AU COEUR DE MON ENFANCE

charles5.jpg jeanbona.jpg4-picture6fragment-copie-1.gif che-17-fleureau-b21camee17philippe6devalois.jpg

blcarte_cassini.jpg charles_iv_le_bel.jpg  Charles IV le bel

 

UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

Provins, la belle romantique

J'ai passé une journée délicieuse à Provins. Entre monuments, jardins et peintures, j'ai fait une halte à la libraire Delvaux dans la ville haute de Provins, située au 9 rue de Jouy.

dans ce cadre somptueux, vous êtes accueilli avec des chants Grégoriens qui donnent une intensité particulière à ce lieu. Remarquablement bien installée, cette librairie offre une diversité de livres sur le Moyen-Age allant du guide touristique à des ouvages plus sprécieux , aussi bien pour rl'amateur que pour l'érudit.. On peut flâner, s'inspirer du lieu et discuter avec bonheur. Tout ici est simple mais beau. La calligraphie, l'enluminure, reconstitution de châteaux-forts, musique médiévale sans oublier l'univers de l'enfant.

 

 

 

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Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /Mai /2006 18:16
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 photo bientôt remise

 

 

 

André Marchini  fier que sa ville soit inscrite au Patrimoine Mondial de L'UNESCO

a réalisé cette belle girouette pour Provins.

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Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /Mai /2006 18:03
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Il y aura un seul troupeau

Père Michel Gitton de  saint Quiriace

le dimanche 7 Mai 2006

 

Nous avons peur des revendications hégémoniques. Nous n'avons pas envie d'être ramenés à un troupeau, où il faudrait tous marcher au pas, fût-ce derrière le Christ. Un seul Dieu une seule vraie religion, une seule véritable Eglise, cela rappelle trop pour nous Ein Volk, ein Führer (un seul Peuple, un seul Guide),et il nous semble que seule la variété des propositions peut garantir la liberté. Il ne manque pas de gens aujourd'hui pour accuser le monothéisme d'avoir introduit un ferment d'intolérance. Là où paraît-il, les dieux paîens laissaient leurs adeptes dans une joyeuse et large co-existence, sans imposer ni crédo obligatoire, ni pratique commune.

Le tout est de placer l'unité au bon niveau. Car l'humanité est malgré tout sortie grandie de la prise de conscience de son unité. Contre tous les racismes, les nationalismes étroits, l'affirmation (qui vient de la Bible) d'une commune origine de tous les hommes, malgré leurs différences de peau ou de rang social ou culturel, a ouvert bien des horizons, qu'il ne faudrait pas refermer. Il faut certes faire une grande place aux cultures, à leur expression artistique, intellectuelle, et même spirituelle, mais ce ne peut-être aux détriments des valeurs profondes qui structurent l'homme : la vérité sur le sens de sa vie, sa dignité, ses droits et ses devoirs. Le culturalisme peut aboutir à former des ghettos et perpétuer des formes d'esclavages au nom du respect des coutumes.

L'unité de la Vérité est la condition même pour qu'il puisse exister un échange heureux entre les intelligences. " a chacun sa vérité" est un principe paresseux qui retire à l'intelligence tout sérieux. S'il n'y a  rien à découvrir qui dépasse nos points de vue particuliers, plus besoin de s'informer, plus besoin de partager nos découvertes. si nos contemporains sont méfiants contre une vérité qu'on chercherait à leur imposer malgré eux, c'est qu'ils n'ont rencontré que des caricatures de vérités, des points de vue idéologiques érigés en obligation. Devant ces pseudo vérités, on est vaincu sans être convaincu, alors que, devant le vrai qui élève l'intelligence, on n'a pas à craindre de rendre les armes, on est heureux de sortir de son erreur, et d'accéder à une lumière plus grande et plus riche, qui intègre la part de vrai contenue dans toute opinion.

La foi ne peut reposer que sur le vrai. Je n'adore pas un Dieu qui corresponde à mes besoins et à mes goûts, je l'adore parcequ'il est Dieu, et  qu'il n'y en a pas d'autres comme Lui, qu'il ne peut y en avoir d'autres, sinon ce ne serait pas LUI.

L'exigence de chercher le vrai Dieu s'impose à tout homme doué d'une conscience religieuse. La refuser  reviendrait à ériger en absolu des habitudes, des coutumes, un système de pensée ou de rites, bref le contraire même de ce que recherche l'homme religieux. certes Dieu est grand et dépasse mon intelligence, mais il m'en a donné assez pour me guider vers lui, si j'ai le coeur droit.

Ce qu'on vient de dire de Dieu s'applique encore à la voie qui mène à lui. Si Jésus peut déclarer " je suis la Voie" et pas seulement  "une voie", c'est qu'au-delà des recherches légitimes et des tâtonnements permis, il y a un chemin à trouver et qui n'est pas évident. C'est la réussite de notre vie qui est en jeu, trouver le passage vers Dieu est une nécessité vitale, tant se sont perdus en croyant trouver, pour finalement butter sur des impasses.

La vraie liberté commence là : nous n'avons pas le choix ni du but à poursuivre, ni de la voie qui y mène, mais de s'y engager requiert toute notre acceptation personnelle. Reconnaître la proposition qui nous est faite et y adhérer, voilà ce qui nous revient. Et à partir de là, commence notre initiative personnelle. Car , sur cette voie, aucun pas n'est le même. Les saints nous montrent l'infinie variété des réponses, qui toutes concourent au même fiat, au même oui d'amour, mais que de variantes !

De même l'Eglise est une, elle n'a de sens que si elle est l'Eglise fondée sur les Apôtres, traversant l'histoire pour m'inviter à la suite du Christ, mais au sein de cette seule vraie Eglise que  de "demeures" ! que de manières belles et fécondes de réaliser l'essentiel de notre vie chrétienne !

Alors n'ayons pas peur de souhaiter à nos compatriotes d'entrer dans l'unique troupeau du Christ. ce qui n'est pas de l'impérialisme, c'est la charité qui nous pousse à vouloir leur offrir le seul moyen de s'épanouir complétement.  

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Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /Mai /2006 13:09
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 Dans le courant du XIème siècle, Saint Quiriace de Provins est constitué d'un groupe de chanoines sous la direction du prêtre Arhoenus qui vient du clergé de Sens. On doit le soutien de cette fondation au comte de Champagne  et de Blois Eudes et à l'archevêque de Sens dont dépend Provins. C'est par cet accord laïque et religieux que l'essor de Saint Quiriace pourra assurer son indépendance et son développement. Les comtes de Champagne et de Blois qui aiment particulièrement Provins en font par leur largesse une église de prstige qui irradie la région par un très riche enseignement.

Mais Thibaud II, qui est un grans admirateur de saint Bernard et de saint Norbert souhaite installer à saint Quiriace des chanoines "réguliers". Ces chanoines ne sont pas des moines et vivent partiellement en comunauté autour de l'église que l'on appelle le "cloître". Ils sont responsables de leurs biens (entretien personnel et les personnes à leur service) et doivent prendre soin des pauvres. Ils appliquent la régle de saint Augustin, vie de silence et de mortification.

Thibaud II en appel en 1132 à Saint Jean de Sens pour  fournir ces chanoines réguliers qui compléteraient le groupe de chanoines séculiers déjà en place. Mais la réforme n'arrive pas à s'implanter à saint Quiriace.

Le pape Adrien IV en 1157 en prend acte et avec le concours de Henri le Libéral, nouveau comte de Champagne on trouve une solution pour les chanoines réguliers qui vont s'installer à saint-Jacques (ancien Hôtel Dieu situé en ville haute) laissant ainsi aux séculiers saint Quiriace. Les deux groupes purent ainsi s'épanouir jusqu'à la révolution. 

 

 

Saint augustin

 

 

 

     Augustin est né en Afrique du Nord à Thagaste. Le 13 novembre 354 dans un milieu modeste ; son père Patricius, est un petit propriétaire foncier. Son éducation ne va pas sans poser quelque problème à ses parents de religion différente. Son père est très attaché à la religion  du paganisme romain alors que sa mère Monique est  une fervente chrétienne.. Finalement c’est sa mère  qui l’emporte et le jeune Augustin est élevé dans la religion maternelle. Dès qu’il est en âge, il se rend  à Madaure pour étudier la grammaire puis plus tard à Carthage pour sa « rhétorique »  Avec sa solide formation intellectuelle Augustin pense un temps à s’établir comme avocat mais s’oriente en fin de compte   dans le professorat  dans sa ville natale puis fonde une école de rhétorique  à Carthage pour finalement s’installer d’abord à Rome et enfin à Milan.

 

SON MAÎTRE A PENSER

 

 

 

 

 

 Tourmenté par une vie trépidante, Augustin s’éloigne au grand regret de sa mère de la religion. Vivant avec un amour de jeunesse dont il a eu un fils à 17 ans, Adéodat, il partage son temps entre la littérature, le théâtre et son constant désarroi métaphysique. .Il découvre la philosophie en lisant Cicéron lui donnant l’envie de découvrir la sagesse.  Cicéron  comme  tous les praticiens romains  a étudié la poésie, la rhétorique et le droit mais ajoutera un autre univers  beaucoup plus rare à son époque, celui de la philosophie. Ciceron se veut un homme complet. La culture de l’esprit est presque chez lui un idéal  d’un savoir universel. Il sera le premier homme d’état à vouloir tenter de concilier la nécessité de la pratique politique et la portée de la spéculation philosophique. Cicéron rêve d’une Cité républicaine où des hommes d’élite grâce à leur vertu, leur autorité  et  leur talent pourraient intervenir dans le respect du droit, de la raison et de la justice épaulés par  des philosophes convaincants..

 

 

 

 le manicheisme

  

 Quelques années plus tard  Augustin approche  le manichéisme et  se convertit. Cette religion très en vogue séduit notre jeune Augustin, car elle souscrit l’individu à une vision dualiste et tragique du monde par le combat du Bien et du Mal. Cette religion  insiste sur une morale ascétique car alors, l’âme pourrait obtenir son salut en s’arrachant au monde mauvais. Cette doctrine a tout pour plaire à notre jeune Augustin en proie à de multiples conflits intérieurs. Il y adhère et reste pendant neuf ans dans ce mouvement. La doctrine manichéiste était cette vieille conception qui professe la coexistence et la lutte éternelle de deux principes. L’un bon, symbolisé par la lumière, l’autre mauvais, figuré par les ténèbres et identique à la matière  Le père spirituel de cette vision du monde est Manès, né à Babylone en 216. A douze ans, il reçoit un message divin et s’éloigne des gens de la religion dans l’espoir de créer un renouveau. Mais le temps n’est pas encore venu. Douze années s’écoulent : Manès entend à nouveau la voix du Ciel : le temps est venu. Manès veut alors se faire connaître et proclame bien haut sa doctrine. Il est reçu à la cour. Le roi Châhpuhr Ier l’autorise à prêcher, à faire des adeptes, le suit dans ses différentes expéditions, se serait même converti. L’histoire prétend que Sa Majesté aurait été emmenée par Manès à la porte de l’empire céleste et qu’il serait demeuré en suspens dans les airs pendant plusieurs jours.  

 Pendant une trentaine d’années, la complaisance du monarque apporte au prophète une aide considérable. Obéir à Dieu et au Prince, est un même acte de soumission. Mais à partir du jour où l’église se sépare de l’autorité temporelle, la persécution commence. Le roi meurt : son fils Ormuz lui succède, continuant de couvrir Manès de son amitié. Un an après son intronisation, Ormuz disparaît et c’est son frère Bahrâm qui le remplace.  Hélas ! Pour Manès, le nouveau roi n’adhère pas à la lutte permanente entre le Bien et le Mal. Il reste fidèle à la pensée de Zoroastre. Reprenant le folklore religieux de son pays, il se contente de la seule spiritualité. Le soleil n’est plus adoré : il devient le symbole de la lumière spirituelle, de la pureté. Le combat du Bien et du Mal étant à l’image de la vie, les vieilles croyances iraniennes prenant un caractère plus accessible. Zoroastre avait promis à ses adeptes qu’un messie viendrait annoncer la fin redoutée du monde ; il avait supprimé les sacrifices d’animaux destinés à apaiser les humeurs des dieux. : il avait simplifié le culte et l’avait mis à la portée des plus déshérités. Le sommet  des montagnes tenait lieu de temple, chacun pouvait y allumer les feux symbolisant la lumière, c’est-à-dire, le Bien.  

 Consultant les mages, Bahrâm obtient une condamnation implacable du prophète Manès. Celui-ci est arrêté, jeté dans un cachot où ne pénètre pas le soleil, attaché au mur par des chaînes et abandonné à une mort lente. Plus que de l’avoir enchaîné, Manès reproche simplement à son bourreau de le priver de soleil, source de vie spirituelle. Son agonie durera vingt-cinq jours ; ses disciples récupéreront son corps pour l’ensevelir (vers 273). On voit ici l’analogie avec la mort du Christ : on a peine à y croire.   

L’histoire de Manès a laissé des traces, notamment dans le Turkestan chinois. Sa doctrine a été reconstituée grâce à ses écrits personnels. Il succède à Bouddha, à Zoroastre, à Jésus. Ses conceptions religieuses se fondent sur ce qu’il a trouvé de meilleur chez ses prédécesseurs. La base en est toujours la dualité du Bien et du Mal, qu’il traduit par la Lumière et les Ténèbres.  

 Dieu est matière. L’homme, ignorant son passé, ne peut être sauvé que s’il en reçoit la révélation et que s’il parvient à séparer son esprit, la lumière, de son corps, la matière. Le but de tout manichéen est de quitter l’enveloppe matérielle qui l’attache à la terre, de libérer son âme, siège de l’esprit après la mort, et de faire son entrée au royaume de lumière, le Paradis et le Nirvana. L’homme doit ouvrir son âme à l’illumination intérieure. Autrement dit dans la pratique, il doit reléguer au second plan son corps et ses exigences, pour ne se consacrer qu’aux forces de l’âme. Il doit pousser l’ascétisme jusqu’à cesser de s’accoupler, de cultiver la terre, d’ériger des maisons et des villages, de manger de la chair animale. Les adversaires du manichéisme voient dans ce renoncement une tendance au suicide, une sorte d’anéantissement progressif de l’espèce humaine   

L’initiation des adeptes consiste à sauver coûte que coûte la substance divine demeurée indépendante de la matière. Les disciples de Manès font ainsi la part des choses : ils divisent les adeptes en deux classes : la première est celle des « élus », les purs ; la seconde celle des « croyants », les auditeurs.

Les purs jeûnent, s’abstiennent de bâtir, de procréer, de manger de la chair animale, ils ne cultivent pas, ils ne possèdent aucun bien ; à leur mort, les purs sont acceptés au Paradis.

Les croyants, quant à eux, pourront renaître, selon leur mérite, soit dans un corps humain, soit dans celui d’un animal. Ceux qui auront une bonne conduite, n’auront pas prononcé d’injures, ni menti, ni commis d’adultère, ni méprisé les pauvres, ni adoré les idoles, connaîtront le sort des élus.

On peut se demander pourquoi la religion de Manès a suscité tant de haine sauvage parmi ses contradicteurs. Ces derniers pensaient qu’elle était fondée sur le principe d’un monde matériel corrompu, œuvre de démons, donc condamnable. Or les grands de ce monde ne tolèrent point d’être blâmés par la voie de la religion, laquelle réprouve les ambitions matérielles, le pouvoir absolu et arbitraire. Pour un peuple opprimé, sacrifié à l’amour   propre des tyrans, il y  avait donc dans Manès un aliment révolutionnaire à retardement, la revanche de l’esprit sur la matière, le défi de l’âme aux lois iniques  

 Effet contraire au but poursuivi, c’est grâce aux persécutions que le manichéisme est sorti de son lit, inondant l’Egypte, la Palestine, l’Italie, l’Afrique du Nord, l’Espagne, la Gaule, la Germanie, l’Asie centrale et la Chine. Les communautés manichéennes s’acheminèrent clandestinement jusque vers le midi de la France où elles prirent feu, propageant l’incendie.

Il semble aisé, à présent, d’établir un parallèle entre la doctrine cathare et le manichéisme. Il existe certes diverses tendances, mais toutes sont basées sur le principe de l’opposition du Bien et du Mal, dans laquelle l’homme a été entraîné sans y prendre garde.

 

ELOIGNEMENT  DE SAINT AUGUSTIN DE LA DOCTRINE DU MANICHEISME 

 Mais à Milan, Augustin s’éloigne progressivement du Manichéisme grâce à l’influence du grand théologien chrétien Ambroise qui lui a fait découvrir le néo-platonisme. Intellectuellement le pas est franchi mais il n’a pas  encore fait le pas vers le christianisme. C’est dans un jardin de Milan qu’il reçoit la révélation. Il entend une voix qui pour lui ne peut être que Dieu.

 

A partir de là, il abandonne l’enseignement et se retire avec une poignée d’amis à Cassicacum pour approfondir la lecture sur les Evangiles mais aussi faire le point sur son existence. Il se fait baptiser en 387 par l’évêque Ambroise avec vœu de chasteté et vie de prière Il entreprend dès lors la rédaction de ses premiers dialogues philosophiques, puis  entame trois ans de vie monastique pour  avoir enfin les charges ecclésiastiques. 

 

LA CITE DE DIEU 

Devenu évêque d’Hippone en 395, Augustin participe d’une façon fort active à tous les grands conflits qui secouent l’Eglise d’Afrique. Conjointement il produit une œuvre où se mêle la philosophie et la théologie Saint Augustin relie la philosophie à sa vie et surtout à son expérience de la culpabilité. Donc fatalement il ne pouvait pas faire autrement que de rejeter le manichéisme puisqu’il enlève toute faute à l’homme.  Mais pour autant il  refuse obstinément  de croire à l’hérésie pélagienne qui prétend que l'homme, doté par Dieu du libre arbitre, peut pratiquer la vertu et atteindre le bien sans l'aide de la Grâce.. Mais Saint Augustin  rétorque qu’en niant la nécessité de la Grâce, l’incarnation du Christ ne sert plus à rien si l’homme peut se sauver seul.   

Fondamentalement, pour Pélage, point de péché originel alors que l’évêque d’Hippone  lui démontre que la puissance des passions est liée au péché originel.  

 Mais un événement capital va obliger  Augustin, notre homme de foi à prendre position politiquement quand Rome est envahi en 410 par le Wisigoth Alaric, prélude à la chute de l’Empire romain en 476. Augustin en est particulièrement affecté car les détracteurs du Christianisme  font campagne pour démontrer  aux Chrétiens que Dieu n’a rien fait pour protéger Rome. L’évêque d’Hippone se décide alors à démontrer par des écrits  argumentaires que Rome est toujours Chrétienne et produit une  œuvre capitale entre 410 et 416 sur la théologie politique tout en la reliant à la réflexion et à la  méditation sur l’histoire  universelle, la «  Cité de Dieu ». Dans cet ouvrage, il y expose deux idées majeures : pour lui, il existe une Cité terrestre, fait d’hommes, de lois et de pouvoirs temporels mais aussi une Cité céleste composée de Chrétiens  à la recherche de l’idéal divin. Pour Augustin, les deux cités sont à la fois distinctes  mais ne peuvent pas exister l’une sans l’autre, car il reste persuadé que le pouvoir vient quand même de Dieu .mais qu’il réside en Dieu, puisque créateur de toute chose. Mais il souligne cependant que les régimes politiques  ne sont liés qu’à  la Providence, ce qui explique la fragilité dans un contexte historique.

 Mais il  reste  intimement convaincu  cependant que  la cité céleste  peut survivre à tout régime politique, soulignant ainsi au passage que le Christianisme n’a rien à voir avec les païens et la Rome décadente.

Marie de Mazan

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Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /Mai /2006 10:16
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 Un Juif nommé Judas aurait permis de découvrir la Vraie Croix de Jérusalem à la demande de Helène, mère de l'Empereur Constantin (306-337)

 .

Judas, se fait baptiser et prend le nom de Quiriace (Cyriaque).Il devient prêtre puis évêque à Ostie.

Julien l'apostat de son vrai nom Flavius Claudius Julianus (221-363) a été César en Gaule (355 à 361) puis Empereur Romain de 361 à 363.

Son surnom l'Apostat vient du fait qu'il a essayé de remettre en place la religion paienne dans l'Empire Romain. Elevé dans l'arianisme, il a laissé des  écrits très critiques contre le christianisme.. 

 Pour défier le nouvel évêque Quiriace, Julien l'Apostat demande à ce ce dernier qu'il sacrifie aux dieux paiens. Quiriace ne voulant pas obtempérer se fit couper la main droit sur ordre de Julien qui lui dit  : "Cette main a écrit bien des lettres qui ont détourné plus d'une âme du culte des dieux !" et fièrement l'évêque de répondre : "Insensé, tu me rends là un précieux service ; car cette main était un scandale pour moi, ayant jadis écrit bien des lettres aux synagogues pour détourner les Juifs du culte du Christ".  après avoir vainement essayé de le fair périr dans un chaudron, Julien le  fit transpécer  à coups de glaive, la poitrine.

En 1209, le chevalier Milon de Bréban participe à la croisade . Devenu gouverneur de Constantinople,  il fait parvenir à Provins le chef de saint Quiriace 

 

 

 

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Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /Mai /2006 07:41
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Dimanche 30 avril 2006 7 30 /04 /Avr /2006 02:03
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Texte libre

Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan 



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