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 TRES BONNE JOURNEE

 

Texte Libre

 

  Un village, c'est une histoire qui se raconte 


                                         
                                                                   http://www.comptoir-des-templiers.com

LES TEMPLIERS EN BRIE 

   
Ce mois-ci : l'abbaye de Citeaux


http://gilles.maillet.free.fr/histoire/images/citeaux.jpg 


                    
                     

             
         
                     




Lundi 14 avril 2008
Texte de Raymond d'Aguilers

Nous arrivâmes à Durazzo (1), et nous crûmes être dans notre patrie, regardant l’empereur Alexis et les siens comme des frères et des coopérateurs; mais ceux-ci, devenant cruels comme des lions, attaquèrent des hommes paisibles, qui ne songeaient à rien moins qu’à se servir de leurs armes; ils les massacrèrent dans les lieux cachés, dans les forêts, dans les villages éloignés du camp, et se livrèrent à toutes sortes de fureurs toute la nuit. Tandis qu’ils faisaient ainsi rage, leur dirigeant cependant promettait la paix, et pendant la trêve même on massacra Pons Renaud et on blessa mortellement Pierre son frère, tous deux princes d’une grande noblesse. Et quoique nous eussions trouvé l’occasion de nous venger, nous aimâmes mieux poursuivre notre route que punir ces offenses, et nous nous remîmes en marche. Nous reçûmes en chemin des lettres dans lesquelles l’empereur ne parlait que de paix, de fraternité, et même, pour ainsi dire, d’adoption filiale; mais ce n’étaient là que des paroles, car, en avant et en arrière, à droite et à gauche de nous, les Turcs, les Comans, les Uses, les Petchenègues et les Bulgares nous tendaient sans cesse des embûches.(2)

Un jour, pendant que nous étions dans une vallée de la Pélagonie, l’évêque du Puy s’était un peu éloigné de l’armée, cherchant un emplacement convenable pour y camper; il fut pris par des Petchenègues qui le renversèrent de dessus sa mule, le dépouillèrent et le frappèrent fortement à la tête. Mais comme un si grand prélat était encore nécessaire au peuple de Dieu, sa vie fut préservée par la miséricorde du Seigneur. L’un des Petchenègues lui demandait de l’or et le défendait contre les autres; pendant ce temps la nouvelle de cet événement se répandit dans le camp, et l’évêque s’échappa, tandis que ses ennemis différaient et que ses amis s’élançaient pour le délivrer.

Lorsque nous fûmes arrivés, à travers de pièges semblables, à un certain château qu’on appelle Bucinat, le comte Raymond (3) fut informé que les Petchenègues voulaient attaquer notre armée dans les défilés d’une montagne; il se cacha avec quelques chevaliers, tomba sur les Petchenègues à l’improviste, leur tua beaucoup d’hommes et mit les autres en fuite. Dans le même temps on recevait des messages pacifiques de l’empereur, et nous étions entourés de toutes parts d’ennemis que nous suscitaient ses artifices.


(1) Durrazo, ou Dyrrachium, est un port sur la mer Adriatique par lequel de nombreux croisés, entre autre les Provençaux et les Normands, arrivèrent en territoire byzantin
(2) Peuple d’origine turque du nord du Danube et qu’Alexis engageait comme mercennaires.
(3)Raymond de Saint-Gilles, chef des Provençaux.

Traduction prise dans F. Guizot et R. Fougères, Histoire des Francs qui ont pris Jérusalem, Paris, Paléo, 2003, pp. 9-11.

voir le site intéressant : http://pages.usherbrooke.ca/croisades/croisade1.htm#barons2
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Vendredi 11 avril 2008
Le comte Raymond IV de Toulouse est âgé de 53 ans quand il prend part à la croisade, emmenant avec lui sa femme et son jeune fils. Comme ona vu dans l'article précédent, Bertrand, fils de sa première épouse restera  pour la surveillance de ses fiefs.
C'est son chapelain, Raymond d'Aguilers , chanoine de l'église  du Puy, qui va tenir sa chronique de la croisade, ce qui  nous permettra de mieux suivre l'armée provençale à partir de la  Dalmatie, entre la  fin d'année 1096. et le début de l'année 1097.
Raymond d'Aguilers se lia d'amitié avec Pons de Balazun et formèrent ainsi le projet d'écrire un récit de leur expédition. Mais Pons fut rapidement tué et c'est donc seul, que Raymond d'Aguilers termina  son ouvrage. 
C'est une chronique  précieuse  puisque Raymond d'Aguilers  raconte ce qu'il a vu et d'autre part il signale les noms quand les sources ne sont  pas de lui.


Histoire des francs qui prirent Jérusalem : Chronique de la première croisade (1095-1099)

Histoire des francs qui prirent Jérusalem : Chronique de la première croisade (1095-1099)
Le meilleur prix :
14,90 €
Auteur : Raymond d' Aguilers
Editeur : Les Perséides
ISBN : 2915596182 prix réduit sur PriceMinister.
(Source: PriceMinister

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Vendredi 11 avril 2008
  • Broché: 448 pages
  • Editeur : Privat (17 novembre 2003)
  • Collection : Privat Présentation de l'éditeur
    Le prince n'est jamais seul ! Régner est une fonction qui ne saurait être exercée en solitaire. Sur le champ de bataille, au sein de la cour ou de leur cercle privé, les comtes de Toulouse tissent avec leur entourage toutes sortes de liens - amitié, colère et pardon - et entretiennent des rapports vassaliques. Forte de ce réseau, la dynastie des Raimond se livre à des luttes militaires, diplomatiques et familiales pour maintenir sa domination dans le Midi de la France. Mais à partir de 1209, l'Eglise romaine lance la croisade contre les Albigeois. Cette tragédie frappe aussi les princes toulousains Raimond VI puis Raimond VII. L'auteur est parvenu à reconstituer l'environnement de la maison raimondine : membres de la famille, vassaux, clergé, troubadours... forment une société " organisée en essaim ". Il analyse comment ces individus, solidaires d'un puissant, confèrent du prestige à ce dernier. Mais les comtes peuvent-ils toujours faire confiance à leurs familiers ? Cet ouvrage est inédit car il renouvelle l'étude de la dynastie des derniers Raimond ; il la situe dans son entourage et sa " famille ", dans ses alliances et ses jeux de pouvoir... pour une autre vision de l'histoire des comtes de Toulouse

  • Broché: 448 pages
  • Editeur : Privat (17 novembre 2003)
  • Collection : Privat

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Vendredi 11 avril 2008
Avant de s'engager  pour la Terre sainte, Raymond IV de Toulouse avait patiemment reconstruit le territoire toulousain en faisant une sorte de principauté avec un pouvoir comtal puissant. qui lui permettra de reconquérir une bonne partie du  patrimoine familial.
Raymond IV a  seul le pouvoir  alors qu'autrefois c'était un partage d'autorité entre les frères de  la dynastie raimondine.
D'ailleurs, tous les seigneurs du Languedoc et de Provence vont se rallier sous sa bannière pour partir en croisade.

En partant pour la Terre sainte, Raymond  IV de Toulouse laisse pourtant une oeuvre que l'on peut considérer comme non terminée. Il jouit d'un prestige extraordinaire auprès de l'Eglise surtout quand il fît voeu d'abandonner l'Occident pour l'Orient. Il laissera l'administration de ses fiefs à son fils aîné, Bertrand, qui lui délaissera à son tour le comté pour partir en Terre sainte en 1109.
,L'armée de  Raymond IV de Toulouse est acompagnée d'Adhémar  de Monteil, allié à la maison de Toulouse, guide spirituel reconnu officiellement par le pape.  L'armée la plus puiissante  des quatre armées a recruté aussi  bien dans le Toulousain, le Limousin  mais aussi  autour du Béarn, de la Bourgogne etc.
Alors que nous avons de nombreux écrits sur le trajet  malheureux des autres armées, ici, toute aventure malencontreuse est écartée.  Assurément, ils prennent le chemin le plus court en passant par l'Italie du Nord, par la  Vénetie et la  Slovanie. ( à suivre)
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Mercredi 9 avril 2008
Raymond de Toulouse est le  fils  du comte de Toulouse Pons et d'Almodis de la Marche.
Almodis de la Marche, sa mère, est née aux alentours de 1020 et décède le 1er novembre 1071.
Le  premier mariage d'Almodis de la Marche  date de 1038 avec Hugues V seigneur de Lusignan, d'où
- Henri VI seigneur de Lusignan(1039-1101)

Le mariage fut annulé pour des raisons de consanguinité .

Son second mariage a lieu en 1040  avec Pons , comte de Toulouse, d'où  4 enfants :
- Guillaume IV , comte de Toulouse
- Raymond IV comte de saint Gilles, Toulouse et ensuite Tripoli.
- Hugues abbé de Cluny puis de saint Gilles
- Almodis qui se mariera avec Pierre 1er de Melgueil, comte de Melgueil.


 Le comté de saint Gilles

Il représente la moitié de l'évêché de Nîmes, du château de Tarascon, de la tere d'Argence et la moitié de l'abbaye de saint Gilles. A partir de 1050, l'abbaye de saint Gilles  devient un lieu de pélerinage important pour se rendre à Rome, Saint Jacques de Compostelle et Jérusalem.
 En 1076, reconstruction de l'église pour permettre d'accueillir un plus grand nombre de pélerins
En 1096, Urbain II  est de passage à l'abbaye, après avoir prêché  en 1095 au concile de Clermont la croisade. Il y consacre l'autel de la nouvelle basilique.



www.art-spiaggia.net/tableau041.php.



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Infos pratiques

11 juin - 21 septembre 2008
mercredi au dimanche
14 h à 19 h
(fermé le 13 juillet)



Tarif
4 euros
Tarif réduit
2 euros
Conférence
5 euros
Visite guidée individuelle
7 euros
Visite guidée groupe
5 euros
(groupe de 10 personnes minimum)
Ateliers
5 euros


Musée Gatien-Bonnet
salle de la Gourdine / square Foucher de Careil
77400 Lagny-sur-Marne /
à 28 km de Paris


Renseignements et réservations
01 64 30 30 78
musee-gatien-bonnet@lagny-sur-marne.fr
www.lagny-sur-marne.fr






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