AU COEUR DE MON ENFANCE

charles5.jpg jeanbona.jpg4-picture6fragment-copie-1.gif che-17-fleureau-b21camee17philippe6devalois.jpg

blcarte_cassini.jpg charles_iv_le_bel.jpg  Charles IV le bel

 

UN VILLAGE, C'EST UNE HISTOIRE QUI SE RACONTE

Villiers sur Morin entre littérature et peinture

carte dessinée par Cassini au XVIIe - document à la B.N.
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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /Jan /2007 17:50
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Aujourd'hui me voici seul. Te voici du côté de Dieu.  Et je ne  connaîtrai jamais l'homme que j'eusse été si je t'avais conservé. Je ne le connaîtrai jamais : cet homme-là est mort avec toi.

Naissance d'une amitié  : fils qui un a un  se nouent, idées, goûts, sentiments qui parfois se ressemblent, parfois s'opposent, mais toujours  mystérieusement  s'attirent , patiente croissance, lente habitude, souvenirs jours après jours partagés...rien, de cela entre nous Diego : un seul jour, un seul jour éclatant  et singulier. Et toute ma vie changée, en un seul jour enrichi de toi, de cet être fabuleux qui fut toi. (En  un seul jour aussi, hélas, privé de toi; et désormais la terre a jamais manque à ma droite).

Oui, l'histoire de notre amitié - l'histoire de sa naissance - fut celle d'un seul soleil. Ensuite... Quel temps avons-nous passé l'un près de l'autre ? Combien de jours en quinze ans ? Cent peut-être-pas plus. Dix eussent suffi, autant que mille. L'histoire est ailleurs.

Elle n'est pas dans l'habitude, ou les idées communes, ou les souvenirs partagés.  Ah elle est mystérieuse. C'est un fleuve caché. Mais le cours s'en devine  à la végétation luxuriante qui en révèle  à la surface de la terre. Les méandres secrets...

VERCORS

Préface du Livre de Diego Brosset : Un homme sans l'Occident

 

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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /Nov /2006 00:15
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Ces deux cours d'eaux qui empruntent  chacun de vallées d'un caractère sentimental  et reposant par sûrcroit  sont à l'origine de cette très grande activité des moulins  à eau  qui, depuis des siècles, enjambent  les rivières  pour utiliser les biefs, les écluses , les bajoyers qui protègent les berges,les abées qui font un bruit de fontaine. Tous ces villages de la vallée du petit Morin gardent en bon état un moulin qui moud le blé et dont la grande salle, pleine de sacs odorants, demeure le domaine des chats, demeure le domaine des chats gris silencieux : des chats de meunier qui écoutent en clignant les paupières le bruit des eaux dans la bouldure. Les meuniers sont toujours habillés de gris clair, comme leurs chats de garde ; j'habite tout à côté du moulin d'Archet, qui ne moud plus. Mais on moud encore au moulin de Condez, au moulin de saint-ouen, qui se situent à portée de ma vue...

Le lieux-dit où s'élevaient les bâtiments des moulins à papier de la Banque de France s'appelait et s'appelle toujours le Gouffre.

Ces moulins à eau garantissent pendant de nombreuses années l'agréable romantisme des keepsakes tendrement  enluminés et, par la suite, de la plus modeste carte postale en couleurs.

Le Grand Morin est une rivière  plus distinguée, plus mondaine que le Petit. Entre Esbly et Coulommiers , il s'étire discrètement mais gracieusement , dans les beaux détails naturels d'une campagne de luxe, un luxe de classe simplement aisée. De Coulommiers à la Ferté-Gaucher son cours est ombragé et désirable pour la fraîcheur de sa verdure, l'heureuse composition des horizons que l'on découvre à chaque méandre de ce petit fleuve d'agrément.

Si la plus ancienne industrie de la vallée du Petit Morin est représenté par les vanniers, la vallée du Grand Morin, elle, demeure le fief des papetiers, une corporation d'élite, comme celle des souffleurs de verrre.

Maintenant que le   moulin de la Banque de France a émigré en Auvergne, le Grand Morin détient seul le pouvoir de tisser des filigranes précieux dans un papier d'une distinction parfaite. Ces papiers du Marais, qui donnent de l'attrait à ma correspondance et m'invitent à écrire pour le plaisir de tracer des signes noirs sur des feuilles blanches sont pétris en cuves comme le raisin, non loin de chez moi.

Tout ce paysage dépend de l'aristocratique hôtel de la rue du Pont- de Lodi, dont le vestibule  est une biblithèque consacrée aux témoignages de la belle édition, celle qui élève le livre français au rang d'une spécialité nationale. Daragnès, le grand graveur, qui aimait les beaux papiers, était un familier de la maison.

(...) Le papier occupe dans la demeure autant de place que les pommiers dans mon enclos, dont je prends un semblant de nourriture. Le papier me nourrit plus sûrement que les pommes. Tout  au moins pour le présent. je préfère rester dans l'incertitude afin de conjurer le mauvais sort.

Pierre Mac Orlan

de l'académie Goncourt

Chroniques de la plaine et de la lisière des bois.

 

 

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Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /Nov /2006 11:51
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la doyenne de Seine et Marne en 1986  racontant  ses souvenirs sur le loup...

 

Danse, conte, chant...... C'est la Brie

 

 

Le cerccle de danse folklorique  Anceau de Garlande à Tournan en Brie

 

 

 

 

Roger Moreau dans une école maternelle à Presles en Brie

 

Langue, vivante et imagée, le conte se transmet lors des veillées de village lorsque l'hiver apparaît.C'est Jules Grenier qui a l'idée de rassembler la littérature  régionaliste dans" La brie d'Autrefois"  relevé ensuite  par son disciple  Georges Husson.

Pendant une trentaine d'années toutes les oeuvres de conteurs  vont être  éditées dans l'Almanach de Seine et Marne  de 1860 jusqu'en 1918  par Alexandre  le Bondel, libraire à Meaux et  par le Briard dirigé par Paul Auguste Brodard  qui s'installe  à Couilommiers en 1863  et qui  vient de reprendre l'imprimerie familiale avec deux cent ouvriers .Jusqu'en 1906.   Une dizaine de conteurs sont répertoriés pour une publication d'une centaine de contes, nouvelleset chansons pour ces deux almanachs

.De 1909 à 1911 on trouve aussi dans  la revue Brie et Gâtinais . quelques publications régionalistes. Un relais se fait en continuité dans les bulletins de sociétés savantes et les journaux locaux.

Thèmes principaux

 - souvenirs de la guerre de 1814-1815

- souvenirs de la guerre de 1870

- contes et légendes et traditions de la Brie

- récits du temps présent

Jules Grenier et la Brie d'autrefois

 Enfant de Villiers sur Morin, il est né en 1844 d'un père vigneron. Très jeune à l'âge de quatre ans, il perd  l'usage de ses jambes à cause  d'une typhoîde . Après l'école primaire, malgré une mauvaise santé,  il rentre chez un apprenti comme tailleur à Villiers.  Il colectionne petit à petit les anecdoctes, les trditions et les dictons  de la vie dans son pays tout en s'intréssant de très  près à la rcherche historique de la Brie.

Jules Grenier envoie ses premières notes au Publicateur en 1865 à Meaux en y ajoutant des des croquis de la vie quotidienne de la vie paysanne briarde. Son frère Alphonse, tambour à Crécy, part défendre Paris en 1870. Jules se fait journaliste et écrit au jour le jour dans son carnet sur le récit de l'invasion allemande. Ce qui donnera en collaboration avec son frère " Le journal d'un mobile de Seine et Marne à la défense de Paris".Son style le fera remarquer et il collaborera à l'Almanach Historique de Seine et Marne et à l'Almanach le Briard.

Curieux de tout, il s'intrésse à la sténographie et fonde en 1877 le Cercle de la Brie  et une Gazette sténographique de Seine et Marne.

En 1882, il publie chez un libraire-éditeur à Coulommiers  La Brie d'Autrefois qui aura un immense succès.

Souffrant de plus en plus, il continue malgré tout et fait ériger  un monument à la mémoire du peintre  paysagiste  Amédée Servin, fondateur de la colonie artistique  de Villiers sur Morin, qui illustrera les récits de sonouvrage. Puis . s'occupe d'un projet sur le chemin de fer local et fait éditer une brochure à ce sujet en 1887. Quelques mois avant sa mort,, en 1888, à l'âge de quarante-quatre ans il envoie l'ébauche d'un deuxième tome sur la Brie d'Autrefois avec son ami Georges Husson 

Il est nommé officier d'académie, et ses écrits seront récompensés par plusieurs médailles dont la médaille d'Honneur et les palmes Académiques.

En 1890, une stèle sera élevée à la mémoire de Jules Grenier dans le cimetière de Villiers :

"A Jules Grenier Officier d'académie 1844-1888

Sa famille, ses Amis"

Sur la plaque de sa tombe on peut lire : auteur de La Brie d'Autrefois Propagateur de la sténographie en seine et Marne  Jacques Maslé.

Georges Husson

 Disciple de Jules Grenier, est né à Crécy en 1857. Collaborateur à l'Almanach  de Seine et Marne avec Le Blondel puis avec Paul Brochard pour le Briard.   Pour gagner plus confortablement sa vie, il entre dans une maison de commerce où il en prendra la tête  pendant vingt ans.

Historien et  géographe, il se promène dans la Vallée du Grand Morin . Il laisse de nombreux potraits briards, des figures locales, une Histoire et une Géographie de  Couilly...

Mais son oeuvre principale reste "Contes et nouvelles de la Vallée du Morin"  publié dans les almanachs et la revue Brie et Gâtinais. Il nous laisera ausi un roman régionaliste qui se situe à Coulommiers 'Madeleine" qui raconte l'histoire d'un amour contrarié.

La campagne,  les habitants, le paysan ... tout est prétexte à écrire entre Meaux, Crécy et Coulommiers. pour ce talentueux photographe de l'âme Briarde qui a su décrire mieux que personne. les sentiments de la vie paysanne.

photo de Marc Demoulin - Crécy -

 

 

Ch. Halle
La Vallee du Grand Morin, 1924

 

 

 

 .

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Lundi 12 juin 2006 1 12 /06 /Juin /2006 08:48
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Texte libre

Ce n'est pas un métier commode que celui de raconter des histoires, surtout quant on a pris pour règle de demeurer dans la ligne droite et dans la vérité. Médéric Charot - Roman Paysan 



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