Les croisés prennent la direction de Nicée en quittant Nicomédie.Ils arrivent dans la ville le 6 mai.
Les corps d' armée décident de prendre postion : Godefroy s'installe au nord, Les Normands de Bohémond à l'est,. Un premier assaut se fait le 14 mai.
Les troupes de Raymond de saint Gilles arrivent le 16 mai et s'installent au sud.
Pierre l'Ermite et les survivants de la croisade populaire se massent autour d'un contingent byzantin dirigé par Manuel Boutoumites.
Une tentative de sortie de la ville par les habitants est vite refoulée par les croisés qui laisseront 200 morts à même le sol.
Les turcs réagissent mais trop tard. Le 20 mai, l'avant garde de Kiliç Arslan est surprise par Raymond et Robert de Flandre.
Les turcs se replient sur Konia, nouvelle capitale du sultanat. Kiliç Arslan envoie un message aux assiégés leur disant de se rendre aux byzantins et non aux francs. Pendant ce temps,
les croisés jouent avec les têtes de turcs morts lors des autres autres combats.
Robert Courteheuse et Etienne de Blois arrivent le 3 juin pour renforcer les contingents.
Alexis Comnène débarque et organise t un blocus avec des bateaux sur le lac Ascanios. Pendant ce temps il fait intervenir Boutoumites en secret pour obtenir la capitulation de la
ville.
Le 19 juin au matin, alors que les croisés étaient prêts à assaillir la ville, ils virent avec grande stupeur que l'étendart impérial flottait sur les remparts.
Boutoumites nouveau duc de Nicée, va fermement contrôler l'entrée des croisés dans la ville.
De cette première attaque, quelques seigneurs y laisseront leur vie : Robert, comte de Gand , Baudoin de Mons, Baudouin Cauderons, Guillaume IV de Lyon, comte de Forez et Gui de
Porsenne.
Les croisés vont recevoir de multiples cadeaux par l'empereur. Mais la rancoeur est là. Les croisés décident de partir le 26 juin en faisant deux groupes et prennent le chemin de
la Palestine pour se rendre à Jérusalem.
le 1er juillet, ils se trouvent à Dorylée.Le sultan Kiliç Arslan fait appel aux turcs pour tendre une embuscade aux armées franques dans un endroit marécageux. Ce fut une
défaite pour les troupes turco-arabes de Kilic Arslan qui furent massacrées dont 3000 officiers et 20 000 simples soldats.Le camp sera abandonné avec tout le trésor du sultan
Kiliç Arslan.
L'armée franque reprend la route. Après quatre mois de marche douloureuse, Antioche est en vue.
Nous sommes le 20 Octobre 1097...
Hugues de Vermandois arrive le premier à Constantinople. Il sera reçu avec quelques membres de son armée par Alexis Comnène qui lui offre de luxueux cadeaux. Mais méfiant,
Alexis Comnène demande de prêter serment d'allégeance pour tout territoire conquis en Orient.
Godefroy de Bouillon, lui est sur place à partir de mars 1097 En apprenant que Hugues de Vermandois est limité dans ses actions, Godefroy ravage l'ouest d'Istanboul . Puis avec son frère
Baudoin de Boulogne , ne pouvant faire autrement, fera le serment d'allégeance suite au manque de ravitaillement infligé.
Sans solution, Godefroy et ses vassaux feront la promesse d'aider à reconquérir les terres perdues et d'accepter Alexis Comnène comme suzerain après la reconquête en terre
sainte. En remerciement, une somme d'argent leur fut allouée et l'armée sera transportée de l'autre côté du Bosphore pour s'installer dans un camp sur la route de Nicomédie
Raymond de Saint Gilles est sur place à Constantinople le 21 avril 1097. Lui, refusera de prêter serment. ne reconnaissant que le Christ comme son suzerain. Son a rmée
traverse le Bosphore le 27 avril.
Robert de Normandie et Etienne de Blois sont dans la capitale au début du mois de mai.Ils acceptent de prêter serment. Ils resteront un peu plus de deux semaines dans la capitale avant
de s'engager vers l'Asie.
Bohémond de Tarente veut bien prêter serment si on le désigne Grand Domestique de l'Orient, ce qui lui donnerait le commandement des forces impériales en Asie Mineure. Cette demande sera
refusée par l'empereur de Constantinople.
Alexis Comnène ayant un doute sérieux sur l' engagement du serment fait par l'ensemble des chefs des armées,décide d'assurer le ravitaillement et la
protection des hommes en ajoutant une troupe byzantine conduite par Tatikios. (à suivre)
Le duc de Normandie se prépare à partir pour la croisade. Les seigneurs normands vont être au rendez-vous : Etienne d'Aumale, Gerard de Gournay mais aussi les
évêques Odon de Bayeux et Gilbert Fitz Osbern.
Etienne d'Aumale
Fils d'Eudes de Blois, comte de Troyes et de Meaux er d'Adélaïde de Normandie (soeur de Guillaume le Conquérant).
A l'appel du Duc de Normandie, d'autres princes se joignent à l'armée comme le duc de Bretagne, Alain Fergent, le comte de Blois-Chartres, Etienne- Henri et Robert II de Flandre.
Etienne- Henri II de Blois
comte de Blois, de Chateaudun, de Chartres, de Meaux et seigneur de Sancerre. Il est le fils de Thibaud
III de Blois, connu sous le nom de Thibaud 1er,comte de Meaux et de Troyes, grand protecteur des abbayes. Sa mère est Gersende du Maine.
Etienne-Henri II de Blois épouse Adèle d'Angleterre, fille de Guillaume le Conquérant.
Cette armée impressionnante conduite par le duc de Normandie, part en direction de l'Italie avec un arrêt à Lucques le 25 octobre 1096 et y rencontre Urbain II. Puis ils se dirigent
vers Rome, et l'abbaye du Mont cassin vers le début novembre. Ils reprennent la route un peu plus vers le sud pour s'arrêter chez Roger Borsa, duc d'Apulie, de Calabre et de
Sicile.
Au début du mois de décembre après avoir quitté Roger Borsa, l'armée se sépare dans un port de l'adriatique. Robert de Flandre part avec ses troupes mais Robert de Normandie et Etienne de Blois
décident de rester sur place. Ce n'est que fin mars qu'ils décident de reprendre la route et arrivent à Brindisi le 5 avril 1097.
Ce long voyage, indisposa les hommes de Robert Courteheuse qui malades quittaient l'armée au fur et à mesure pour rentrer chez eux, ne croyant plus à la croisade.
C'est à Durazzo que le restant de la troupe normande débarque, reprenant le même chemin que Bohémond et Raymond de saint Gilles. Le ravitaillement sans problème permit
d'arriver plus rapidement et de s'installer près de Salonique pendant quelques jours. Puis l'arrivée à Constantinople en empruntant la voie de Rodosto et Selymbria se passa
sans aucune difficulté.
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