AU COEUR DE MON ENFANCE

charles5.jpg jeanbona.jpg4-picture6fragment-copie-1.gif che-17-fleureau-b21camee17philippe6devalois.jpg

blcarte_cassini.jpg charles_iv_le_bel.jpg  Charles IV le bel

 

UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

les écrivains de la Brie

Pierre Dumarchey  qui sera connu par son talent littéraire  sous le nom de Pierre Mac Orlan est né le 26 février 1882 à Péronne dans la Somme.

Quand Pierre Dumarchay laissa-t-il  la place à Pierre  Mac Orlan ? 

C'est difficile à savoir , lui le discret, lui qui a gommé avec patience  son autre vie pour laisser paraître un joyeux luron plein de verve et de tendresse littéraire., lui le créateur entre autre de "quai des Brumes" mais aussi de nombreuses chansons . L'esprit vagabond, toujours appelé par l'aventure de la vie et l'aventure des mots , un jour s'est arrêté en Brie. Cette brie sera sa terre d'aventure., tout simplement.. 

Mais allons ensemble doucement  à sa rencontre, quand il découvre cette petite maison  basse avec un enclos de pommiers sur  une petite route  qui va nulle part ailleurs sauf vers le coeur de Piere Mac Orlan  :   Archets, hameau de Saint Cyr sur Morin

"Cette petite maison que j'habite toute l'année  est tellement bien ajustée  à mon corps  qu'elle me complète  comme un vêtement de chasse  ou de golf , un vêtement où l'on se trouve à l'aise sans le remarquer et peut-être même sans savoir pourquoi..." 

Comment Pierre Mac Orlan a connu la Brie ?

C'est en 1911, qu'il découve t pour la première fois la vallée  du Petit Morin, grâce à son ami Frédéric Gérard, qui avait une maison  aux Armenats, hameau de saint-Cyr. et aussi  propriétaire du "Lapin agile"  cabaret montmartrois fréquenté par de nombreux artistes.peintres et écrivains. Frédéric Gérard et Julien Callé venaient d'acheter depuis peu l'Auberge de l'Oeuf dur à Saint Cyr sur Morin.

C'était pour les peintres un endroit de rêve: ils pouvaient  travailler le paysage, se reposer, se baigner, aller à la pêche.... si peu loin de Paris.

Les plus argentés des Montmartrois prenaient une chambre à l'Auberge de l'Oeuf dur et du Commerce. Viendront, Jean-Pierre Chabrol, Brassens., mais aussi Roland  Dorgelès, Francis Carco, Max jacob, André  Warnod.  Certains, comme Mac Orlan, préféraient  loger  directement chez l'habitant autour de Saint-Cyr.

Les étés à Saint Cyr, devenaient  les étés Montmartrois...

Les paysages champêtres  entre bois et vergers serpentant autour du Morin ne pouvaient qu'enflammer l'imagination 

 En 1913,  Berthe Luc, barmaid au Lapin agile, achète pour sa fille Marguerite qui venait d'épouser Mac Orlan , une ancienne ferme briarde au hameau d'Archets.

Et voici Mac Orlan qui  tombe amoureux à son insu d'un petit bout de brie, alors que lui ce réveur insatiable  ne pensait trouver l'imagination de l'écriture que  dans les ports de Bretagne ou de Normandie.. L'aventure pouvait donc exister ailleurs qu'en bordure de mer ?  quelque chose d'autre  que la mer  pouvait donc  apporter ce mystère dont il avait tant besoin ? 

Oui, la Brie est cette terre mystérieuse  qui attire car fugueuse, ne se livre que rarement..  

La Brie est la réveuse impénitente de nos amours,

Mais aussi Terre de mémoire.qui n'oublie pas ses enfants tout au long de ses siècles.

 La Brie, la  Magnifique, sublimant  l'homme au plus haut de son art....

La Brie qui offre ses rêves à ses poètes...

C'est en 1927, que Pierre Mac Orlan s'installe définitivement dans sa maison  à Saint-Cyr sur Morin   jusqu'à sa mort en 1970.

C'est là qu'il écrivit ses plus belles oeuvres.  Il  donna  comme le disait si joliment Georges Brassens "des souvenirs  à ceux qui n'en ont pas"..

 

Par voeu testamentaire , Pierre Mac Orlan légua sa maison, ses biens et la gestion de son oeuvre à la Commune de Saint-Cyr-sur-Morin pour que celle-ci les conserve et les mette en valeur avec l'aide d'un Comité des Amis de Pierre Mac Orlan, composé de personnes issues du monde littéraire et de son entourage intime à Saint-Cyr-sur-Morin.
En 1993, puis en 1996, la Commune de Saint-Cyr-sur-Morin et ce Comité souhaitèrent mettre en dépôt au musée des pays de Seine-et-Marne quelques 1200 pièces provenant de la maison pour leur conservation et leur mise en valeur. Ces pièces sont venues s'ajouter à celles données par Pierre Guibert, l'ami aubergiste de Pierre Mac Orlan, et s'enrichissent d'acquisitions régulières faites par le musée. Le musée possède ainsi la principale collection publique sur l'écrivain du "fantastique social" et enrichit régulièrement ses présentations de nouvelles acquisitions : manuscrits, éditions originales illustrées, photographies, dessins, gravures, audiogrammes, films...
Elles sont présentées dans cette salle créée à la mémoire de l'écrivain du "fantastique social", pour diffuser la connaissance de sa vie et de son oeuvre à un public plus large que ne le permet le cadre intime de la maison.
Une partie de cette présentation est consacrée à l'évocation de la personnalité de Pierre Mac Orlan et aux souvenirs de sa vie à Saint-Cyr-sur-Morin, l'autre partie est davantage consacrée au processus de son oeuvre littéraire, qui fut qualifiée de "fantastique social".

17 avenue de La Ferté-sous-Jouarre
77750 Saint-Cyr-sur-Morin

Musée des pays de Seine et Marne

Tél. : 01.60.24.46.00
Fax : 01.60.24.46.14
Mèl : mpsm@cg77.
 

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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 20:16
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"Ecrire, je le fais pour mon bon plaisir. curieusement, les moments où j'écris le plus, où les idées viennent, ce sont les moments où je suis le plus occupé. la plume, alors court d'elle-même ; le premier jet est peut-être informe, comme l'eau qui jaillit spontanément de la source tant qu'elle n'est pas canalisée. Mais la poésie n'est pas une mise en forme, c'est une manière de laisser couler ce qui est en soi.

L'histoire, on ne peut en parler de façon romantique ; tandis qu'en poésie on peut chanter avec les mots. la poésie est déroutante, elle agace parce que l'on n'arive pas à la cerner. Pour moi, la poésie a été un surgeon de la vocation sacerdotale, de la formation intellectuelle. des professeurs que j'ai eus. Je ne sais pas  si  j'ai envie que mes écrits restent. Paul Fort, il est vrai, m'en a pressé. Mon ami Girod de l'Ain possédait un manuscrit de Mallarmé, une première version. Paul Mallarmé l'a retouchée. Il n'y avait plus le même soufle poétique. L'écriture était devenue une fabrication cérébrale.

Vous savez, la poésie c'est comme la harpe ou le piano, le ton vous donne une harmonie, qui renvoie à une autre harmonie, et ainsi de suite. Une impression poétique peut-être très grande et n'avoir qu'une seule ligne. Un seul exemple. Dans la nuit d'étoile, de Paul Fort : "Dieu s'éclaire, il ajoute à sa transparence". n'est-ce pas une impression merveilleuse ? L'instinct poétique, je le dois entre autres à la maîtrise de Notre Dame et aux psaumes, que je lis tous les jours. Ils sont la partie essentielle de l'office, et ces cent cinquante psaumes sont en réalité cent cinquante poèmes. Ce n'est pas  le même esprit , mais il y a le rythme du verbe et la musicalité du mot, cela compte énormément.

Abbé Perin

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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /Nov /2006 21:07
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Je vous ai dit, n'est-ce pas, ce que c'est que le Bois-Saint-Père ? C'est une simple dépendance du bourg de Beton-Bazoches. A quelques centaines de mètres au dessous du hameau passe la rivère de l'Aubetin, qui poursuivant son chemin, traverse un peu plus loin le village. quand je dis la rivière, j'exagère un peu. A cet endroit de son cours, l'Aubetin n'est pas encore assez éloigné de sa source et n'a pas assez d'importance pour mériter d'autre titre que celui de ruisseau. Encore est-ce un ruisseau qui ne gazouille guère et qu'on peut, bien souvent traverser à pied sec. J'ai vu, moi qui vous parle, en de certaines années qui ne sont pas fort loin, des gens de Beton-Bazoches labourer le lit de leur rivière pour lui confier en avril du plant de pommes de terre qui leur donnait d'amples récoltes à la saison de l'automne. Mais à l'époque dont je vous entretiens, la culture de la pomme de terre n'avait pas encore atteint dans nos contrées le développement auquel nous la voyons arrivée aujourd'hui.
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Mercredi 2 août 2006 3 02 /08 /Août /2006 07:37
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KATHERINE MANSFIELD

Née le  14 OCTOBRE 1888  à Wellington en Nouvelle-Zélande  décédée le 9 janvier 1923 à Avon (77)

Kathleen Beauchamp pour l'état civil, publie son premier texte à l'âge de 9 ans sous le nom de Katherine Mansfield,  qui est le nom de sa grand-mère qui l'a élevée.

Elle étudie au Collège Queen's Collège de Londres et dès 1903, fait la connaissance de  Ida Constance  avec qui elle restera amie jusqu'à sa mort.Elle découvre avec délice Oscar Wilde et le violoncelle. Katherine a 14 ans.

En 1906, elle est de retour en Nouvelle-Zélande et fait la rencontre de Edith Bendall dont elle tombe amoureuse ce qui provoque un énorme scandale à Wellington.

Une revue Néo-Zélandaise publie trois nouvelles de Katherine Mansfield.

Pensant se tourner vers une carrière professionnelle de musicienne,  elle voit s'éffondrer cette possibilité par le refus catégorique de son père  qui l'inscrit au Tecnical college de Wellington pour étudier la dactylographie et la comptabilité.

En 1908, elle retourne en Angleterre grâce à son amie Ida Constance Baker.  Son père lui assure une pension annuelle de  £100 ce qui va lui permettre de se consacrer uniquement à l'écriture.

Elle mène une joyeuse vie avec ses amis et attend un enfant de Garnet Towell. Mais en 1909, elle épouse George Brown pour le quitter le jour mème. (divorce prononcé en 1913)

Partant faire un  voyage  en Bavière, elle fait une fausse couche. Lors de son séjour, ele y rencontre Floryan Sobienowsky qui lui fait découvrir avec bonheur  l'oeuvre d'Anton Tchekthov qui la marquera  pour la continuité de ses écrits.

Dès son retour à Londres, en 1910, Katherine Mansfield fait publier ses nouvelles  dans le magazine The New Age. Elle s'est inspirée de son voyage en Allemagne dans Pension allemande  et verra avec plaisir  la publication en 1911.

Cette année 1911 est une  année particulière pour Katherine Mansfield, puisqu'elle fait la rencontre du critique littéraire John Middleton Murry.

Jusqu'en 1914, Katherine continue à produire ses récits pour les magazines Rythm The Blue Review..

A Londres, le couple fait la connaissance de D.H. Lawrence et de sa femme Frieda. Ils deviennent vraiment des amis et Lawrence fera même le portrait de Katherine sous les traits de Gudrun dans "Femmes Amoureuses".. De cette amitié, nait une revue intituée Signature  où l'on retrouve la plume de Lawrence, Murry et Mansfield.

David Herbert Lawrence est un personnage hors du  temps pour l'époque . Né le 11 sepembre 1895 à Eastwood au Royaume Unis, il est l'auteur de nouvelles, romans,poèmes, pièces de théâtre, essais, livres de voyage, traductions et lettres etc. Il meurt en France en mars 1930 à Vence.

L'oeuvre de Lawrence a longtemps été contestée, surtout de son vivant en s'attirant de nombreux ennemis.Il démontre d'une façon féroce  dans ses écrits la déshumanisation  d'un monde " mécanique" par opposition à un monde "organique"... comprenez  que ce monde en pleine explosion industrielle et donc de modernité  peut s'en sortir d'après lui par le remède de  la tendresse et une sexualité plus libre et sans culpabilité. De toute évidence, Lawrence est très  influencé par Freud et Nietzsche,.qui sont ses références.  Ses études de réflexions se basent  esentiellement sur la partie spontanée et émotionnelle de l'être, la sexualité et le comportement instinctif de tout individu.

DH.Lawrence a vécu plusieurs années au Mexique et au Nouveau Mexique et a été à même de s'interroger sur les religions ancestrales  des indiens et surtout  il était désireux de comprendre si l'on pouvait explorer par ce biais la regénération des blancs par le culte du "sacré primitif"..

Cela donnera matière à écrire encore et encore  sur la démocratie et la sexualité, la femme, la virilité et les valeurs fondamentales d'une société à l'aube de l'industrialisation...

Mais la guerre de 1914 ....

Le frère de Katherine  meurt en 1915. Bouleversée par cette perte, ses récits se tournent vers son enfance, sa famille, et la Nouvelle Zélande.

En 1916, nous retrouvons Katherine à Bandol en France. Prélude est publié. Mais l'année suivante elle séjourne en Angleterre et fait la connaissance de Virginia Woolf. Le style d'écriture  et surtout l'utilisation de ce fameux monologue intérieur a souvent été comparé en étudiant leurs oeuvres réciproques.

En 1918, Katherine apprend qu'elle est atteinte de la tuberculose et s'en retourne à Bandol. Elle se marie avec John Middleton Murry. Un court séjour en Angleterre puis elle part pour l' Italie à Ospedaletti puis ensuite Menton.

1920, l'année de la publication de Bliss (Félicité) et un nouveau départ pour la Suisse dans le Valais.

En 1922, elle s'intéresse aux travaux de Gurdjieff, et s'installe  à Fontainebleau car elle pense que ses méthodes l'aideront à guérir.

The Garden Party est publié en 1922. sa dernière nouvelle The Canary paraîtra en juillet..

A Fontainebleau à l'institut Gurdjieff près du prieuré d'Avon, meurt Katherine Mansfield le 9 janvier 1923. Elle sera enterrée à Avon. elle avait 35 ans.

Après sa disparition, il fut publié deux recueils de nouvelles The Dove’s Nest et Something Childish) ainsi que ses lettres et journaux.

Marie de Mazan

Le prieuré des Basses loges, à Avon.

 

              

 

 

 

 

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Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /Juil /2006 09:12
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Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan 



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