concert de Jazz devant le porche de l'église abolument envoûtant..
Et puis la création du premier salon artisanal et de peinture pour la fête patronale de Liverdy.
Les fêtes se sont succédées au rythme des saisons. Bourse aux vêtements, les fêtes de Noel toujours animées par Monsieur Claude Bayeux.
L'église a été notre vecteur d'enthousiasme et de créativié. Rien n'était trop beau pour cette veille dame.
Je me souviens une fois, Claude est passé à la maison un soir de Noel. Il venait chercher mes enfants pour faire sonner les cloches. Vous savez, c'était encore avec la longue corde... Souvenir inoubliable dans un petit village qui était silencieux et à minuit pile les cloches ont sonné joyeusement.
Le lendemain, ce fut le sujet de conversation au café du coin... Mais qui donc avait fait sonner les cloches ?
Et en 1989, la fête du bi-centenaire. On avait eu l'idée de récréer la bataille de Valmy aux étangs sur un texte de Victor Hugo. On avait fait une publicité d'enfer. Tous les gens venaient de la région , plus loin que Melun et même de Paris. Toute la mise en scène était réalisée par Claude et les enfants de Liverdy. Ce fut un spectable magnifique et inoubliable. Tout le village a participé dans la fièvre à la confection des costumes. Je me souviens que l'on avait fait un défilé dans la soirée devant la mairie de Liverdy. Robespierre était monté dans le bureau du Maire et avait harangué la foule de la fenêtre. Monsieur le maire eut un regard très dubitatif.... en écoutant le discours et les chants révolutionnaires !
Création de la chorale de Liverdy., salon du livre avec Christian de Bartillat, Pierre Miquel et d'autres écrivains les plus prestigieux sont venus à Liverdy.....
Et puis à titre personnel, l'amitié de Claude Bayeux. Baptème de Grégory, Erwan avec un émouvant Ave Maria de Schubert chanté par la chorale de Liverdy, puis le baptème de William où il fut le parrain et nous offrit le magnifique poème "Tu sera un homme mon fils de Kipling". récité dans la petite église et enfin la naissance de Jsselin .
Chaque enfant a son arbre de la Liberté près des étangs à Liverdy...
C'est tout un chapitre de notre vie qui se déroule en ce moment dans nos mémoires. dernièrement il est venu au mariage de Romain et Emma et fut le maître de cérémonie au château du Monceau.
Sa joie était légendaire et la vie était une éternelle fête pour lui malgré ses soucis de santé. Il se donnait sans compter avec sa bonté naturelle pour le bienêtre de chacun.
C'est un ami qui nous quitte mais aussi un grand homme qui a sû servir la collectivité avec compétence et fut respecté par tous les élus du canton de Tournan et admiré dans la société de l'Esonne. où il venait souvent.
Liverdy ne pouvant pas ouvrir l'église car le mauvais état du toit étant trop risqué, c'est à l'église de Gretz armainvilliers que nous rendrons un dernier hommage Jeudi à 15 heures .
La chorale de Liverdy
C'est l'Estac de Troyes (centre professionnel de football )
qui a remporté la coupe pour les 14 féderaux.
La finale : Paris FC contre Estac Troyes : Estac a gagné 1-0
Réservé aux joueurs de 6 à 15 ans, le tournoi est une vitrine des futurs espoirs européens. On y découvre, en effet, chaque année des garçons que le talent et le travail mèneront peut-être demain vers les plus grands clubs.
La fête a été belle et de qualité avec l'ouverture des équîpes en tenues, hymne national pour chaque pays, et la montée des drapeaux fut un moment intense aussi bien chez les joueurs que les supporters.
1400 personnes mobilisées au total
Les équipes
Nations
Départements
Régions
E S VIRY (91) Essonne
(l'équipe de Paris FC - 14 fx - remet en jeu la coupe gagnée l'année dernière)
25ème Tournoi international de football
du Mée-sur-Seine
du 3 au 5 juin
Henri Camille de Beringhen
Il est né le 1er août 1693. Commandant du Pieton dans le Hainaut et chevalier de l'ordre de Malte.
Ses titres sont :
- marquis d'Uxelles, comte de Plessis-Bertrand et d'Armainvilliers, baron de tenaye et d'Orme, seigneur d'Ivry, de Bussy, de Monthelie et premier écuyer du roi en 1724, lieutenant général du gouvernement de Bourgogne, gouverneur de Châlons sur Saône, "mestre" de camp d'un régiment de cavalerie à son nom.
Il épouse Angélique-Sophie de Hautefort, veuve du marquis de Themines, fille de Louis-Charles de Hautefort, marquis de Surville, lieutenant général des armées du roi, et de Anne-Louise de Crevant d'Humières.
Il reçut le gouvernement des châteaux de la Muette et du Petit -Madrid, le 20 décembre 1734.
En 1742, il quitte l'ordre de Malte, pour prendre la succession du domaine d'Armainvilliers.
Après l'atentat d'Amiens, Louis XV pour rassurer la cour, descendit le grand escalier de Versailles appuyé sur le bras de henri-Camille de Beringhen.
TRISTE FIN
Malheureusement, accablé de dettes, iBeringhen fut obligé à la fin de l'année 1761 de cedér le comté d'Armainvilliers au roi.
Henri-Camille de Beringhen se retira dans son château de Cormentin en Bourgogne où il décèdera le 20 février 1770 ; par la suite il sera enterré à Saint -Grmain l'Auxerrois.
Eglise saint Germain l'Auxerrois par Monet.
Source bibliographique : étude réalisée à partir du livre de Atoine Jourdain "Un petit Village Briard - Gretz-Armainvilliers" édition Société Historique de Villiers sur Marne et de Brie française.
Louis XIV souhaitait faire un échange de terre avec Jacques-Louis de Beringhen. Devant les notaires du Châtelet à Paris, Beringhen s'engagea le 21 février 1701 de laisser au roi la terre de Louveciennes avec le fief de Maubuisson et aussi la tour carrée afin de réunir le tout au domaine de Versailles contre la chatellenie de Tournan en Brie mais ausi la prévôté de Marles et autres offices de juridicatures..
En juin 1704, Beringhen put obtenir par lettres patentes le comté d'Armainvilliers avec les terres de Gretz, Tournan, Marles, Châtres et Hermières.
Il fut par la suite nommé à la direction générale des Ponts et Chaussées avant d'être élu membre honoraire de l'académie des Inscriptions et Belles- Lettres. Effectivement de Berighen avait la réputation d'être un amateur très brillant des beaux-arts que Louis XIV ne se privait pas de consulter pour embellir Versailles. Jacques -Louis de Beringhen était souvent sollicité pour remettre les récompenses aux artistes. Il mourut le 1er mai 1723 à Paris.
Sa fameuse bibliothèque et son cabinet des estampes se trouve conservé aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale .
LES NEUF ENFANTS DE JACQUES-LOUIS DE BERINGHEN ET DE MARIE D'AUMONT
- Jacques-Louis né en 1680
Il fait parti à 16 ans de la compagnie des Mousquetaires. en 1702, il participe à la bataille de Norvège avec un régiment à son nom. Deux ans plus tard il combat comme brigadier de cavalerie et ses exploits militaires le feront maréchal de camp.
Le 14 février 1708, il épouse marie-Louise, henriette de Beaumanoir-Lavardin, fiflle de Henri-Charles, marquis de Lavardin , chevalier des ordres du roi et de Louise-Anne de Noailles
Jacques-Louis, succède à son père dans les fonctions de premier écuyer du roi et reçoit ainsi les titres de comte d'armainvilliers et du Plessis Bertrand, marquis de Châteauneuf. Comme son père, il sera gouverneur des citadelles de Marseille.
Il meurt le 1er décembre 1723 en laissant une fille, Marie-Louise Nicolle, religieuse en 1731 à l'abbaye de Faremoutiers.
- François-Charles né en 1691
Il hérite du comté d'Armainvilliers à la mort de son frère Jacques-Louis.
Le 14 mai 1712, il lui a été conféré l'abbaye de Sainte-Croix de Bordeaux (ordre de saint Benoît) et la prévôté de l'église collégiale Notre dame de Pignans, diocèse de Fréjus.
En 1718, François-Charles est docteur en théologie de la faculté de Paris. Archidiacre de Melun en l'église métropolitaine de Sens il en devient vicaire général de ce diocèse.
Député de la province de Sens, il assiste à Paris en 1723 à l'assemblée générale de France du clergé.
En 1725, il est nommé à l'évêché du Puy.
Il reçoit le 4 mars 1738, l'abbaye de Saint-Gilles dans l'évêché de N$imes et le comcté du Velay. Il se défait ainsi de la prévôté de Pignans
Les démélés entre François-Charles et la ville de Tournan
Au grand désespoir de la population de Tournan, François-Charles fit abattre l pour cause de vétusté, les arbres qui se trouvaient sur la place du château..
A sa mort en 1742, la terre d'Armainvilliers passa à son frère Henri-Camille.
- Anne-Marie, Madeleine, abbesse du Pré au Mans vers 1730.
- Louise-Charlotte, Eugénie, abbesse de faremoutiers, décédée le 28 octobre 1726.
- Marie-Louise, mariée en 1713 à Guillaume-Alexandre,marquis de Vieux-Pont et de Sencée en Bourgogne. Il était lieutenant général des armées du roi, lieutenant pour sa majesté au pays d'aunis et gouverneur de Charlemont.
- Lydie, épouse Hubert de Courtarvel, marquis de Pézé, maréchal-général des logis de l'armée en Italie. Il est à la bataille de Parme en 1734 et à celle de Guastalla où il décède des suites de ses blessures.
- Olympe, Félicité, abbesse de faremoutiers, décède à Paris dans l'hôtel des Beringhen le 10 août 1743.
- Anne-Fare, Thérèse, mariée à Emmanuel-armand, marquis de Vassé, brigadier des armées du roi, en juillet 1701
et enfin Henri-Camille né le 1er août 1693 dont nous reparlerons dans le prochain article.
(à suivre)
Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la
ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan
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